Éric Denécé : "Il ne faut pas éluder les responsabilités du régime de Zelensky"
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28 mars 2022
Bernard Friedrich
Ce que je vois, lis ou entends ces derniers jours me conforte dans l'idée qu'il n'était peut-être pas si judicieux de se précipiter pour aller chercher des réfugiés (déjà sauvés en fait) pour se retrouver aujourd'hui avec sur les bras des milliers de malheureux dont on ne sait s'occuper ! Réfléchir avant d'agir ! Dommage que l'État ait attendu si longtemps avant de mesurer l'immensité du défi ! Je reste d'avis qu'il faut tout faire pour maintenir des "communautés" qui pourraient d'ailleurs servir de famille d'accueil aux innombrables gosses isolés : ce qui suppose que nous ayons la "générosité" de sacrifier quelques-unes de nos structures destinées au tourisme de masse pour offrir à ce peuple dans la misère un cadre de vie digne en attendant qu'il puisse retrouver son sol dès que les circonstances le permettront. L'hébergement "individuel" devrait rester une exception.
Générosité et réalisme !
Ils sont sublimes tous ces actes généreux qui chaque jour de plus en plus nombreux viennent porter secours aux milliers (millions en fait) d'Ukrainiens fuyant leur pays. Et pourtant certains peuvent poser question.
La récupération, l'acheminement, l'accueil puis la répartition et le suivi des réfugiés, ne peuvent être laissés à l'initiative « privée » aussi noble cette dernière puisse-t-elle être ; sauf cas exceptionnel lorsqu'il s'agit de recueillir des membres de sa famille ou de proches. Il s'agit d'une responsabilité et compétence exclusives de l'État !
En effet, seul l'État peut décider de qui entre et séjourne sur son territoire ; seul l'État et ses représentants disposent des moyens pour réquisitionner si nécessaire personnes et biens, fixer les règles, fournir les moyens indispensables aux fonctions de la vie courante telle que sécurité ou soutien médical etc. Aucun citoyen, aucune association ne dispose de ces pouvoirs ! Mais la solidarité, la générosité, l'adhésion de tous est indispensable.
Dans l'immédiat, ces « réfugiés » vivent dans des conditions plus ou moins confortables, peut-être loin des membres de leur famille. Mais au moins la peur et la misère ont baissé d'un cran ! Demeure l'inquiétude de lendemains incertains dans des lieux inconnus.
Notre territoire regorge de mobil-homes conçus pour une vie décente et implantés sur des terrains de camping pour la majorité proches des commodités ; endroits parfaits pour concilier vie familiale et respect des communautés qui pourront y recréer au mieux leur cadre de vie traditionnel. Lieux où en outre il est facile d'organiser les relais administratifs et de soutien indispensables. Et bien d'autres structures prêtes à l'emploi à moindre coût existent ! Notre solidarité s'y concrétisera par les gestes de soutien que chacun de nous y apportera au quotidien.
Drieu Godefridi
L’Homme vaut tellement mieux que la géhenne sordide des écologistes
Entretien à la revue Naves en Llamas (Espagne), mars 2022 (rédigé le 19 janvier 2022)

Naves en Llamas : Selon vous, les différents gouvernements occidentaux utilisent-ils la pandémie de Covid pour altérer, limiter ou suspendre la démocratie et les libertés individuelles ? Quel serait le but de ce processus ? Les institutions européennes, accélèrent-elles ce processus liberticide ?
Godefridi. Il est temps de retrouver le sens des réalités. L’Occident subit en effet un assaut terrible, massif contre la liberté, à visage découvert, comme nous n’en avions pas connu depuis l’Allemagne des années trente et l’Italie des années vingt. Partout, à tout moment, dans chacune de ses activités, quels que soient ses faits et gestes, l’Homme occidental — au sens générique, les femmes ne sont pas moins concernées — est borné, encadré, canalisé, limité, cantonné, contrôlé, bridé et comme dénaturé. Sa mobilité est entravée, quand elle n’est pas réduite à néant.
Les libertés constitutionnelles sont bafouées par de simples règlements, des arrêtés, comme si l’arbitraire allait désormais de soi, le plus souvent dans la plus parfaite impunité judiciaire et médiatique. La contestation de ce qui n’est pourtant qu’une idéologie, de nature purement politique, est méprisée, battue en brèche, quand elle n’est pas criminalisée en droit. Oui, vous avez raison, l’Homme occidental voit aujourd’hui se lever le plus formidable tsunami liberticide qui ait jamais barré son horizon depuis les infectes orgies barbares du régime national-socialiste. Nos frères d’Europe centrale et de l’Est sont d’autant plus sensibles à ce nouveau totalitarisme qu’ils gémissaient encore sous la semelle trouée des communistes il y a quarante ans. Tout cela est avéré. Vous avez raison.
Ce tsunami liberticide, cette vague de fond est constamment aggravée par l’Union européenne — là encore, vous avez raison. Tandis que la noble réalisation du marché commun se juchait sur quatre libertés — des personnes, des marchandises, des capitaux, des services — il ne se passe plus un jour sans que la Commission ou le Parlement européens n’initie ou n’adopte un nouveau diktat ouvertement liberticide — et doublement : castrateur de la liberté des pays, comme de la liberté des personnes. Douce illusion que le ‘principe de subsidiarité’, aussi engageant en mots qu’impuissant face à la moraine impérialiste du ‘droit européen’.
C’est une scène désormais ordinaire de la vie de l’Europe que ces Commissaires qui annoncent de nouvelles restrictions, d’autres empiètements sur les libertés de dire, de faire ou de penser, ces libertés chéries pour lesquelles périrent des Tommies acculés sur les plages à Dunkerque, des as de vingt ans, torches tragiques et sublimes dans le ciel anglais, des Belges, des Français, des ‘Hillbillies’ de l’Oklahoma et du Kentucky. Sang et trame de notre civilisation, la liberté. N’était la liberté, disait Immanuel Kant, le concept de morale serait aussi vide qu’une coquille. Dans les discours funèbres et péremptoires du sinistre commissaire européen Frans Timmermans, la liberté n’est plus qu’un embarras, une variable d’ajustement, un sursis, relique d’une époque révolue.
“Tandis que les naïfs se hérissent des détails et péripéties inhérents à la gestion des affaires humaines, d’implacables idéologues écologistes de tous les partis avancent leurs pions, échafaudent leurs schèmes et soumettent les textes d’un ordre nouveau à tous les niveaux de pouvoir.”
La menace mortelle dont il s’agit, cet hydre insatiable porte un nom : écologisme. Tandis que les naïfs se hérissent des détails et péripéties inhérents à la gestion des affaires humaines, d’implacables idéologues écologistes de tous les partis avancent leurs pions, échafaudent leurs schèmes et soumettent les textes d’un ordre nouveau à tous les niveaux de pouvoir. Un spectre plane sur l’Europe, en vérité ! Ce spectre est celui de l’écologisme. Ne nous trompons pas d’adversaire. Quand des intellectuels écologistes réclament ouvertement la dictature — la dictature ! — il est sot de pleurnicher parce qu’on nous tend un masque en papier.
Le COVID — en toute rigueur le SARS-CoV-2 — est un virus né à Wuhan, Chine. Il s’est vraisemblablement échappé d’un laboratoire après qu’on lui eut fait subir des manipulations pour en aggraver la contagiosité humaine. Mission couronnée d’un succès merveilleux, planétaire et qui ne se dément pas depuis deux ans. Lorsque ce virus se fut répandu sur le monde, suite aux mensonges et dénégations du régime chinois — second crime du régime communiste — il fallut prendre des mesures.
Je rappelle brièvement la réalité d’une pandémie. Dans les phases de contagion exponentielle, si rien n’est fait, les systèmes de santé sont bientôt submergés. Cela, quels que soient la nature du système de santé considéré — parfaitement libérale, totalement soviétisée, ou intermédiaire (cas de la Grande-Bretagne) — et le nombre de lits disponibles. C’est le principe de la contagion exponentielle inhérent à la définition d’une pandémie. Dans ce contexte, des mesures doivent être prises — et l’ont été par 200 pays dans le monde. Ce n’est pas un choix, c’est une nécessité. Un système de santé paralysé implique à très court terme la paralysie de la société. Quand les hôpitaux sont saturés, les gens meurent; les cancéreux meurent; les fractures ouvertes meurent; les occlusions intestinales meurent, les problèmes cardiaques entraînent la mort, les AVC meurent, les femmes enceintes avec complications meurent.
Les mesures prises en pandémie sont de trois ordres : distanciation, vaccins, ‘lockdown’ (confinement, en français). Par la vertu du formidablement visionnaire et prescient programme américain ‘Warp Speed’, des vaccins anti-COVID furent développés en neuf mois — le précédent record était 5 ans (Ebola). Fabuleuse prouesse, dont les acteurs scientifiques méritent d’être salués. Ces vaccins se sont avérés décevants en terme de réduction de la contagion; décevants dans la durée. Mais formidablement efficaces quand il s’est agi de réduire la probabilité d’être hospitalisé, a fortiori mis sous respirateur. Brisant la chaîne causale infection/hospitalisation/USI-ICU/respirateur, ces vaccins, tout imparfaits qu’ils sont, ont sauvé le monde. La seule alternative eut été l’enfermement collectif pendant deux ans — pratique toujours en cours en Chine, dont les premiers vaccins se sont avérés autant d’échecs.
Le virus de Wuhan est une réalité. Omicron annonce possiblement l’entrée du COVID dans sa phase endémique, c’est-à-dire concrètement le règlement du problème sauf mauvaise surprise en automne. Des mesures devaient être prises. Elles l’ont souvent été dans des conditions de légalité douteuses, souvent exécrables, sans que toutefois jamais la démocratie — je réponds à votre question — n’ait été ‘suspendue’ — encore heureux ! — dans aucun pays occidental. Il faudra exiger la levée intégrale, immédiate et inconditionnelle de ces mesures dès que la pandémie sera entrée — comme celles qui l’ont précédée — dans sa phase endémique.
“La sortie de la pandémie permettra aux ‘freedom fighters’ de se concentrer sur le Baal hideux qui prétend sauver ‘Gaïa’, en lui sacrifiant ses enfants. L’Homme vaut tellement mieux que la géhenne sordide des écologistes.”
L’histoire montre que lorsque l’État met en place des programmes, pour excellents qu’en soient les motifs immédiats — comme ce fut le cas pendant la Deuxième guerre mondiale — il est extrêmement malaisé d’en obtenir l’abolition si l’on n’agit pas sans délai. C’est ce que devraient exiger ceux qui descendent dans la rue, au lieu de pester sottement contre ‘les vaccins’ et les distanciations qui leur ont sauvé la mise.
La sortie de la pandémie permettra aux freedom fighters de se concentrer sur le Baal hideux qui prétend sauver ‘Gaïa’, en lui sacrifiant ses enfants. L’Homme vaut tellement mieux que la géhenne sordide des écologistes.
L’Homme vaut tellement mieux que la géhenne sordide des écologistes
Entretien à la revue Naves en Llamas (Espagne), mars 2022 (rédigé le 19 janvier 2022)

‘Se concentrer sur le Baal hideux qui prétend sauver ‘Gaïa’, en lui sacrifiant ses enfants’
Naves en Llamas : Selon vous, les différents gouvernements occidentaux utilisent-ils la pandémie de Covid pour altérer, limiter ou suspendre la démocratie et les libertés individuelles ? Quel serait le but de ce processus ? Les institutions européennes, accélèrent-elles ce processus liberticide ?
Godefridi. Il est temps de retrouver le sens des réalités. L’Occident subit en effet un assaut terrible, massif contre la liberté, à visage découvert, comme nous n’en avions pas connu depuis l’Allemagne des années trente et l’Italie des années vingt. Partout, à tout moment, dans chacune de ses activités, quels que soient ses faits et gestes, l’Homme occidental — au sens générique, les femmes ne sont pas moins concernées — est borné, encadré, canalisé, limité, cantonné, contrôlé, bridé et comme dénaturé. Sa mobilité est entravée, quand elle n’est pas réduite à néant.
Les libertés constitutionnelles sont bafouées par de simples règlements, des arrêtés, comme si l’arbitraire allait désormais de soi, le plus souvent dans la plus parfaite impunité judiciaire et médiatique. La contestation de ce qui n’est pourtant qu’une idéologie, de nature purement politique, est méprisée, battue en brèche, quand elle n’est pas criminalisée en droit. Oui, vous avez raison, l’Homme occidental voit aujourd’hui se lever le plus formidable tsunami liberticide qui ait jamais barré son horizon depuis les infectes orgies barbares du régime national-socialiste. Nos frères d’Europe centrale et de l’Est sont d’autant plus sensibles à ce nouveau totalitarisme qu’ils gémissaient encore sous la semelle trouée des communistes il y a quarante ans. Tout cela est avéré. Vous avez raison.
Ce tsunami liberticide, cette vague de fond est constamment aggravée par l’Union européenne — là encore, vous avez raison. Tandis que la noble réalisation du marché commun se juchait sur quatre libertés — des personnes, des marchandises, des capitaux, des services — il ne se passe plus un jour sans que la Commission ou le Parlement européens n’initie ou n’adopte un nouveau diktat ouvertement liberticide — et doublement : castrateur de la liberté des pays, comme de la liberté des personnes. Douce illusion que le ‘principe de subsidiarité’, aussi engageant en mots qu’impuissant face à la moraine impérialiste du ‘droit européen’.
C’est une scène désormais ordinaire de la vie de l’Europe que ces Commissaires qui annoncent de nouvelles restrictions, d’autres empiètements sur les libertés de dire, de faire ou de penser, ces libertés chéries pour lesquelles périrent des Tommies acculés sur les plages à Dunkerque, des as de vingt ans, torches tragiques et sublimes dans le ciel anglais, des Belges, des Français, des ‘Hillbillies’ de l’Oklahoma et du Kentucky. Sang et trame de notre civilisation, la liberté. N’était la liberté, disait Immanuel Kant, le concept de morale serait aussi vide qu’une coquille. Dans les discours funèbres et péremptoires du sinistre commissaire européen Frans Timmermans, la liberté n’est plus qu’un embarras, une variable d’ajustement, un sursis, relique d’une époque révolue.
“Tandis que les naïfs se hérissent des détails et péripéties inhérents à la gestion des affaires humaines, d’implacables idéologues écologistes de tous les partis avancent leurs pions, échafaudent leurs schèmes et soumettent les textes d’un ordre nouveau à tous les niveaux de pouvoir.”
La menace mortelle dont il s’agit, cet hydre insatiable porte un nom : écologisme. Tandis que les naïfs se hérissent des détails et péripéties inhérents à la gestion des affaires humaines, d’implacables idéologues écologistes de tous les partis avancent leurs pions, échafaudent leurs schèmes et soumettent les textes d’un ordre nouveau à tous les niveaux de pouvoir. Un spectre plane sur l’Europe, en vérité ! Ce spectre est celui de l’écologisme. Ne nous trompons pas d’adversaire. Quand des intellectuels écologistes réclament ouvertement la dictature — la dictature ! — il est sot de pleurnicher parce qu’on nous tend un masque en papier.
Le COVID — en toute rigueur le SARS-CoV-2 — est un virus né à Wuhan, Chine. Il s’est vraisemblablement échappé d’un laboratoire après qu’on lui eut fait subir des manipulations pour en aggraver la contagiosité humaine. Mission couronnée d’un succès merveilleux, planétaire et qui ne se dément pas depuis deux ans. Lorsque ce virus se fut répandu sur le monde, suite aux mensonges et dénégations du régime chinois — second crime du régime communiste — il fallut prendre des mesures.
Je rappelle brièvement la réalité d’une pandémie. Dans les phases de contagion exponentielle, si rien n’est fait, les systèmes de santé sont bientôt submergés. Cela, quels que soient la nature du système de santé considéré — parfaitement libérale, totalement soviétisée, ou intermédiaire (cas de la Grande-Bretagne) — et le nombre de lits disponibles. C’est le principe de la contagion exponentielle inhérent à la définition d’une pandémie. Dans ce contexte, des mesures doivent être prises — et l’ont été par 200 pays dans le monde. Ce n’est pas un choix, c’est une nécessité. Un système de santé paralysé implique à très court terme la paralysie de la société. Quand les hôpitaux sont saturés, les gens meurent; les cancéreux meurent; les fractures ouvertes meurent; les occlusions intestinales meurent, les problèmes cardiaques entraînent la mort, les AVC meurent, les femmes enceintes avec complications meurent.
Les mesures prises en pandémie sont de trois ordres : distanciation, vaccins, ‘lockdown’ (confinement, en français). Par la vertu du formidablement visionnaire et prescient programme américain ‘Warp Speed’, des vaccins anti-COVID furent développés en neuf mois — le précédent record était 5 ans (Ebola). Fabuleuse prouesse, dont les acteurs scientifiques méritent d’être salués. Ces vaccins se sont avérés décevants en terme de réduction de la contagion; décevants dans la durée. Mais formidablement efficaces quand il s’est agi de réduire la probabilité d’être hospitalisé, a fortiori mis sous respirateur. Brisant la chaîne causale infection/hospitalisation/USI-ICU/respirateur, ces vaccins, tout imparfaits qu’ils sont, ont sauvé le monde. La seule alternative eut été l’enfermement collectif pendant deux ans — pratique toujours en cours en Chine, dont les premiers vaccins se sont avérés autant d’échecs.
Le virus de Wuhan est une réalité. Omicron annonce possiblement l’entrée du COVID dans sa phase endémique, c’est-à-dire concrètement le règlement du problème sauf mauvaise surprise en automne. Des mesures devaient être prises. Elles l’ont souvent été dans des conditions de légalité douteuses, souvent exécrables, sans que toutefois jamais la démocratie — je réponds à votre question — n’ait été ‘suspendue’ — encore heureux ! — dans aucun pays occidental. Il faudra exiger la levée intégrale, immédiate et inconditionnelle de ces mesures dès que la pandémie sera entrée — comme celles qui l’ont précédée — dans sa phase endémique.
“La sortie de la pandémie permettra aux ‘freedom fighters’ de se concentrer sur le Baal hideux qui prétend sauver ‘Gaïa’, en lui sacrifiant ses enfants. L’Homme vaut tellement mieux que la géhenne sordide des écologistes.”
L’histoire montre que lorsque l’État met en place des programmes, pour excellents qu’en soient les motifs immédiats — comme ce fut le cas pendant la Deuxième guerre mondiale — il est extrêmement malaisé d’en obtenir l’abolition si l’on n’agit pas sans délai. C’est ce que devraient exiger ceux qui descendent dans la rue, au lieu de pester sottement contre ‘les vaccins’ et les distanciations qui leur ont sauvé la mise.
La sortie de la pandémie permettra aux freedom fighters de se concentrer sur le Baal hideux qui prétend sauver ‘Gaïa’, en lui sacrifiant ses enfants. L’Homme vaut tellement mieux que la géhenne sordide des écologistes.
27 mars 2022
Festival LES MUSICALES de Colmar
Église Saint-Michel - Horbourg-Wihr
⬦ Mozart : Duo n°1 en sol majeur K.423
Emmanuel Coppey, violon – Ariana Smith, alto
⬦ Haydn : Trio de Londres n°1 en do majeur Hob.IV:1
⬦ Haydn : Trio de Londres n°1 en do majeur Hob.IV:1
Samuel Bricault, flûte – Joë Christophe, clarinette – Charles Comerford, basson
⬦ Mozart : Quatuor pour hautbois en fa majeur K.370
⬦ Mozart : Quatuor pour hautbois en fa majeur K.370
Sidonie Millot, hautbois – Anna Egholm, violon – Paul Zientara, alto – Arthur Heuel, violoncelle
☐ Samedi 9 avril - 20h30
Théâtre municipal - Colmar
⬦ Tchaïkovski : Sextuor à cordes en ré mineur "Souvenir de Florence" op.70
☐ Samedi 9 avril - 20h30
Théâtre municipal - Colmar
⬦ Tchaïkovski : Sextuor à cordes en ré mineur "Souvenir de Florence" op.70
Emmanuel Coppey, violon – Anna Egholm, violon – Paul Zientara, alto – Arianna Smith, alto – Marc Coppey, violoncelle – Arthur Heuel, violoncelle
⬦ Prokofiev : Ouverture sur les thèmes juifs en ut mineur op.34
⬦ Prokofiev : Ouverture sur les thèmes juifs en ut mineur op.34
Nour Ayadi, piano – Anna Egholm, violon – Emmanuel Coppey, violon – Ariane Smith, alto – Arthur Heuel, violoncelle – Joë Christophe, clarinette
⬦ Prokofiev : Pierre et le Loup - Conte Musical avec récitant
⬦ Prokofiev : Pierre et le Loup - Conte Musical avec récitant
Emmanuel Coppey, violon – Anna Egholm, violon – Paul Zientara, alto – Arthur Heuel, violoncelle – Laurène Durantel, contrebasse – Samuel Bricault, flûte – Sidonie Millot, hautbois – Joë Christophe, clarinette – Romain Albert, cor – Charles Comerford, basson – Nour Ayadi, piano – Lina El Arabi, récitante
☐ Dimanche 10 avril - 11h
Confrérie Saint-Etienne - Kaysersberg Vignoble
⬦ Mozart : Quintette pour piano et vents en mi bémol majeur K.452
☐ Dimanche 10 avril - 11h
Confrérie Saint-Etienne - Kaysersberg Vignoble
⬦ Mozart : Quintette pour piano et vents en mi bémol majeur K.452
Nour Ayadi, piano – Sidonie Millot, hautbois – Joë Christophe, clarinette – Romain Albert, cor – Charles Comerford, basson
⬦ Stravinski : Suite de l'Histoire du Soldat
⬦ Stravinski : Suite de l'Histoire du Soldat
Nour Ayadi, piano – Anna Egholm, violon – Joë Christophe, clarinette
⬦ Robert Schumann : Quatuor pour piano et cordes en mi bémol majeur op.47
⬦ Robert Schumann : Quatuor pour piano et cordes en mi bémol majeur op.47
Nour Ayadi, piano – Emmanuel Coppey, violon – Paul Zientara, alto – Marc Coppey, violoncelle
☐ Jeudi 14 avril - 20h30
Église Saint-Matthieu - Colmar
⬦ Dvorak : Concerto pour violoncelle en si mineur op.104
⬦ Dvorak : Symphonie n°9 "Du Nouveau Monde" en mi mineur op.95
☐ Vendredi 15 avril - 20h30
☐ Jeudi 14 avril - 20h30
Église Saint-Matthieu - Colmar
⬦ Dvorak : Concerto pour violoncelle en si mineur op.104
⬦ Dvorak : Symphonie n°9 "Du Nouveau Monde" en mi mineur op.95
Prague Philharmonia (PKF) – Marc Coppey, violoncelle – Emmanuel Villaume, direction
Musée Unterlinden - Colmar
⬦ Haydn : Les 7 dernières paroles du Christ en croix op.51 Hob.III:50-56
Quatuor Goldmund : Florian Schötz, violon – Pinchas Adt, violon – Christoph Vandory, alto – Raphael Paratore, violoncelle
Quatuor Goldmund : Florian Schötz, violon – Pinchas Adt, violon – Christoph Vandory, alto – Raphael Paratore, violoncelle
☐ Samedi 16 avril - 20h30
Église Saint-Matthieu - Colmar
⬦ Prokofiev : Symphonie n°1 en ré majeur "Symphonie classique" op.25
⬦ Ravel : Concerto pour piano et orchestre en sol majeur
⬦ Beethoven : Symphonie n°7 en la majeur op.92
⬦ Ravel : Concerto pour piano et orchestre en sol majeur
⬦ Beethoven : Symphonie n°7 en la majeur op.92
Orchestre Philharmonique de Strasbourg (OPS) – Bertrand Chamayou, piano – Aziz Shokhakimov, direction
Réservation ⇒ www.les-musicales.com
Arrestation de l'avocate Virginie de Araujo-Recchia - Interview de Jean-Dominique Michel
Jean-Dominique Michel, anthropologue de la santé, revient sur l'arrestation de Me Araujo-Recchia et ses combats.
Virginie de Araujo-Recchia est avocate au bureau de Paris et n'a pas sa langue dans sa poche. Elle a dénoncé l'inutilité et la nocivité du masque, muselière qu'une majorité de gens a accepté de porter ; mais aussi les effets dramatiques du confinement : « Les conséquences découlant de ce confinement sont désastreuses pour la santé, la vie des citoyens et l'économie du pays, en violant par la même les droits du peuple. » Elle a rendu public en 2020 un rapport intitulé « Dictature 2020 », accusant le pouvoir de « terrorisme ».
⇒ https://www.facebook.com/kairospresse/videos/3188646908045655
Jean-Dominique Michel, anthropologue de la santé, revient sur l'arrestation de Me Araujo-Recchia et ses combats.
Virginie de Araujo-Recchia est avocate au bureau de Paris et n'a pas sa langue dans sa poche. Elle a dénoncé l'inutilité et la nocivité du masque, muselière qu'une majorité de gens a accepté de porter ; mais aussi les effets dramatiques du confinement : « Les conséquences découlant de ce confinement sont désastreuses pour la santé, la vie des citoyens et l'économie du pays, en violant par la même les droits du peuple. » Elle a rendu public en 2020 un rapport intitulé « Dictature 2020 », accusant le pouvoir de « terrorisme ».
Galerie Murmure
Roger Decaux – Creuser l'abîme
Les grandes œuvres laissent des traces, et non des passages cloutés. Roger Decaux, disparu en 1995, est un immense peintre.
La fluidité la plus majestueuse, la plus belle et la plus dure est son territoire, créant beauté plus vraie que le beau. Il donne à voir, dans un paysage d'irrespirable absence, des scènes ultimes où s'affrontent les forces sinistres et les forces vitales de l'univers. Éternel combat de l'être et du chaos, où planent la monstrueuse énigme de la mort et l'impossible accident qui la fait surgir.

Roger Decaux peint tous les possibles du corps innombrable de la vie, et ses formes trouent le vide, fécondées de hasard et nourries de forces quasi telluriques. Et tout est ébranlé.
Chaque être – homme ou chien, femme ou oiseau – est à la fois totalité et fragment, et chaque fragment est un être virtuel. Le dedans du corps est cri sans limite. La main de Decaux est une main-signe qui laisse errer les ressacs d'Eros dans les ombres mortelles. Il porte très haut le combat de l'art.

Marc Decaux, son fils, poursuit l'aventure, ouvrant ici et là de visibles portes où voir l'œuvre unique de son père. Une émotion élémentaire, pré-esthétique, et grandiose étreint le spectateur, outrepasse les ordinaires références, et l'arrache à ses habitudes visuelles. Decaux, comme Rainer ou Rustin, dérange l'ordre établi du regard et oblige à voir l'insoutenable. Par son œuvre s'accomplit le meurtre des regards complaisants. Le trait n'enferme pas la couleur, l'objet ne retient pas la ligne, et l'absolue mobilité de la main, indépendante et convulsive, comme une lumière affolée, dépasse toute forme.

À force de maîtrise, Roger Decaux fait place au hasard, laissant liberté aux pigments, au plomb, à l'encre, au support même. Son art corrode l'art et le restitue à l'hétérogénéité créatrice, aux virtualités qui fulgurent. Peinture lourde de chair intime, emplie de vive mémoire. D'elle surgit la plus effarante vitalité, capable seule des plus hautes luttes, pour défendre la vie âpre et nue, contre l'indifférence broyeuse.
Roger Decaux, qui fut mon ami, peint pour ceux qui taisent ce qui crie. Magicien des cimes, il ausculte les blessures du temps.
Roger Decaux – Creuser l'abîme
Les grandes œuvres laissent des traces, et non des passages cloutés. Roger Decaux, disparu en 1995, est un immense peintre.
La fluidité la plus majestueuse, la plus belle et la plus dure est son territoire, créant beauté plus vraie que le beau. Il donne à voir, dans un paysage d'irrespirable absence, des scènes ultimes où s'affrontent les forces sinistres et les forces vitales de l'univers. Éternel combat de l'être et du chaos, où planent la monstrueuse énigme de la mort et l'impossible accident qui la fait surgir.
Roger Decaux peint tous les possibles du corps innombrable de la vie, et ses formes trouent le vide, fécondées de hasard et nourries de forces quasi telluriques. Et tout est ébranlé.
Chaque être – homme ou chien, femme ou oiseau – est à la fois totalité et fragment, et chaque fragment est un être virtuel. Le dedans du corps est cri sans limite. La main de Decaux est une main-signe qui laisse errer les ressacs d'Eros dans les ombres mortelles. Il porte très haut le combat de l'art.
Marc Decaux, son fils, poursuit l'aventure, ouvrant ici et là de visibles portes où voir l'œuvre unique de son père. Une émotion élémentaire, pré-esthétique, et grandiose étreint le spectateur, outrepasse les ordinaires références, et l'arrache à ses habitudes visuelles. Decaux, comme Rainer ou Rustin, dérange l'ordre établi du regard et oblige à voir l'insoutenable. Par son œuvre s'accomplit le meurtre des regards complaisants. Le trait n'enferme pas la couleur, l'objet ne retient pas la ligne, et l'absolue mobilité de la main, indépendante et convulsive, comme une lumière affolée, dépasse toute forme.
À force de maîtrise, Roger Decaux fait place au hasard, laissant liberté aux pigments, au plomb, à l'encre, au support même. Son art corrode l'art et le restitue à l'hétérogénéité créatrice, aux virtualités qui fulgurent. Peinture lourde de chair intime, emplie de vive mémoire. D'elle surgit la plus effarante vitalité, capable seule des plus hautes luttes, pour défendre la vie âpre et nue, contre l'indifférence broyeuse.
Roger Decaux, qui fut mon ami, peint pour ceux qui taisent ce qui crie. Magicien des cimes, il ausculte les blessures du temps.
Christian Noorbergen, le 23 mars 2022
26 mars 2022
Paroisse Protestante de Colmar
La Passion selon Saint-Jean de JS Bach sera jouée en l’église protestante St Matthieu de Colmar
Cette œuvre phare du répertoire de musique sacrée avait déjà suscité l’enthousiasme du compositeur Robert Schumann : « Audacieuse, puissante et poétique, proprement géniale ! ». Hier comme aujourd’hui, sa beauté et sa densité nourrissent l’âme, l’esprit et le cœur.
Le prodigieux chœur d’entrée, le réalisme des dialogues ainsi que les répliques en chœur de la foule hystérique saisissent l’auditeur. Les somptueux chorals et les arias offrent des moments de méditation musicale et spirituelle.
Avec Jonas C. Bruder, Evangéliste - Laurent Koehler, Jésus - Clemens Morgenthaler, Pierre et Pilate - Céline Mellon, soprano - Julien Freymuth, contre-ténor - Jean-Noël Teyssier, ténor - Ensemble vocal Bach 2022 - Ensemble Traverso - Orchestre baroque - Daniel Leininger, direction.
L’interprétation proposée par Daniel Leininger, organiste et chef de chœur, est le fruit d’un long travail sur l’œuvre vocale de JS Bach, en particulier sur ses cantates, régulièrement jouées dans le cadre du Cycle Bach qu’il a initié en 2010. La richesse du discours musical, fondé sur le rapport du texte et de la musique, constitue l’épine dorsale du projet.
Information et billetterie : www.passion-bach.fr
En chemin vers la Passion selon Saint-Jean de JS Bach
Mardi 15 mars à 20h à Colmar, Centre Théodore Monod 11 rue Gutenberg
Avec Claude Mourlam, responsable du service de l’animation biblique de l’UEPAL et Daniel Leininger, directeur artistique.
Soirée de présentation (gratuite) pour découvrir les multiples facettes de cette œuvre extraordinaire : théologie, spiritualité, histoire de l’art, musique…
Contact :
service musique
Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine
+333 88 25 90 37 / musique@uepal.fr
La Passion selon Saint-Jean de JS Bach sera jouée en l’église protestante St Matthieu de Colmar
dimanche 3 avril 2022 à 17h
Cette œuvre phare du répertoire de musique sacrée avait déjà suscité l’enthousiasme du compositeur Robert Schumann : « Audacieuse, puissante et poétique, proprement géniale ! ». Hier comme aujourd’hui, sa beauté et sa densité nourrissent l’âme, l’esprit et le cœur.
Le prodigieux chœur d’entrée, le réalisme des dialogues ainsi que les répliques en chœur de la foule hystérique saisissent l’auditeur. Les somptueux chorals et les arias offrent des moments de méditation musicale et spirituelle.
Avec Jonas C. Bruder, Evangéliste - Laurent Koehler, Jésus - Clemens Morgenthaler, Pierre et Pilate - Céline Mellon, soprano - Julien Freymuth, contre-ténor - Jean-Noël Teyssier, ténor - Ensemble vocal Bach 2022 - Ensemble Traverso - Orchestre baroque - Daniel Leininger, direction.
L’interprétation proposée par Daniel Leininger, organiste et chef de chœur, est le fruit d’un long travail sur l’œuvre vocale de JS Bach, en particulier sur ses cantates, régulièrement jouées dans le cadre du Cycle Bach qu’il a initié en 2010. La richesse du discours musical, fondé sur le rapport du texte et de la musique, constitue l’épine dorsale du projet.
Information et billetterie : www.passion-bach.fr
En chemin vers la Passion selon Saint-Jean de JS Bach
Mardi 15 mars à 20h à Colmar, Centre Théodore Monod 11 rue Gutenberg
Avec Claude Mourlam, responsable du service de l’animation biblique de l’UEPAL et Daniel Leininger, directeur artistique.
Soirée de présentation (gratuite) pour découvrir les multiples facettes de cette œuvre extraordinaire : théologie, spiritualité, histoire de l’art, musique…
Contact :
service musique
Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine
+333 88 25 90 37 / musique@uepal.fr
ANTI PASS COLMAR
Discours de Pierre DISCHINGER, maire de Munster
Mes chers amis, chère famille,
Si je dis famille, c'est que je suis sur la même longueur d'onde que vous : nous agissons pour défendre nos libertés fondamentales et pour les futures générations. Je nous trouve généreux de continuer à battre le pavé samedi après samedi. Je saisis l'occasion pour remercier Julie et son équipe de leur investissement et de leur pugnacité.
Si je participe à ces manifestations, c'est qu'il est important pour moi de ne pas être seul à penser que le monde est devenu fou, et notre société malade.
Restons des lumières d'espoir. Restons fidèles à nous-mêmes et à nos valeurs.
Restons aussi libres de notre parole et d'être ce que nous sommes.
Et laissons à ceux qui le veulent, d'être dirigés et manipulés par la peur et la division :
nous refusons ce chemin !
Dans 15 jours, nous devons élire un président.
Aucun candidat ne répond totalement à mes attentes. De plus, comment me faire une opinion avec la seule information orientée du pouvoir en place ?
Comme beaucoup d'entre nous, je suis incapable de dire pour qui ou pour quel programme voter.
Car pour moi, ce n'est pas le candidat qui importe, mais la société qu'il incarne ou propose.
Je pense que les changements ne viendront plus de la politique et des politiciens corrompus ; mais des choix de vie et comportements individuels.
Merci à nous tous de résister et de nous mobiliser afin de montrer à nos élus, ainsi qu'à la scène internationale que nous voulons rester un pays démocratique.
Le pays où les libertés et les droits de l'homme sont respectés.
Je dis NON à la dictature, NON au contrôle, NON au pass sanitaire !
Discours de Pierre DISCHINGER, maire de Munster
Mes chers amis, chère famille,
Si je dis famille, c'est que je suis sur la même longueur d'onde que vous : nous agissons pour défendre nos libertés fondamentales et pour les futures générations. Je nous trouve généreux de continuer à battre le pavé samedi après samedi. Je saisis l'occasion pour remercier Julie et son équipe de leur investissement et de leur pugnacité.
Si je participe à ces manifestations, c'est qu'il est important pour moi de ne pas être seul à penser que le monde est devenu fou, et notre société malade.
Restons des lumières d'espoir. Restons fidèles à nous-mêmes et à nos valeurs.
Restons aussi libres de notre parole et d'être ce que nous sommes.
Et laissons à ceux qui le veulent, d'être dirigés et manipulés par la peur et la division :
nous refusons ce chemin !
Dans 15 jours, nous devons élire un président.
Aucun candidat ne répond totalement à mes attentes. De plus, comment me faire une opinion avec la seule information orientée du pouvoir en place ?
Comme beaucoup d'entre nous, je suis incapable de dire pour qui ou pour quel programme voter.
Car pour moi, ce n'est pas le candidat qui importe, mais la société qu'il incarne ou propose.
Je pense que les changements ne viendront plus de la politique et des politiciens corrompus ; mais des choix de vie et comportements individuels.
Merci à nous tous de résister et de nous mobiliser afin de montrer à nos élus, ainsi qu'à la scène internationale que nous voulons rester un pays démocratique.
Le pays où les libertés et les droits de l'homme sont respectés.
Je dis NON à la dictature, NON au contrôle, NON au pass sanitaire !
Kelly Scott
Un peu d’espoir dans cette ignoble chasse aux sorcières, quand on assiste, incrédules, à ce qui se passe, on se dit que ce n’est pas étonnant que pendant les guerres, tant de gens collaborent ou ont besoin de boucs émissaires (on l’a vu récemment pendant la crise sanitaire). Les mêmes qui font la leçon aux autres, des nantis, des notables, des proches du pouvoir, certains médecins, suivez mon regard vers le « Conseil scientifique » (sous le nazisme, des médecins et scientifiques étaient complices directs ou indirectement, de nombreux livres en parlent, idem pour les laboratoires pharmaceutiques). Des journalistes et des patrons de chaînes aussi, on en connaît tous... Eh oui, triste, ou plutôt abject !
Toulouse : l'émouvante déclaration de l'Orchestre du Capitole en soutien à Tugan Sokhiev

⇒ https://www.ladepeche.fr/2022/03/25/toulouse-lemouvante-declaration-de-lorchestre-du-capitole-a-sokhiev-10194634.php

Tugan Sokhiev DDM - Xavier de Fenoyl
Hier soir vendredi , avant le concert donné à la Halle au Grains,les musiciens de l’Orchestre du Capitole, ont fait une déclaration en soutien chaleureux à leur directeur musical Tugan Sokhiev, qui ne l'est plus depuis le 6 mars...
Le 6 mars, suite à une demande de la Mairie de Toulouse d’exprimer sa position sur la guerre en Ukraine, Tugan Sokhiev « contraint de faire face à l’option impossible de choisir entre mes musiciens russes et français », ainsi qu’il l’a écrit lui-même , a choisi de démissionner de ses deux postes de Directeur musical de l’Orchestre national du Capitole et du Théâtre Bolchoï à Moscou.
Hier soir, vendredi 25 mars, lors du concert initialement prévu sous la direction de Sokhiev, et donc remplacé par le chef azerbaïdjanais Fuad Ibrahimov, les représentants des musiciens de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse ont fait la déclaration suivante, dont nous livrons des extraits.
« Mesdames, Messieurs, bonsoir.
Avant d’évoquer la situation particulière dans laquelle se déroule ce concert, nous souhaitons, au nom de l’ensemble de nos collègues témoigner de toute notre émotion devant la violence et les atrocités commises en Ukraine et tout notre soutien au peuple ukrainien (...)
Le concert de ce 25 mars aurait dû être dirigé par Tugan Sokhiev.
Tugan Sokhiev est russe. Son histoire, sa famille, sa culture sont intimement liés à ce pays. C’est cette identité et cet attachement à ses racines qui nous ont permis, qui vous ont permis pendant de longues années de nous enrichir de ce qu’il avait à nous transmettre.
Nous avons partagé avec lui tant de moments musicaux mais aussi tant de moments d’échanges humains personnels, que nous savons, sans l’ombre d’un doute qu’il ne peut en aucune manière être suspecté de la moindre complaisance vis-à-vis de cette folie guerrière. Nous n’avions pas besoin qu’il nous le dise mais c’est pourtant ce qu’il a cru devoir affirmer dans une déclaration qu’il a rendue publique. Et c’est probablement pour cela que ses concerts programmés les prochaines semaines à Salzbourg (...), Vienne, Münich ou Rome n’ont pas été annulés.
"La musique n'est pas l'ennemi"
Les musiciennes et les musiciens de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse sont profondément attristés par la démission de leur Directeur Musical, mais plus encore par cette injonction qui est faite aux artistes russes de devoir se justifier, eux qui sont, comme tous leurs compatriotes, les otages d’un régime totalitaire et d’une politique dont ils ne peuvent être comptables. (...) En 1916, alors que la première guerre mondiale dévastait l’Europe, Maurice Ravel avait publiquement refusé de participer à une campagne qui visait à réduire au silence les artistes et la musique allemande.
Parce qu’elle n’était pas l’ennemi.
C’est aujourd’hui à nous de nous élever solennellement contre une telle défaite de la pensée (...)
Parce qu’ils ont une portée universelle, la musique, la culture, les arts sont de puissants antidotes contre la haine entre les peuples et contre toutes les formes de totalitarisme.
"Contrairement à ce qui a été dit, nous avions des projets pour les mois et années futures avec le maestro Sokhiev"
(...) Nous sommes aussi venus dire publiquement que nous ne pouvons pas nous résoudre à voir se terminer de manière aussi brutale notre parcours musical avec Tugan Sokhiev. (...)
Contrairement à ce qui a été dit ici ou là, nous avions de nombreux projets communs pour les mois et les années futures avec le maestro Sokhiev, non plus en tant que Directeur Musical, mais comme chef invité ayant un lien privilégié avec notre orchestre.
Nous avons le sentiment que le livre de cette histoire commune a été malheureusement fermé prématurément.
Nous avons donc décidé d’exprimer publiquement et avec un peu de solennité, au nom des musiciennes et musiciens unanimes, mais aussi des membres des équipes techniques et administratives, notre volonté de pouvoir retrouver, dès que les circonstances le permettront, le plaisir du partage musical sous la direction de Tugan Sokhiev.
Nous tenons à lui adresser à cet instant nos salutations les plus amicales. »
⇒ https://www.ladepeche.fr/2022/03/25/toulouse-lemouvante-declaration-de-lorchestre-du-capitole-a-sokhiev-10194634.php
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