Traduction

15 mai 2026

Yves Hemedinger
15/5/2026

Il y’a urgence monsieur le Maire !
Je demande aux élus colmariens de se bouger pour sauver nos commerces.
Nous souhaitons une grande mobilisation en faveur du commerce en lien avec "Les Vitrines de Colmar" et l’ensemble des acteurs, cafetiers, restaurateurs, riverains etc.


Pernelle Richardot
14/5/2026

Commerces strasbourgeois : nous reprenons l’initiative !

Des vitrines vides. Des propriétaires et des foncières qui spéculent sur la vacance plutôt que de louer. Des loyers qui étranglent les indépendants. Des samedis qui ressemblent à des dimanches. 113 hectares de foncier économique perdus sur le mandat précédent. Des chiffres cachés. Et pour couronner le tout, un dialogue avec les professionnels jugé superflu.
Voilà le constat de l’attentisme politique.
L’attractivité de Strasbourg passe aussi par le dynamisme de son commerce, un commerce pluriel, capable de s’adapter et de créer une expérience positive de la ville, pour les Strasbourgeois comme pour ceux qui viennent nous rendre visite.
J’ai pris ma délégation avec une conviction simple : faire confiance aux acteurs, à celles et ceux qui se lèvent chaque matin avec l’amour de leur métier et de Strasbourg. Sauver le commerce indépendant, c’est sauver l’âme de cette ville. Quant aux enseignes en franchise, leur développement doit s’inscrire dans une logique cohérente et maîtrisée, au service du projet urbain.
Dès les premières semaines, j’ai demandé qu’on change de braquet, qu’on soit simples et clairs. Je suis allée écouter sur le terrain, commerçant après commerçant. Et ce travail d’écoute n’est pas terminé. J’ai fait déplacer des blocs de béton pour rendre les déambulations en ville plus agréables et plus fluides. J’ai agi et poussé pour débloquer des dossiers enlisés parfois depuis longtemps.
Une ville innovante et émancipatrice ne se contente pas de gérer l’existant : elle crée les conditions d’un commerce libre, vivant, ancré dans ses quartiers.
C’est dans cet esprit que j’ai demandé l’étude urgente de la mise en oeuvre d’une taxe sur la vacance commerciale, pour rééquilibrer le rapport de force entre indépendants et propriétaires. Un local commercial doit être occupé. Nous ne pouvons accepter que des comportements spéculatifs deviennent la norme. Nous devons aider bailleurs et commerçants à se rencontrer et à inscrire leurs projets dans la durée. Un travail fin, rue par rue, sur les vacances existantes est en cours. Dans le même temps, nous travaillons à un dispositif de support pour l’installation des commerces indépendants.
La Commission Café-Bar-Hôtellerie-Restauration sera réinstallée dès septembre, parce qu’on ne dissout pas les outils du dialogue.
Un COPIL spécial Commerce du centre-ville se tiendra fin juin pour construire ensemble une stratégie réellement efficace.
Et aux côtés de Nathalie Roos, nous travaillons en prise directe avec le monde économique via le Conseil métropolitain de l’économie, que Catherine Trautmann et Nathalie Roos lanceront officiellement le 9 juin, dans un esprit à la fois sérieux et offensif.
Je sais aussi que le commerce ne se redresse pas en silo.
Stationnement, terrasses, sécurité, propreté, culture, grands événements : tout concourt au même objectif : Rendre à Strasbourg son rang.
Je travaille avec l’ensemble de mes collègues, sans dogmatisme, sans posture, en mobilisant toutes les énergies.
Strasbourg mérite une ville qui inspire, qui attire, qui retient, une ville qui émancipe ses commerçants autant qu’elle innove pour ses habitants. Je suis déterminée à ce qu’elle le redevienne.
Eric Nieder

LE CRAYON INSPIRÉ au musée Unterlinden - séance du 15 mai 2026

« Observer c'est comprendre et dessiner ce que l'on comprend, c'est créer ! »
Eric Nieder








Igor Uibo
15/5/2026

"Vanitas vanitatum et omnia vanitas" ou un coup de brosse (à reluire) à soi-même. Reçu, des mains de l'Ambassadeur de France en Estonie, M. Emmanuel Mignot, la croix de chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres, pour m'être échiné à donf à mieux faire connaître la culture française en Estonie.

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane

Un naufrage cognitif : pourquoi la Gen Z est la première génération à voir son QI baisser

- 15/5/2026 - Pour la première fois depuis près de deux siècles, une génération entière affiche un déclin cognitif par rapport à celle qui l’a précédée. C’est le constat alarmant dressé par le neuroscientifique américain Dr Jared Cooney Horvath, qui a alerté le Sénat américain en janvier 2026. Selon lui, la Gen Z (née entre 1997 et 2010) est la première à obtenir des scores inférieurs en lecture, mathématiques, mémoire et résolution de problèmes, malgré un temps passé à l’école plus important que jamais.
Le coupable ? L’exposition massive et précoce aux écrans et à la technologie éducative (EdTech). Smartphones, TikTok, résumés en bullet points et tablettes à l’école ont transformé la façon dont les jeunes apprennent… ou plutôt, dont ils n’apprennent plus.

Le cerveau humain n’est pas conçu pour le « skimming »

Le Dr Horvath explique que notre cerveau a évolué pour l’interaction humaine directe et l’effort intellectuel soutenu. Or, plus de la moitié du temps d’éveil des adolescents est aujourd’hui passée devant un écran. Résultat : ils deviennent des « skimmers », des survolleurs d’information. Au lieu de plonger dans un texte complexe ou de résoudre un problème en profondeur, ils zappent de fragment en fragment.
Cette habitude détruit progressivement la mémoire de travail et la discipline mentale. Dès qu’un pays généralise les ordinateurs et tablettes dans les classes, les résultats scolaires chutent, selon des données compilées sur 80 pays. « Ce n’est pas du progrès, c’est une reddition », déclare le neuroscientifique. « Nous redéfinissons l’éducation pour qu’elle s’adapte à l’outil, au lieu de former nos enfants. »

Une urgence sociétale et un paradoxe inquiétant

Le Dr Horvath qualifie la situation d’urgence sociétale. Le plus préoccupant, selon lui, est le décalage entre la perception des jeunes et la réalité : beaucoup de membres de la Gen Z se sentent surconfiants quant à leurs capacités, alors qu’ils sont objectivement moins armés cognitivement que leurs parents au même âge.
Ce « naufrage cognitif » pourrait avoir des répercussions majeures sur l’ensemble de la société : moindre capacité d’innovation, difficultés accrues dans les études supérieures et sur le marché du travail.
Face à ce constat, les recommandations sont claires et radicales :
• Limiter drastiquement le temps d’écran en classe ;
• Retarder l’arrivée du smartphone chez les enfants ;
• Revenir aux méthodes traditionnelles : manuels papier, interaction humaine directe et apprentissage profond.
Certains pays scandinaves ont déjà commencé à réduire ou supprimer l’EdTech dans les écoles primaires, afin de redonner à la génération Alpha (les enfants nés après 2010) une véritable capacité d’attention et de réflexion.
Le message du Dr Jared Cooney Horvath : il est encore temps d’agir avant que ce déclin ne devienne irréversible.



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Thikent

Soirée d'inauguration et de vernissage
Jeudi 21 mai à partir de 18h
3 rue Berthe Molly, Colmar

Orchestre National de Mulhouse

Concert dégustation diVin - Debussy / Takemitsu / Ravel
Lundi 8 juin 2026 de 19h à 20h
La Filature, Mulhouse


Cette formule « afterwork musical » propose un concert, suivi d’une rencontre avec les musiciens autour d’un verre, offert par un viticulteur partenaire. Des jus de fruits sont proposés aux mineurs.

Au programme :
SATIE / TAKEMITSU - Le fils des étoiles
CLAUDE DEBUSSY - Syrinx
MAURICE RAVEL - Pavane pour une infante défunte
TORU TAKEMITSU - Toward the Sea
DAI FUJIKURA - Dash
MICHIO MIYAGI - Haru no Umi (la mer du printemps)
RYUICHI SAKAMOTO - Merry Christmas Mr Lawrence

Nora Hamouma, flûte
Nahomu Kuya, percussions/célesta
Avec la participation du Domaine Zusslin
Mohamed Zebatte

Ne baisse jamais les bras, même lorsque la défaite te fait plier.
Dans le sport comme dans la vie, perdre n’est pas reculer : c’est apprendre autrement.
Les plus grands champions ne se construisent pas uniquement dans la victoire, mais dans les moments où tout semble s’effondrer.
Quand le corps fatigue, quand le doute s’installe, quand les résultats ne suivent plus, c’est là que naît la véritable force.
Chaque chute porte une leçon.
Chaque erreur révèle un chemin meilleur.
Chaque échec cache une puissance que l’on ne découvre qu’en continuant malgré la douleur, malgré la peur, malgré l’envie d’abandonner.
Tomber ne signifie pas être faible.
Rester au sol, oui.
Alors relève-toi encore, même lentement, même blessé, même incertain.
Car ceux qui finissent par réussir ne sont pas toujours les plus talentueux, mais souvent ceux qui ont refusé d’abandonner.
La défaite n’est pas une fin.
C’est une étape.
Un passage difficile qui forge le caractère, affine la patience et transforme les rêves fragiles en volonté inébranlable.
Continue d’avancer.
Même d’un pas.
Même dans l’ombre.
Parce qu’un jour, toutes les cicatrices deviendront la preuve de ton courage.
Dessin de Chaunu

14 mai 2026

Yann Durrière

- 14/5/2026 - Cet après-midi, j’étais présent à l’inauguration de la @foireecobiodalsace , un rendez-vous incontournable qui se poursuivra tout au long du week-end.
Je tiens à remercier les producteurs, artisans, exposants et bénévoles présents, qui font vivre cette foire avec passion et mettent en avant nos terroirs, les circuits courts et une alimentation de qualité.
Mais je regrette profondément la politisation de cet événement avec la présence de certaines associations et médias très marqués idéologiquement à l’extrême gauche. Je pense sincèrement que la défense de l’environnement, du local et du bien-manger ne devrait pas être monopolisée par un camp politique.
L’écologie n’est pas la chasse gardée de la gauche. Ce sujet doit être transpartisan et chacun devrait pouvoir s’y retrouver, quelles que soient ses convictions politiques. Défendre nos paysages, notre agriculture locale, nos producteurs et notre cadre de vie concerne tous les Français.
Quand on voit la présence de la Cimade, d'Europe Écologie Les verts ou encore de SOS Méditerranée, on peut légitimement se demander pourquoi certaines sensibilités politiques auraient le droit d’être présentes… et pas les autres.
Alors pourquoi pas, l’année prochaine, un stand du Rassemblement national présentant nos propositions en matière d’écologie, de relocalisation, de protection de nos terres agricoles et de défense du patrimoine naturel ?
Peut-être faudrait-il, à l’avenir, accepter une véritable pluralité d’opinions… car je doute que certains accepteraient avec le même enthousiasme la présence de médias ou associations de droite.
Malgré cela, je souhaite une belle réussite à cette édition 2026 de la foire et un excellent week-end à tous les visiteurs.
Reporterre
Le média de l'écologie

Filtres à eau : quand boire de l’eau saine devient un luxe

Pour bien filtrer l'eau, plus les outils sont chers, plus ils sont efficaces... - Pxhere/CC0

PFAS, pesticides, microplastiques… Ces multiples polluants présents dans l’eau du robinet poussent les consommateurs à investir dans des filtres à eau, souvent coûteux et pas toujours efficaces.

Inquiets de la qualité de notre eau du robinet, nous sommes de plus en plus à nous équiper en filtres. Des craintes alimentées par les innombrables études sur les contaminants du précieux liquide : composés per- et polyfluoroalkylés (PFAS), pesticides, microplastiques… Même l’eau en bouteille n’échappe pas aux polluants.

« Cette méfiance, pas toujours fondée, et le marketing ont contribué à une explosion du marché des appareils de traitement de l’eau à domicile », constate l’association Consommation, Logement et Cadre de vie (CLCV). Comment s’y retrouver dans la jungle des produits censés fournir « de l’eau propre en un clin d’œil », « une eau pure à 99 % » ou bien éliminer « jusqu’à 99,999 % des contaminants nocifs » ? Faut-il y croire ? Faut-il investir beaucoup dans un purificateur Berkey, Pure-Filters ou British Berkefeld pour boire une eau saine ? Moins chers, les bâtons de binchotan et les carafes filtrantes de type Brita, Philips ou Waterdrop sont-ils suffisants ?

Les filtres à eau. © Antoine Dagan / Reporterre

Isabelle s’est procuré des bâtonnets de charbon actif japonais (binchotan) en boutique bio « qui attirent les polluants ». Elle espère que « cela fonctionne aussi pour les PFAS », ces polluants éternels. Le coût n’est pas très élevé : 6 à 7 euros le bâtonnet de 5 à 8 cm. « Par contre, il faut le faire bouillir pendant quinze minutes au préalable et le changer régulièrement, tous les trois mois », précise cette lectrice de Reporterre, qui a répondu à notre appel à témoignages. Élodie, elle, utilise des billes de céramique : « L’inconvénient, c’est qu’il faut souvent les recharger. »

Gilbert et sa famille ont choisi d’investir, voici plus de vingt ans, dans un osmoseur. Ils s’en disent « très satisfaits ». D’après le fabricant, le dispositif élimine mauvais goût et odeurs, mais aussi nitrates, pesticides, herbicides, résidus médicamenteux, métaux lourds, bactéries… Le tout pour « un montant mensuel de 12 à 17 euros », location de l’équipement et entretien compris.

Quant à Amandine, elle a opté en mars 2023 pour un système de filtration de l’eau par gravité. « Les cartouches filtrantes sont censées éliminer les PFAS, les métaux lourds, le chlore, les résidus de pesticides et de médicaments, etc. », explique-t-elle, reconnaissant un certain coût à l’achat, environ 290 euros dans son cas. Sans compter les deux cartouches, plus de 55 euros chacune, à changer tous les 6 à 12 mois.

Carafe filtrante permettant d’enlever certains polluants. © Jean-Marc Barrère / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Ne pas l’appauvrir en minéraux

Première chose à faire avant de se lancer dans ce type d’achat : « Il faut vérifier la qualité de son eau sur le site de l’Agence régionale de santé (ARS) et auprès du service public de l’eau, conseille Ann-Gaël Beard, référente du secteur environnement à la CLCV. L’eau est censée être potable. Or, en installant un dispositif, on va capter des éléments tels que des minéraux et ainsi appauvrir l’eau, avec un risque de la rendre non potable. »

Elle alerte aussi sur la nécessité de procéder à un entretien rigoureux : « Il faut éviter que le filtre ne s’assèche, par exemple, quand vous vous absentez plusieurs jours. Car à la réutilisation, il y aura un risque de relargage des molécules précédemment captées. » Changer le filtre régulièrement est aussi indispensable, comme le recommandait l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), dans un avis de 2017 sur les carafes filtrantes.

Des charbons actifs japonais (binchotan), une carafe filtrante Brita et un osmoseur inverse Josmose. Montage Reporterre /Brita / Josmose

Pour aider les consommateurs à s’y retrouver dans la pléthore de produits, la CLCV souhaite qu’« un organisme public indépendant puisse publier un comparatif de l’efficacité de ces appareils ». Le pouvoir filtrant de certaines solutions n’est en effet pas prouvé. C’est le cas des billes de céramique, pour lesquelles aucune étude scientifique n’a été publiée, à notre connaissance — ce qui ne signifie pas qu’elles ne servent à rien.

À partir de bois ou d’écorces de noix de coco

La plupart des équipements proposés reposent sur le charbon actif en granulés ou en poudre, fabriqué à partir de végétaux (bois, écorces de noix de coco, etc.). Ce matériau est reconnu pour sa capacité d’adsorption, c’est-à-dire à fixer et retenir les molécules indésirables présentes dans l’eau. Mais son efficacité dépend fortement de sa quantité, sa qualité, sa concentration.

Dans une étude publiée en février 2020, une équipe de scientifiques étasuniens montrait que les filtres à charbon actif testés avaient éliminé en moyenne 73 % des contaminants PFAS, avec des résultats très variables : « Dans certains cas, les produits chimiques ont été complètement éliminés ; dans d’autres, ils n’ont pas du tout été réduits », concluaient les chercheurs.

Le charbon actif est souvent combiné à d’autres technologies, comme les membranes échangeuses d’ions, capables d’éliminer les métaux lourds, comme le plomb ou le cadmium. Ou encore la nanofiltration. Les fabricants donnent rarement tous les ingrédients de leur recette, « pour des raisons évidentes de secret industriel », précise sur son site Berkey, la marque de purificateurs sans doute la plus connue. Plus le procédé est avancé, plus il coûtera cher. Ce qui explique les tarifs très élevés (de 200 à 500 euros, selon les modèles) des purificateurs associant plusieurs techniques.

Un filtre Berkey. © Berkey

Pour savoir si la carafe ou le filtre à robinet convoité sera vraiment efficace, le consommateur peut s’appuyer sur les certifications NSF/ANSI 42 et 53 [1]. Délivrées par la National Sanitation Foundation, elles garantissent la filtration des métaux lourds, pesticides ou PFAS. Mais certains polluants éternels passent à travers les mailles du filtre, comme l’acide trifluoroacétique (TFA), une molécule dérivée de l’herbicide flufénacet, très répandue dans les eaux européennes, et difficile à capter en raison de sa formulation chimique, alertait l’ONG Pan Europe dans un rapport de mai dernier.

L’eau, un produit devenu suspect

Pour échapper au TFA, reste l’osmose inverse, un gros appareil à installer sous l’évier. Cette technique consiste à séparer, grâce à la haute pression et à une membrane semi-perméable, les molécules d’eau de celles indésirables. Mais le coût est à la hauteur du résultat : minimum 500 euros, auxquels il faut ajouter l’entretien, voire l’installation d’un adoucisseur d’eau dans les régions très calcaires. Sans oublier les cartouches de reminéralisation (l’osmoseur supprimant un grand nombre de minéraux), la hausse de la facture d’énergie (liée à la haute pression très énergivore) et celle d’eau (une perte entre 15 et 30 % d’eau à prévoir). N’en jetez plus, la coupe est pleine !

Face à de tels investissements, seuls les plus fortunés pourront-ils prétendre à une eau débarrassée — au moins en partie — des substances toxiques ? C’est la crainte de Régis Taisne, chef du département du cycle de l’eau à la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) : « Il y a un risque de distorsion énorme entre les personnes qui ont les moyens de se payer ces dispositifs, et les autres, estimait-il lors d’une conférence de presse le 11 mars. Or, disposer d’une eau potable est un besoin humain fondamental, essentiel. »

Un avis que partage Rémi Barbier, professeur de sociologie à l’École nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg (Engees). Selon lui, les inégalités ne sont pas seulement sociales, mais aussi spatiales « au regard des capacités des services [publics de l’eau] à assumer des investissements curatifs très coûteux sans hausse délirante du prix de l’eau ».

Pour le sociologue, cet intérêt pour la filtration individuelle « témoigne d’une fragilisation du rapport de confiance patiemment construit qui scellait notre relation aux services publics et d’une entrée de l’eau dans la catégorie (en extension) des produits suspects qui échappent aux protections et réglementations ». L’eau ne représente qu’une voie — et pas la plus importante — de contamination par les micropolluants, rappelle Rémi Barbier. Mais « en arrière-plan, c’est bien la contamination généralisée du monde (eau, sols, air, aliments...) qui est en cause ».

Yves Hemedinger
13/5/2026

Surprise du chef (le maire de Colmar qui est aussi président de l’agglomération) après les élections, évidemment… !
Elisabeth Spitz


Pour exprimer les rêves, le ton est toujours ému.
Parfois murmuré comme des mots, parfois confus.
Les rêves peuvent ouvrir des horizons inconnus.
Alors, les laisser vivre sur une page légère
Les serrer contre soi et fermer les paupières.
Dans l’ombre leur accorder cette part de lumière.
Convoquer les souvenirs et même les étoiles perdues.
Rêver encore plus fort pour que l’espérance ne soit plus retenue.
Guy Ritzenthaler

13 mai 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

H16
13/5/2026

Les finances au plus mal mais la voracité fiscale au plus fort

Cette année, Bercy se surpasse : jamais le fisc n’avait été aussi inventif pour tondre toujours plus de contribuables, et toujours plus court.

La scène pourrait être cocasse : dans un bureau anonyme de Bercy, un fonctionnaire zélé fait défiler sur son écran des images satellites de jardins pavillonnaires. Mais attention : notre homme ne traque pas un narcotrafiquant. Non, il vérifie si Mme Ginette n’aurait pas oublié de déclarer son abri de tondeuse de six mètres carrés. Eh oui : la même technologie qui sert ailleurs à repérer des camps d’entraînement djihadistes est ici mobilisée pour détecter les tomates en serre des Français.


Et même si certains agents du fisc s’en inquiétent, signalant en interne des « dérives de l’IA » dans leurs propres contrôles, il faut bien ça pour traquer le terroriste fiscal.

La chasse est bonne : plus de 20.000 piscines repérées, des dizaines de milliers d’abris et (dernière trouvaille du printemps) les serres de jardin. Oui, les serres. Cinq mètres carrés au-delà desquels Mme Ginette aurait dû remplir un formulaire, payer une taxe d’aménagement et voir grimper sa taxe foncière à perpétuité, mais qui va se traduire à cause de l’oubli, par 80 % de pénalités.

Eh oui Mme Ginette, il ne fallait pas tenter de faire pousser des courgettes en douce !

Détail cocasse (mais si, vous allez rire) : certains propriétaires ont vu leur abri de jardin requalifié en résidence secondaire, taxe d’habitation à la clé. Après tout, en Macronie, pourquoi pas ?


Et la taxe foncière elle-même, vaisseau-amiral de l’empire fiscal, a pris 35 % en cinq ans. En Seine-Saint-Denis par exemple, la facture moyenne dépasse 3 600 euros.

Le mouvement ne s’arrête évidemment pas au jardin et s’invite désormais dans le salon, la chambre et le compte courant.

La directive européenne DAC7 oblige Vinted, LeBonCoin, eBay et Airbnb à transmettre automatiquement à la DGFiP les données de leurs utilisateurs dès 2 000 euros de ventes ou trente transactions.

Une mère de famille qui revend les vêtements de ses enfants à perte ? Paf, une fiche et parfois, zou un redressement ! De toute façon, le fichier FICOBA donne à Bercy l’accès aux soldes et mouvements de tous les comptes bancaires.

Et un récent arrêt de la Cour de cassation du 2 avril 2025 permet désormais au fisc, lors d’une succession, de réclamer des droits sur un don familial vieux de quinze ans en se basant sur la valeur actuelle du bien, et non celle du jour du don. Concrètement, un grand-père qui transmet 80 000 euros d’avoirs en 2009 verra ses petits-enfants taxés en 2026 sur 350 000 euros, parce que le bien a pris de la valeur.

Bercy joue le temps long. Bercy a le temps. Bercy attend que ça mûrisse. Il ne fiscalise pas, il disperse, il ventile.


Mais pourquoi, au fond, cette créativité ?

Parce que les caisses sont vides, de façon alarmante pour tous sauf les politiciens.

Rappelez vous, c’était en février 2026 : la Cour des comptes publiait un rapport accablant dans lequel elle détaillait un déficit public à 5,4 % du PIB en 2025 (161 milliards d’euros), une dette à 116,3 points de PIB (soit 3 465 milliards), et une France au troisième rang européen des pays les plus endettés, derrière la Grèce et l’Italie, avec une charge des intérêts seule qui passe de 65 à 74 milliards d’euros en 2026.

La Cour le répète alors : l’objectif des 3 % prévu par les traités européens, autrefois promis pour 2027 puis 2029, ne sera toujours pas atteint avant 2032 au mieux. La Gazette France parle d’objectif « inatteignable ». L’IFRAP, plus brutal, prévoit un déficit 2026 toujours autour de 5,4 %, malgré les 23 milliards d’euros de hausses d’impôts déjà passées en 2025.

Et derrière cette créativité déchaînée, on n’enregistre pas un euro de dépenses en moins.

Voilà le scandale véritable, cyniquement résumé : l’amélioration du déficit en 2025 (16,6 milliards d’euros) a été obtenue par une augmentation de 50,9 milliards d’euros des prélèvements obligatoires. Soit 51 milliards d’impôts en plus pour à peine 17 milliards de moins en déficit. Plus les Français pédalent fort pour conserver l’équilibre, plus la pente se fait raide.

Cependant, on approche de la verticale : la dépense publique primaire (hors dette) augmente de 1,3 % en volume, nettement plus vite que la croissance (0,9 % au mieux), sans que la moindre réforme structurelle ne vienne déranger ces gesticulations.

Aucun ministère fusionné, aucun service supprimé, aucune niche de fonctionnement coupée, aucune baisse des dépenses mais à la place, 20 000 piscines repérées par drone, des serres de jardin hardiment requalifiées, et 46 % des Français désormais soumis à l’impôt sur le revenu, record sur dix ans.


Les prélèvements obligatoires culminent à 47 % du PIB, le plus haut score du monde développé, alors que l’OCDE alerte : cette pression menace désormais la reprise économique elle-même.

Sans blague : la France a plus de 430 impôts et taxes recensés, et le contribuable a maintenant besoin d’un expert-comptable pour gérer son potager.

Pendant ce temps, la Suisse, l’Irlande ou le Luxembourg prospèrent avec une fiscalité plus légère (diaphane même, en comparaison) et des services publics qui, eux, fonctionnent. Le mystère n’est entier que pour les politiciens. Les autres comprennent que ce ne sont pas les recettes qui manquent mais les dépenses qui sont devenues incontrôlables.

Tant qu’aucune volonté politique sérieuse de redresser les finances par la baisse et la rationalisation des dépenses publiques n’émergera, la fuite en avant fiscale ne fera que s’accélérer. Chaque année, un nouveau seuil, une nouvelle case à cocher, un nouveau drone qui survole le jardin, un nouvel arrêt de la Cour de cassation pour aller chercher l’argent dans les successions vieilles de quinze ans ou dans des fonds de tiroirs de plus en plus poussiéreux.

Le budget 2027 s’annonce extrêmement tendu : les surtaxes exceptionnelles auront expiré, l’année présidentielle interdira toute mesure courageuse, le déficit devrait donc flirter – dans la décontraction propre aux abrutis – avec les 6 % du PIB, et la charge de la dette dépassera 100 milliards d’euros à l’horizon 2029.

À ce rythme, la faillite retentissante d’un État jadis riche, jadis admiré, jadis libre, n’est plus un scénario d’économiste excentrique mais un moment inévitable du prochain calendrier républicain.

Au train où vont les choses, Bercy taxera bientôt les regrets.


[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Fernando Nuno Pereira Rainho