Traduction

17 avril 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Anne Mansouret
9/4/2026

Pour clore le chapitre du racisme anti noir dont se victimise le sieur Bagayoko, nouvel édile de Saint-Denis (…sur lequel je ne reviendrai pas), je vous donne à lire ci-après ma réponse à l’un de mes contacts.
Ce monsieur me faisait part de la différence de traitement qu’il avait systématiquement perçue de la part des forces de l’ordre à l’encontre de ses deux petits-fils, l’un « blond aux yeux bleus » et l’autre « brun aux yeux noirs ».
J’ai choisi d’illustrer ce post par le coup de gueule à ce sujet d’Abdoulaye Kanté, policier et élu conseiller municipal de Paris.
Cher Monsieur,
Vous dites vrai, sans aucun doute, concernant le cas de vos deux petits-fils.
Maintenant, allez voir un peu les statistiques et les études du Ministère de l’Intérieur, étudiez-les et analysez-les :
- Considérez le pourcentage de crimes et délits perpétrés par des « blonds aux yeux bleus » au regard de ceux commis par des « bruns aux yeux noirs. »
- Considérez ensuite le nombre de « bruns aux yeux noirs » que vous rencontrez lorsque vous visitez les prisons.
- Considérez aussi le nombre de « bruns aux yeux noirs » parmi les agents des FO qui interpellent lesdits « bruns aux yeux noirs » au cours des contrôles de police.
- Considérez enfin le nombre conséquent de celles et ceux qui sont susceptibles d’être défavorisés par leur apparence physique : le gros par rapport au mince, le grand par rapport au petit, le beau par rapport au laid, le stylé par rapport au mal fagoté… (sans même évoquer les malvoyants et autres personnes affectées par un handicap).
Bref, dans la vie de tout être humain, il y a un moment que l’on définît comme la période de l’éducation et de la formation à « être ce que l’on est » et à se vivre comme tel. Ce moment est essentiel, car il détermine la suite de votre existence.
Auparavant, on symbolisait ce passage de la vie d’enfant à celle d’adulte par l’injonction « tu seras un homme, mon fils ».
Et le véritable souci est bien là aujourd’hui.
Les observateurs intelligents ont pu constater, avec la mondialisation, que cet objectif commun à l’humanité n’était pas atteint de la même manière et avec les mêmes moyens partout dans le monde.
Que la culture, la religion, les traditions et les mœurs aboutissent à des comportements psychosociaux très différents, selon que l’individu concerné a été élevé à Bamako dans une famille Bambara musulmane ou dans une famille Yamato au Japon (qui est le peuple le plus raciste au monde) !
C’est tout le problème des flux migratoires dits de « population » ; et de l’adaptation au pays d’accueil d’individus élevés dans des contextes et des environnements d’origines diverses. On ne connaissait pas le même problème en France avant les années 1980, avec les migrations dites de « main-d’œuvre ».
Personnellement, je pense que l’assimilation est la meilleure des réponses à ces problématiques, car c’est celle qui vous permet la meilleure adaptation.
Messieurs Mélenchon et Bagayoko pensent, eux, que c’est à la France de s’adapter aux nouveaux arrivants accueillis.
Comme leur postulat est objectivement difficile à défendre, ils sont allés déterrer le vieux totem rance du racisme anti-noir, ce qui est, pour tout observateur impartial… un argument totalement spécieux.
Car voyez-vous, cher Monsieur, après avoir beaucoup voyagé, beaucoup observé et beaucoup écouté les uns et les autres pendant plus d’un demi-siècle, j’ai pu constater que les comportements (certes regrettables) que vous avez observés concernant vos deux petits-fils ne sont que des peccadilles au regard de ce qui les attend, lorsqu’eux-mêmes vont travailler et peut-être même vivre en expatriés à l’étranger. Parce que, croyez-moi, la France est l’un des pays du monde le moins raciste qui soit.
Et pour terminer par un clin d’œil, je vous dirai que les seuls « racismes » que j’ai pu voir se développer dans notre merveilleux pays… c’est le « racisme » à l’encontre des juifs et de tous ceux qui réussissent, surtout s’ils ne sont pas comédiens ou footballeurs !
NB : Je ne suis ni comédienne ni footballeuse, ni vraiment juive… Et pour ce qui est d’avoir réussi, c’est très discutable. ;-))


[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Musée du Louvre

Exposition "Martin Schongauer"
Installation de la Vierge au buisson de roses

Cliquer sur l'image ↴
Lézard

SOIRÉE RENCONTRE LITTÉRAIRE

Jeudi 23 avril 2026 à 18h30


En partenariat avec Le Chat Perché Librairie & Cave à vin Colmar
Espace Lézard - Entrée libre

Nous avons le grand plaisir d’accueillir Jessé Rémond Lacroix, auteur de "Les Bateaux sur la terrasse".
Sous un soleil de juin, un fils observe la Méditerranée avec sa mère. Il décide de tout dire et d’affronter ses fantômes : l’enfant harcelé, sa mère jugée indifférente, la grand-mère en deuil, l’oncle disparu. Face à la mer, le passé remonte : comment pardonner à ceux qui nous ont aimés de travers ?
La rencontre sera animée par la libraire, Nathalie Lespérat.
[Séance de dédicace]
Lézard

Le festival Musiques Métisses fait son grand retour pour sa 30e édition avec l’association Lézard. Au Grillen à Colmar

les 22, 23 et 24 mai 2026


Trois jours pour célébrer la musique sous toutes ses formes : des sons venus d’ailleurs, des rencontres, du partage et une ambiance festive.
La programmation arrivera prochainement… encore un peu de patience.
D’ici là, notez les dates, parlez-en autour de vous et préparez-vous à faire de belles découvertes musicales !
Illustration : Nina Imbs

16 avril 2026

Abbatiale d'Ottmarsheim

Vernissage de l'exposition de Céline Lachkar "Lightning – les courants fertiles"

vendredi 17 avril à 18h


À partir de 18h : Retrouvez une présentation de l’exposition Lightening – les courants fertiles en présence de l’artiste, Céline Lachkar

Sur une invitation de Céline Lachkar à porter un regard poétique et musical sur son exposition, vous pourrez assister à un récital improvisé de Cécile Pages (18h30).

« Des crêtes de montagnes se développent comme une écriture, une zone de contact au plus haut, sur la surface calme du papier. Des rives du ciel qui surplombent un espace de respiration et de projection. Le relief de cet espace de réversibilité évoque les forces en jeu au sein de la terre, mais aussi le mouvement du vide, du souffle.
De ces paysages contemplés en suspens, des tiges se ramifient, portant bourgeons et animaux bondissants ou volants. Une poussée de vitalité qui sort des cadres et prend de la hauteur.
Les ramifications font écho aux branches de la foudre ou encore de la brisure du kintsugi japonais.
Ce chemin de rencontre entre ciel et terre est un pont entre les polarités, un mouvement puissant de rééquilibrage pour libérer et alléger. »

Vous pourrez vous rendre dans l’abbatiale pour découvrir l’exposition du 18 avril au 26 mai, aux horaires d’ouverture du monument.
Stephane Jordan
15/4/2026
DNA du 15/4/2026 - Des casques ont été distribués aux élèves de CM1/CM2 de l’agglomération colmarienne, comme ici à l’école Brant. Photo archives Hervé Kielwasser

Une chose importante à savoir au sujet de l’achat de ces casques, c’est qu’ils ont été commandés chez Decathlon Pro en ligne pour un montant de 36 000 € quand, en même temps à Colmar, 2 magasins de vélos mettaient la clé sous la porte… le maire a dit avoir procédé à des devis, c’est faux ! Par ailleurs aucun vendeur d’accessoires et magasins de vélos de Colmar et environs n’a été consulté ! Alors que certains m’ont confirmé qu’ils auraient même pu faire moins cher ! Et après ça, on vient vous parler de commerce local…
ALTERNATIVE ALSACIENNE S'LÌNKA ELSÀSS et l’ UNION LOCALE DE LA CONFÉDÉRATION GÉNÉRALE DU TRAVAIL DE COLMAR

Après-midi portes ouvertes
samedi 18 avril 2026

Maison des Syndicats de Colmar
13 rue Turenne

Programme

- 14h00 : Accueil du public et petite buvette.

- 14h30 : Présentation de M. Richard WEISS : "Le bilinguisme, un patrimoine alsacien en commun" (durée : 30 minutes).

- 15h00 : « Albert SCHWEITZER, Psychopathologie du nationalisme. » Une lecture à deux voix, d'après un texte établi, traduit et présenté par Jean-Paul SORG, entrecoupée d’intermèdes musicaux. Par Mme Aline MARTIN et M. Flavien ANCELY-FREY (durée : 1h00).

- 16h00 : (atelier) La lutte contre le harcèlement et les violences sexuelles et sexistes en milieu professionnel, par l’union locale colmarienne de la Confédération Générale du Travail CGT (durée : 30 minutes).

- 16h30 : (atelier) Riposter au discours des extrême droites et des droites extrêmes en Alsace, par l’union locale colmarienne de la Confédération Générale du Travail CGT (durée : 30 minutes).

- 17h00 : Le rôle de la presse de gauche en région : l'exemple du journal l’ Humanité en Alsace, par M. Maurice CIALDELLA de la section du Parti Communiste Français de Colmar avec le soutien des Ami(e)s de l’Humanité 68 (durée : 30 minutes).

- 18h00 : Fin de l'évènement.

Yann Durrière
14/4/2026

Ce soir, en conseil communautaire de Colmar Agglomération, j’ai posé une question simple : qu’est-ce qui justifie une telle augmentation des indemnités ?
Les chiffres sont clairs.
En 2020, l’indemnité du Président était de 1 711 €.
Elle passe aujourd’hui à 5 960 €, soit une augmentation de + 4 248 € par mois.
Chacun appréciera.
La réponse apportée ?
Il s’agirait de taux « habituels » et « de rigueur ».
Pourtant, en 2020, ces taux avaient volontairement été fixés bien en dessous du maximum légal. Ce n’était donc ni une habitude, ni une obligation.
Autre argument avancé : l’écrêtement des indemnités.
Je connais parfaitement ce mécanisme. Il plafonne le montant réellement perçu.
Mais alors une question demeure, simple et de bon sens : si cela ne change rien au montant effectivement perçu, pourquoi augmenter les taux ?
Cette question n’a pas reçu de réponse.
Ce débat ne relève pas de la polémique.
Il touche à quelque chose de plus important : la cohérence et l’exemplarité dans l’utilisation de l’argent public.
Dans un contexte où chacun doit faire des efforts,
où nos collectivités sont appelées à la rigueur,
nous devons être capables d’expliquer clairement nos décisions.
C’est une question de respect envers les habitants de Colmar Agglomération.
Je continuerai à poser ces questions, avec sérieux et responsabilité.



15 avril 2026

Nathalie Aubert
14/4/2026

Premier Conseil communautaire, avec à l’ordre du jour le rapport d’orientation budgétaire.
À cette occasion, nous avons posé deux questions.
La première concernait l’augmentation de 248% des indemnités du président qui passe de 1711 à 5960 euros. Un chiffre qui nous a surpris et pour lequel nous avons demandé explications. Il nous a été répondu qu’il s’agirait de taux « habituels » et « de rigueur », laissant entendre que cette pratique serait constante.
Or, cette affirmation ne correspond pas à la réalité, en 2020, un choix clairement assumé avait été fait de fixer des taux nettement inférieurs aux plafonds légaux, traduisant une volonté de modération.
Nous sommes les seuls à avoir voté contre !
La seconde portait sur une subvention de 40 000 € destinée à l’achat de 2150 casques de vélo pour les enfants.
Un dispositif vertueux, que nous soutenons pleinement sur le fond.
La question n’est pas là, relève-t-il des compétences de l’Agglomération de financer ce type d’équipement ?
La réponse est non, mais nous nous accordons sur le fait que la sécurité des enfants n’a pas de prix.
Nous découvrons notre mandat avec sérieux et responsabilité et sommes vigilants quant à l’utilisation de l’argent public.
Lorsque des interrogations se posent, nous les formulons. C’est notre rôle.
Manifestement, cela ne semble pas plaire à Monsieur le président de l’Agglomération. Il va pourtant falloir qu’il s’y habitue. Poser des questions, c’est faire vivre le débat démocratique.

14 avril 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane

- 14/4/2026 - L’article explique que le conflit au Moyen-Orient, qui a fait flamber les prix des carburants et de l’énergie, commence déjà à freiner la consommation des ménages français en mars 2026. Les secteurs les plus touchés sont le prêt-à-porter, la décoration, le meuble et la restauration.
Selon les chiffres de Procos, le chiffre d’affaires des enseignes non alimentaires a reculé de 2,2 % par rapport à mars de l’année précédente. Les Français adoptent une attitude d’attentisme : ils limitent les dépenses non essentielles, réduisent leurs sorties, privilégient l’épargne de précaution et reportent les achats d’ameublement ou de vêtements.
Les commerçants constatent une forte baisse des ventes, notamment dans les magasins de décoration et de meubles, où la fréquentation est en recul marqué. La restauration rapide et à table souffre également des hausses de coûts et d’une moindre fréquentation. Franck Lehuedé, directeur au Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, parle d’un « mode de consommation plus défensif » où l’acte d’achat doit désormais être justifié.
Cette situation s’ajoute aux difficultés structurelles déjà présentes (concurrence des plateformes chinoises, crise immobilière) et crée un climat d’incertitude qui pèse sur le moral des ménages et des professionnels.
L’ami américain ne se sent pas concerné par cela, du moment qu’on vient lui acheter son pétrole. D’ailleurs est-ce que le conflit entre la Russie et l’Ukraine n’a pas permis d’affaiblir l’Europe. C’était une des clés du projet américain, alors si on peut enfoncer un peu plus l’Europe en bloquant le détroit, c’est toujours bon à prendre.
Ce genre de géopolitique énergétique rappelle que les chocs externes frappent souvent plus durement le Vieux Continent, dont l’économie reste très dépendante des importations d’hydrocarbures, tandis que d’autres acteurs semblent mieux placés pour en tirer parti.


[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Galerie Murmure

Invitation samedi 18 avril : Présence exceptionnelle d’Evdoxia à la galerie et film TV7

Certaines œuvres se dévoilent pleinement dans la rencontre avec l'artiste qui les porte.
Nous avons le plaisir de vous convier à un moment d'échanges avec Evdoxia qui sera à la galerie Murmure

Samedi 18 avril
de 14h à 18h


Son travail, d'une rare délicatesse, se déploie dans l'espace, au moyen de lignes suspendues.

Elle procède par effleurement, laissant à la ligne le soin de dire ce que la matière ne retient plus.
Dans cet espace raréfié, où le vide devient actif et la lumière complice, chaque forme semble en apesanteur dans un équilibre subtil.

Evdoxia, sculpture murale en fer oxydé et plexi, 2025, 47 cm x 26 cm x 10 cm

La rencontre avec Evdoxia vous offrira l’occasion d’approcher, au-delà des œuvres elles-mêmes, ce qui les traverse.
Elle vous permettra d’entrer au cœur de la démarche de l'artiste, d’en éprouver la justesse et la profondeur.


En écho à cette exposition, nous vous invitons à découvrir le film réalisé par Gael Poulain pour TV7, consacré à l'exposition « Ce qui vacille… » ​​qui met à l'honneur les œuvres d'Evdoxia et de David Clerc, actuellement présentées à la galerie Murmure .

Appuyer sur l'image pour visualiser le film

Nous tenons à féliciter Gael Poulain pour l’acuité de son regard qui parvient à capturer toute la sensibilité des œuvres de nos deux artistes, offrant ainsi un film tout en délicatesse.

David Clerc, aluminium sur papier marouflé sur bois, 100 x 70 cm, 2026

Evdoxia, sculpture murale en fer oxydé, plexi et fil, 2025, 26 cm x 27 cm x 10 cm

Dans l’attente du plaisir de vous retrouver.

Galerie Murmure
5 place de l'Ancienne Douane à Colmar
jeudi et vendredi : 14h à 18h - samedi : 10h à 19h
et tous les jours sur rendez-vous
contact@galerie-murmure.fr
Tél. +33 3 89 41 49 25
www.galerie-murmure.com
Instagram: galerie_murmure

13 avril 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Jacques COTTA
10/4/2026

La démocratie, réalité ou utopie

Cliquer sur l'image ↴

De Périclès à Trump, Macron ou encore les Mollahs, d'Athènes en 551 avant Jésus-Christ aux USA, le Moyen-Orient, ou encore la France, un seul terme pour désigner tous les régimes, une référence essentielle, la "Démocratie". Régime parlementaire ou présidentiel, bonapartisme, royauté, dictature, théocratie, l'histoire humaine réserve d'étranges surprises.

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Galerie Tschaen

La Galerie Tschaen a le plaisir de vous inviter au vernissage du duo show des artistes Kazy Usclef et Nean

vendredi 24 avril de 18h à 21h


À travers cette exposition, deux univers se rencontrent : l’onirisme de Kazy Usclef dialogue avec la peinture figurative et contemplative de Nean.
Le vernissage sera marqué par la présence de Nean, que nous aurons le plaisir d’accueillir pour cette première collaboration.

Kazy Usclef
Nourri d’une pratique du graffiti pendant plus d’une quinzaine d’années, Kazy Usclef – de son nom Clément Cadiou – utilise un large éventail de techniques de représentation telles que la gravure, la sérigraphie, la peinture, l'encre ou encore le pochoir. Ses productions sont souvent nourries de voyages et font référence à la rue, source d’inspiration infinie qu’il considère comme une galerie à ciel ouvert et un parfait terrain d’expérimentation. Son travail de rue transparaît dans son travail d’atelier, notamment par rapport aux contraintes qu’il s’applique, comme la rapidité d’exécution ou les outils qu’il choisit. Défenseur d’une peinture vivante rythmée d’accidents et d’imprévus, Kazy Usclef a à cœur de défendre des images narratives affranchies de choix exclusifs, de formes, de styles ou de médiums.
instagram.com/kazyusclef/

Nean
Nean - Fabien Hupin vit et travaille à Bruxelles. Autodidacte, la capture du moment suspendu est rapidement devenue le sujet central de ses peintures. Son approche poétique aborde la relation entre les humains et leur environnement. Soucieux d'utiliser son art comme un véhicule d'émotions, il s'inspire de la musique, dont les titres deviennent ceux de ses œuvres. La mélodie comme point de départ détermine les couleurs et les matériaux sensibles des scènes qu'il peint.
Réputé pour son traitement de la lumière, son travail est réaliste, que ce soit sur des murs, des toiles ou des dessins au crayon.
Ses gestes confiants et précis reflètent un désir de se rapprocher le plus possible de la vérité. Le cinéma inspire également son cadrage et sa composition.
Il joue avec des plans, parfois définis, parfois superposés, comme pour accentuer l'immersion et nous rapprocher du récit.
Son approche figurative nous plonge dans une expérience contemplative.
instagram.com/nean_kingdom/

Exposition du 25 avril au 7 mai 2026

Galerie Tschaen
8 place de la Cathédrale à Colmar
mercredi, jeudi, vendredi : 14h à 18h
samedi : 10h à 12h ; 14h à 18h30
et sur rendez-vous
Tél. 06 87 61 31 66
Instagram : galerie.tschaen

Loïc Jaegert-Huber

- 13/4/2026 - Depuis plusieurs jours, on explique aux Alsaciennes et Alsaciens qu'ils seraient égoïstes, qu'ils voudraient s'isoler ou qu'il y aurait bien plus urgent à traiter.
Justement ! Une organisation publique adaptée n'est pas un caprice institutionnel, c'est un préalable pour agir plus efficacement sur les sujets qui préoccupent vraiment les gens.
Quelques exemples très concrets du quotidien, issus de remontées de terrain très factuelles.

Formation et emploi
La formation professionnelle dépend de la Région. L'insertion sociale (RSA, accompagnement...) dépend du Département (CeA). Résultat : pour quelqu'un qui cherche à se reconvertir ou à retrouver un emploi, il faut souvent passer par plusieurs guichets qui ne travaillent pas toujours au même rythme. Beaucoup disent simplement : "On ne sait plus à quelle porte frapper."

Création d'entreprises
L'aide économique relève de la Région. L'aménagement des zones d'activité ou l'accompagnement local dépend souvent des intercommunalités ou du Département. Monter un projet peut donc impliquer plusieurs interlocuteurs publics, avec des procédures et des calendriers différents. Beaucoup d'entrepreneurs témoignent : "On passe plus de temps à comprendre qui décide qu'à développer notre activité..."

Transports et mobilité
La Région gère les trains régionaux (TER) et une partie des transports interurbains. Les routes départementales dépendent de la Collectivité européenne d'Alsace. Sur certains projets de mobilité ou d'intermodalité, cela suppose une coordination constante entre plusieurs niveaux, qui peut ralentir les décisions. Un maire me résumait récemment : "Tout le monde est compétent… donc tout le monde se marche sur les pieds."

Formation et bilinguisme
Le soutien aux politiques linguistiques ou éducatives implique à la fois l'État (Éducation nationale), la Région (formation professionnelle) et la Collectivité européenne d'Alsace. Dans un territoire frontalier où plus de 100 000 personnes travaillent en Allemagne ou en Suisse, cette coordination est pourtant stratégique. Des chefs d'entreprise et recruteurs le disent clairement : "Nous cherchons des techniciens parlant allemand… et nous n'en trouvons pas assez."

Sport et vie associative
La structuration des ligues sportives a été élargie à l'échelle du Grand Est dans plusieurs disciplines. Concrètement, cela signifie parfois des déplacements beaucoup plus longs pour des clubs amateurs, ce que de nombreux bénévoles signalent depuis plusieurs années. On entend souvent : "Pour un match de jeunes, on traverse parfois la moitié de la région, avec des coûts bien plus élevés qui nous font parfois renoncer."

Coopération transfrontalière
Les projets européens ou rhénans impliquent aujourd'hui plusieurs niveaux : État, Région, collectivités locales. Dans certains cas, les délais de décision ou de financement peuvent s'allonger, alors même que la coopération avec l'Allemagne ou la Suisse est une réalité quotidienne. Certains porteurs de projets (et même un élu allemand de la Regio TriRhena ce week-end !) disent : "Comme ce n'est pas vraiment la priorité du Grand Est, on accumule les retards avec un manque criant de validations."
Au final, personne ne dit que tout fonctionne mal. La Région Grand Est mène aussi des politiques utiles, notamment sur les grandes infrastructures, l'économie ou les transports ferroviaires.
Mais 10 ans après la réforme territoriale de 2015 faite "sur un coin de table" (dixit François Hollande !), il n'est pas illégitime de se demander si certaines décisions ne gagneraient pas à être prises plus près du terrain.
Et cela ne signifie absolument pas tourner le dos aux voisins !
L'interrégional doit évidemment fonctionner à plein régime quand c'est pertinent. Les trains ne s'arrêtent pas à la frontière entre l'Alsace et la Lorraine, ni à celle du Territoire de Belfort. Les coopérations économiques, universitaires, culturelles... doivent bien évidemment continuer.
"Quelle est la bonne échelle pour décider efficacement ?" doit être notre vraie boussole.
Poser cette question n'est ni du séparatisme ni de l'égoïsme ! C'est simplement chercher à organiser l'action publique de la manière la plus efficace possible pour les habitants. En Alsace, comme en Lorraine ou en Champagne-Ardenne.
Fernando Nuno Pereira Rainho