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31 mars 2026

Festival de Pâques
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Eric Nieder

Michel Spitz

BRILLANTE OUVERTURE DU FESTIVAL DE PÂQUES DE COLMAR

- 30/3/2026 - L'orchestre de la garde républicaine, contraint d'annuler sa présence le 29 mars a été remplacé par l'un des meilleurs orchestres européens, le prestigieux orchestre de la radio de Munich, sur un programme Dvořák - Gulda, dirigé par Olivier Tardy avec Marc Coppey, violoncelle. La brillante sérénade pour vents et cordes d’Anton Dvořák, composée en 1878, inspirée de la « Gran Partita » de Mozart ouvre le concert. Elle est suivie par l’inattendu concerto pour violoncelle de Friedrich Gulda, le trublion iconoclaste qui, dans le milieu feutré de la musique classique faisait figure d’électron libre. Souvent considéré comme l'un des plus grands pianistes interprètes de son siècle, spécialiste du répertoire classique et romantique (son nom est associé à celui de Beethoven et celui de Mozart), il a fait le choix proprement révolutionnaire de devenir un grand pianiste de jazz. Dans son concerto, le violoncelle est opposé à un orchestre à vents renforcé d'une batterie et d'une guitare dans un style composite qui mêle rock, musique de kermesse pour cuivres, échos nostalgiques d'une Autriche sentimentale et une cadence de grande ampleur durant laquelle l'interprète a la liberté d'improviser.
Pour en savoir + et réserver vos places : Festival de Pâques de Colmar

Photos ©Edouard_Dabrowski









30 mars 2026

Elisabeth Spitz
27/3/2026

CÉZANNE, la lumière en fragments et l’âme des paysages

Pour la première fois, la Fondation Beyeler ouvre un espace entier à Paul Cézanne, non pas pour le raconter, mais pour le laisser apparaître.
Du 25 janvier au 25 mai 2026, l’exposition se concentre sur ses dernières années, là où tout devient plus essentiel, presque à nu.
Les visages se ferment et s’illuminent à la fois. « Le jardinier Vallier », les corps des baigneurs « Sept baigneurs » vers 1900 s’abandonnent dans une paix fragile. En abordant ces compositions, il se propose de relier les épaules des collines aux courbes des femmes, il cherche à mieux traduire combien la vie est une, combien il se sent intégré à la nature, à l’univers. Les paysages de Provence vibrent d’une intensité sourde.
Et toujours, comme un souffle obstiné, la Montagne Sainte-Victoire revient regardée, reprise, transformée jusqu’à devenir plus qu’un motif : une présence. Une ampleur, une sérénité, d’un lyrisme touchant comme si la main, d’instinct, trouvait sans hésitation ce qu’elle avait à exécuter.
Dans son atelier du Sud, Cézanne cherche sans relâche. « Rochers près des grottes au-dessus du Château Noir » est une œuvre que Cézanne réalise vers la fin de sa vie sur un domaine près d’Aix-en- Provence. Elle a longtemps fait partie de la collection de l’artiste Henri Matisse, qui voyait en Cézanne un modèle. Entre la couleur et la lumière, entre la forme et l’instable, il construit un langage nouveau, un équilibre précaire, vivant, presque secret.
Dans ses toiles, le temps semble aboli et, en les contemplant, l’impression de toucher à l’intemporel, quelque chose d’extrêmement vivant, presque impérissable.
De merveilleux effets de transparence, une fluidité, une légèreté, une liberté qui palpite, une vie frémissante qui se ressent dans ses aquarelles avec des toiles plus abstraites.
Face à ces œuvres, quelque chose se déplace en nous.
Une émotion lente, profonde, presque silencieuse.
Le génie de Cézanne ne s’impose pas, il infuse. Il réside dans cette manière unique de faire vibrer le réel, de le déconstruire pour mieux le révéler, jusqu’à toucher en nous une vérité fragile, essentielle.
Réunissant près de 80 œuvres venues d’horizons multiples, cette exposition ne montre pas seulement un peintre au sommet de son art. Elle révèle une quête. Une tension. Une manière d’habiter le monde. Cézanne n’a cessé de creuser en lui, attentif à capter ses sensations, à les traduire avec un maximum d’exigence et de sensibilité, un chercheur d’absolu.
Et l’on comprend, peut-être, ce que Pablo Picasso voulait dire en murmurant : « notre père à tous ».















[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

H16
30/3/2026

Livret A, assurance-vie, expatriation : la grande fuite silencieuse des Français

C’est officiel, les finances françaises vont mieux, l’État peut gagner un cran à sa ceinture et pousser un soupir de soulagement : Sébastien Lecornu, dans un tweet manifestement écrit par ChatGPT qui laisse traîner des tirets cadratins un peu partout, annonce avec emphase un déficit moins énormissime que prévu ; ce sera 5,1% du PIB au lieu de 5,4%, ce qui camoufle très mal le fait qu’on va devoir emprunter plus de 150 milliards d’euros sur les marchés.


En tout cas, voilà qui rassure largement les Français. Heureux et rassérénés par ces excellentes nouvelles, voilà nos concitoyens qui… sortent leur argent du livret A.

En effet, ce placement chéri des Français vient d’enregistrer une violente décollecte de 740 millions d’euros sur le seul mois de février 2026, hémorragie qui rompt violemment avec les tendances post-Covid.

Cette décollecte est poliment mise sur le dos de la baisse du taux de rémunération (1,5% seulement). Plus pragmatiquement, certains comprennent que ce désamour tient en réalité plus de la pauvreté qui s’étend ou, tout simplement, sur l’évidence que les Français choisissent d’investir massivement dans l’économie… du Luxembourg.

Eh oui, actuellement, le Luxembourg a le vent en poupe pour les Français : nos compatriotes détiennent désormais le record absolu de 98 milliards d’euros consciencieusement planqués en assurance-vie luxembourgeoise.

Ce n’est plus une fuite, c’est une évacuation sanitaire d’urgence : rien qu’en 2024, après la calamiteuse dissolution parlementaire, la collecte s’était envolée de 58%, suivie d’une autre hausse de 20% en 2025. La France est discrètement mais sûrement devenue le premier fournisseur de capitaux du Grand-Duché, représentant à elle seule 52% de sa collecte internationale.

Face au gouffre français, le contraste est cruel. Notre charge de la dette va engloutir 134,6 milliards d’euros en 2026, dépassant allègrement le budget de l’Éducation nationale, pendant que la France s’accroche à son bonnet d’âne de seul pays de la zone euro avec un déficit crânement maintenu au-dessus des 3%. En face, le voisin luxembourgeois s’affiche avec un insolent 26% de dette sur le PIB et un excédent budgétaire dodu.


Mais pourquoi diable le Luxembourg ? Tout le monde sait qu’il n’y a rien, là bas, enfin voyons !

Seraient-ce les mécanismes protecteurs que ce pays a mis en place, au contraire de l’Hexagone ?

En effet, le Luxembourg offre le fameux « Triangle de Sécurité » : vos actifs sont strictement séparés du bilan de l’assureur et déposés chez une banque indépendante, elle-même placée sous le contrôle sourcilleux du Commissariat aux Assurances de l’État luxembourgeois.

Ensuite, le « Super Privilège » vous garantit, en cas de faillite monumentale de l’assureur, d’être remboursé en priorité absolue et sans aucune limite de montant, là où le minuscule fonds de garantie français plafonne misérablement son remboursement à 70 000 euros.

Mais surtout, l’arme de séduction massive est l’immunité totale contre la loi Sapin 2 : ce texte voté en 2016 autorise Bercy à geler arbitrairement vos retraits et limiter vos arbitrages en cas de crise systémique, et n’a strictement aucune valeur juridique là-bas.

Pendant que l’État français garde jalousement la main sur votre portefeuille pour s’assurer que vous couliez en même temps que lui, le Luxembourg continue de simplifier ses règles, notamment avec sa récente circulaire 26/1 permettant de détenir directement des produits structurés, vous offrant ainsi un canot de sauvetage robuste.

En réalité, les Français pragmatiques, à commencer par ceux qui ont un minimum de patrimoine, se rendent compte du gouffre de plus en plus large qui se creuse entre les gesticulations gouvernementales pour faire croire à une reprise en main des finances du pays, et l’état réellement catastrophique de ces finances dont tout indique qu’elles vont engloutir les économies des Français. Et alors que le Luxembourg est noté AAA depuis 36 ans, la France perd des lettres de l’alphabet à chaque quinquennat, la propulsant de plus en plus vite vers BBQ.


Dès lors, s’exfiltrer hors du pays n’est pas un calcul purement fiscal, c’est devenu du simple bon sens d’ailleurs encouragé par les banques françaises elles-mêmes.

L’ironie suprême réside en effet dans l’identité de ces passeurs financiers : Cardif (pour BNP Paribas), AXA Wealth Europe, ou encore Generali, les piliers incontournables du capitalisme français, distribuent frénétiquement ces contrats transfrontaliers. Ces mêmes établissements qui financent quotidiennement la dette de l’État français par l’achat d’OAT vendent discrètement ces canots de sauvetage à leurs meilleurs clients. En somme, ces banques ne font plus vraiment dans la gestion de patrimoine, mais quasiment dans l’aide humanitaire.

Alors que le pays voit chaque année le nombre d’expatriés français gonfler de façon sensible, cette fuite des capitaux accélère un déclin qu’on ne peut plus cacher. L’expatriation explique « je m’en vais », le virement au Luxembourg annonce « je me protège » et les deux cas montrent que la confiance dans l’État est maintenant nulle.

Pourtant, devant ce constat, les autorités multiplient les âneries.

En bons pompiers-pyromanes, nos énarques de Bercy pleurnichent sur les recettes qui s’évaporent et s’improvisent taxiculteurs taxophiles, ce qui accélére encore la fuite des capitaux dans une boucle de rétroaction aussi prévisible que désastreuse. L’État prescrit consciencieusement la maladie comme traitement, persuadé que frapper plus fort sur le contribuable fera miraculeusement revenir les fuyards.

Pire encore, la loi Sapin 2 constitue un véritable revolver glissé ostensiblement dans le tiroir du banquier, prêt à être dégainée à tout moment. Cependant, laisser entendre au client qu’on peut lui bloquer arbitrairement son épargne pour sauver un système public en faillite ne fait que terroriser les derniers épargnants naïfs. Le Luxembourg, de son côté, n’a jamais eu besoin d’une telle loi anti-panique, tout simplement parce qu’il ne s’amuse pas à en provoquer tous les quatre matins.

En définitive, les Français fuient : certains par les airs, d’autres par la terre, et d’autres enfin, sur le plan financier.

C’est une sorte de plébiscite silencieux, un vote massif d’épargnants terrifiés par un pays structurellement incapable de gérer son budget depuis un demi-siècle. L’assurance-vie luxembourgeoise est ainsi devenue le Airbnb de l’épargne, offrant la possibilité aux Français de payer pour dormir chez le voisin plutôt que dans leur propre maison qui menace de s’écrouler sur leur tête.

Et quand on voit la façon particulièrement relaxe avec laquelle se réjouissent les clowns gouvernementaux lorsqu’ils se rendent compte que le déficit sera moins abominable que prévu, on ne peut pas blâmer ces Français qui sentent, au fond d’eux-mêmes, que ce pays est foutu.

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Lefrançois

29 mars 2026

Festival de Pâques de Colmar

- 28/3/2026 - Une véritable fête des harmonies, placée sous le signe du partage musical et de la convivialité, offerte par les harmonies des villes de Colmar, Turckheim, Ammerschwihr, et le Musikverein Fahrnau, orchestre d’harmonie du Bade-Wurtemberg.
Pour terminer, près de 150 musiciens se rassemblèrent sous la direction de Pierre Hoppé, directeur du Conservatoire de Colmar, pour interpréter l' "Apothéose" de la magistrale Grande Symphonie funèbre et triomphale d'Hector Berlioz.
Photos Edouard Dabrowski











Colmar : installation du 1er conseil municipal





Les affectations pour les 14 adjoints

- Odile Ulrich-Mallet : urbanisme et police de l'habitat
- Pascal Sala : sécurité et prévention
- Nathalie Prunier : santé, solidarités, personnes âgées et handicap
- Christian Meistermann : voirie, espaces verts, propreté
- Christine Laissue-Stravopodis : domaine public, commerce et artisanat
- Barbaros Mutlu : éducation et jeunesse
- Cécile Striebig Thévenin : culture
- Eric Loesch : sports
- Frédérique Schwob : développement durable, milieux naturels et mobilités douces
- Olivier Zinck : finances et affaires juridiques
- Claudine Mathis : ressources humaines, dialogue social, état civil et modernisation de la relation aux usagers
- Michel Spitz : grands projets et patrimoine historique
- Emmanuella Rossi : citoyenneté et mémoire (égalité femmes-hommes, devoir de mémoire, correspondante Défense, dialogue interreligieux et réserve communale).
- Alain Ramdani : suivi bâtimentaire, rénovation énergétique et politique de la Ville.

27 mars 2026

Musée Unterlinden

Retable d’Issenheim
les 4, 12 et 15 avril 2026


Chef-d’œuvre mondialement connu, le Retable d’Issenheim, réalisé par Matthias Grünewald et Nicolas de Haguenau, impressionne par sa force expressive. Ce polyptique monumental, qui associe sculptures et volets peints, déploie des scènes saisissantes de la vie du Christ et de saint Antoine. En compagnie d’une médiatrice, découvrez une œuvre d’une intensité artistique et spirituelle exceptionnelle.

Horaires
De 14h à 15h30 les 4 et 12 avril, de 11h à 12h30 le 15 avril

Tarif
4,50 € et droit d’entrée (jauge limitée*)

Lieu
Point de rencontre à la billetterie du musée

En savoir plus

26 mars 2026

Lézard

[Cinéma]
SOIRÉE IRAN

Vendredi 24 avril 2026
au CGR de Colmar

 ⇨ à 19h
LA FEMME QUI EN SAVAIT TROP


Réalisateur : Nader Saeivar
Allemagne-Iran 2025 1h40 VOST

Professeur de danse à la retraite, Tarlan a été témoin d’un féminicide commis par un politicien. Elle a toutes les peines du monde à le dénoncer auprès des institutions solidaires des puissants. Écrit à quatre mains avec Jafar Panahi, puis tourné clandestinement par Nader Saeivar avant qu’il ne quitte son pays pour Berlin, le film mêle l’intime et le politique, en intégrant à la fiction l’histoire récente de la dictature des mollahs et le mouvement Femmes, Vie, Liberté.


à 21h
MON GÂTEAU PRÉFÉRÉ


Réalisateurs : Maryam Moghaddam et Behtash Sanaeeha
Iran-France-Suède 2025 1h35 VOST

Mahin, veuve, vit à Téhéran où elle traîne avec lassitude un corps trop lourd et une solitude que ne brise ni son cercle de vieilles amies, ni ses appels à ses enfants exilés en Suède. C’est au restaurant des retraités que l’intrépide septuagénaire va trouver son bonheur : un ancien de l’armée devenu chauffeur de taxi.
Pour ce film généreux qui célèbre l’amour, les réalisateurs ont été condamnés à 14 mois de prison avec sursis.

25 mars 2026

Opening Night à Colmar

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Une nuit pour célébrer l’art contemporain

Cette semaine, Curio’Cité vous accompagne en balade au centre-ville de Colmar à l’occasion de la 14ème édition de l’Opening Night, la nuit de l’art contemporain. De 18h à 23h ce vendredi 27 mars, sept lieux ouvrent leurs portes, gratuitement, pour vous permettre de découvrir l’expression plastique contemporaine différemment. Galeries d’art, ateliers ou autres lieux plus insolites organisent tout au long de la soirée des temps forts pour toutes et tous, petits et grands, amateurs ou néophytes afin de partager un moment convivial et festif. Là un concours de dessin, ici une performance de street art et là-bas encore une exposition croisée entre deux artistes… les propositions sont multiples et chacun est libre d’organiser son parcours comme bon lui semble.
Lézard

LÉZARD S'EXPOSE
par les artistes bénévoles de l'association

Vernissage : vendredi 10 avril 2026 à 18h30


du 10 avril au 12 mai 2026
Espace Lézard - Entrée libre