Traduction

1 mai 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

H16
29/4/2026

En 2026, en France, le citoyen est torturé pour ses bitcoins et racketté par le fisc

En France, on n’arrête plus le progrès ! Pendant que nos ineffables administrations peinent à numériser leurs trillions de cerfas, les criminels, eux, ont parfaitement réussi leur transition numérique et pour leurs braquages, l’heure est à la modernité : blockchain et décentralisation, bienvenue dans l’ère du « cryptorapt » !


Eh oui, le phénomène qui consiste à kidnapper, séquestrer et torturer quelqu’un pour lui soutirer ses cryptomonnaies n’est plus du tout marginal.

En effet, quand la justice daigne s’y intéresser un peu, on découvre que la situation est totalement hors de contrôle : 18 en 2024, 67 en 2025 et déjà 47 depuis le début de l’année 2026 (cela fera 141 en fin d’année si on conserve ce rythme)…

Ainsi, ce sont pas moins de 88 suspects qui ont été mis en examen dans plusieurs dossiers tentaculaires de séquestrations et d’extorsions, avec (sans surprise) une part importante de mineurs.


Il ne faut cependant pas s’arrêter aux simples faits divers. Cette explosion des cryptorapts n’est pas un accident de parcours mais bien le symptôme inquiétant de trois effondrements simultanés de la République, que le gouvernement tente de cacher par le déni ou le silence.

La mexicanisation du pays

En premier lieu, il y a bien sûr une véritable mexicanisation du pays.


Ce terme, que nos ministres de l’Intérieur successifs réfutent mollement, traduit une réalité effroyable : les actes subis par les victimes ne relèvent plus du simple vol à la tire ou de la petite délinquance de quartier puisqu’on parle de torture, de mutilations, de violence décomplexée exercée par des gangs de plus en plus jeunes et de plus en plus barbares.

Ces chantres du vivrensemble alternatif importent directement les méthodes des cartels sud-américains : le marché de la drogue étant saturé, le crime organisé en France s’est rajeuni, diversifié et radicalisé dans sa violence. Pourquoi s’embêter à arracher un sac à main à une vieille dame quand quelques coups de perceuse dans les genoux d’un geek imprudent permettent de récupérer la clé privée d’un portefeuille Bitcoin garni de plusieurs centaines de milliers d’euros ?

L’appât du gain, couplé à une impunité judiciaire totale, transforme l’hexagone en un terrain de chasse à ciel ouvert.

Cependant, pour trouver le cryptomillionnaire en question, il faut savoir où il vit et quel est son patrimoine. Et c’est là qu’intervient le second effondrement.

Une corruption endémique des administration

Tout, en effet, montre que la corruption est devenue endémique dans l’appareil d’État : les criminels, aussi connectés soient-ils, ne devinent pas les adresses de leurs victimes dans le marc de coke café. Pragmatiques, ils achètent leurs informations à la source.


Régulièrement, l’actualité nous rappelle que des réseaux criminels utilisent directement les fichiers de police ou de l’administration en arrosant quelques fonctionnaires véreux.

C’est la conséquence logique et inévitable de deux tendances évidentes : d’un côté, le niveau d’exigence aux concours administratifs et policiers ne cesse de dégringoler pour compenser la pénurie dramatique de candidats et de l’autre, les salaires réels peinent à attirer les meilleurs. Le prestige de la fonction publique est donc en chute libre. Quand on paie des cacahuètes à des individus à la probité morale vérifiée par-dessus la jambe, on obtient invariablement des macaques qui revendent le fichier TAJ (Traitement d’Antécédents Judiciaires) ou les données confidentielles du fisc au plus offrant sur Telegram ou le dark web.

Tout ceci pourrait se corriger si ce n’était…

Un gouvernement complètement apathique

Face à ce tableau, le gouvernement affiche une léthargie… suspecte.

Dépassés par l’ampleur du phénomène, nos politiciens démontrent jour après jour leur incompétence crasse à assurer le B-A-BA de la mission régalienne de l’État (protéger les citoyens et leurs données) : intellectuellement bloqués à l’ère du Minitel, nos gouvernants sont infoutus de s’emparer du sujet de la protection de données, s’évertuant à centraliser nos vies dans de gigantesques bases de données gérées avec les pieds, laissant la France devenir une véritable passoire informatique.

Rien que ce mois-ci, c’est l’ANTS (l’Agence chargée de nos titres d’identité) qui s’est fait piller dans la joie et la bonne humeur, venant s’ajouter aux fuites massives de la CAF, de Viamedis, de France Travail, j’en passe et des pires.

Quant à la violence contre les personnes physiques, elle ne les émeut guère. Vivant dans des beaux quartiers barricadés, protégés par des gardes du corps armés et payés par vos impôts, ils ne sont pas directement concernés par les gangs de détrousseurs. La violence, c’est pour les autres.

Dès lors, à bien y réfléchir, cette apathie n’est peut-être pas qu’une simple question d’incompétence. Plus cyniquement, on remarque que ces violences ciblées constituent une excellente campagne de dissuasion contre l’utilisation des cryptomonnaies.


Ne nous y trompons pas : l’État déteste le Bitcoin et la finance décentralisée. Il n’a techniquement ni les moyens d’en interdire l’utilisation, ni la capacité de contrôler efficacement ces flux qui échappent à ses douanes, à ses banques centrales et à ses inspecteurs des impôts. Dès lors, quoi de mieux que la terreur pour décourager le chaland d’échapper à la matrice fiscale ?

Laisser se développer la violence autour de ces actifs numériques présente un avantage inestimable : l’épargnant moyen, terrorisé à l’idée de finir ligoté sur une chaise de jardin dans son propre salon, avec un fer à repasser sur le torse, préférera s’en retourner bien sagement vers les livrets A, les assurances-vie et les comptes bancaires classiques, produits financiers bien régulés, bien traçables, dont le rendement est mangé par l’inflation, mais qui sont surtout bien taxables et facilement saisissables par l’État.

Peut-on réellement écarter l’idée que le gouvernement laisse les criminels faire le sale boulot de dissuasion à sa place ? Le citoyen préférera subir la violence fiscale et sournoise d’un inspecteur des impôts en costume que la violence physique d’un gang encagoulé armé d’un chalumeau.

C’est le nouveau contrat social : alors que la transition numérique de la pègre semble achevée avec 10 ans d’avance sur les services publics, l’État rackettera vos économies mais s’engagera à vous laisser vos rotules.

Sympa non ?


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Yann Durrière
29/4/2026

Conseil communautaire de Colmar Agglomération, consacré notamment au vote du compte administratif et du budget primitif


Le compte administratif traduit une gestion globalement saine et n’appelait pas de remarque particulière de notre part.
En revanche, j’ai posé une question précise sur les investissements liés aux aires d’accueil des gens du voyage :
349 000 € pour l’aire de grand passage et des crédits pour l’aire permanente près de l’aérodrome.
J’ai rappelé notre position : une opposition claire dans la configuration actuelle, tout en demandant où en étaient les deux conditions posées par Eric Straumann lors de sa réunion publique en réaction à notre sondage au sein du quartier des maraîchers : participation financière des autres intercommunalités et absence d’impact foncier. J'ai noté également que pour M. Straumann tous les participants à cette réunion publique étaient favorables à cette installation d'aire... Je vous laisse juger...
Réponse : à ce jour, ces conditions ne sont pas réunies. Le projet est donc en attente, même si une enveloppe reste prévue “au cas où”.
Concernant l’aire permanente, si les crédits servent bien à rénover l’existant, c’est une bonne chose et cela va dans le sens de ce que nous défendons.
Regrettable en revanche de voir que certains préfèrent caricaturer plutôt que répondre sur le fond. Ma question était technique, elle a été transformée en procès d’intention.
Et pendant ce temps-là… certaines oppositions brillent encore par leur silence.
Pour ma part, je continuerai à être présent, à travailler les dossiers et à poser les questions, simplement.
Laurence Kirchhofer

Restauration de la Collégiale - dépose des dernières statues - 28 avril 2026



Galerie Tschaen
1/5/2026

Pour la première fois à la galerie, découvrez les œuvres de Nean, à l’occasion du duo show avec Kazy Usclef.
Nean vit et travaille à Bruxelles. Autodidacte, la capture du moment suspendu est rapidement devenue le sujet central de son travail. Notamment inspiré par la musique et le cinéma, il est reconnu pour son traitement subtil de la lumière et ses compositions figuratives, invitant à une expérience contemplative.
Les œuvres sont actuellement visibles dans notre galerie, 8 place de la Cathédrale à Colmar.
Demande de catalogue en message privé ou mail : villatschaen@gmail.com









À travers son univers onirique, Kazy Usclef s’inspire notamment de l’histoire de l’art pour enrichir sa pratique picturale. Son sens aigu de la couleur insuffle une intensité particulière à ses compositions, où l’imaginaire se mêle à des références à la fois profondes et délicates.







[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane

Le choix tragique de l’Europe


- 30/4/2026 - Il y a quelque chose de profondément déprimant et même tragique dans la manière dont on nous présente aujourd’hui le réarmement européen comme une « bonne nouvelle ». L’amiral Rob Bauer, ancien chef du comité militaire de l’OTAN, s’enthousiasme : grâce à Donald Trump, les investissements de défense repartent enfin. Les dépenses militaires des pays de l’OTAN ont bondi de 14 à 20 % en 2025, avec un nouvel objectif à 3,5 % du PIB d’ici 2035. Chars, missiles Patriot, drones, avions de chasse… et pour certains, le rêve coûteux d’un bouclier nucléaire autonome.
Pourtant, ce « sursaut » se produit au pire moment possible.
L’Europe de l’Ouest, déjà fragilisée, voit son moteur historique, l’Allemagne, s’enfoncer dans une crise structurelle spectaculaire. Après deux années de récession (2023-2024), une croissance anémique en 2025 (à peine +0,2-0,3 %), les prévisions pour 2026 ont été divisées par deux : de 1,3 % à seulement 0,5-0,6 %. Dette publique écrasante, désindustrialisation, services publics sous tension, problèmes énergétiques persistants et transition écologique bloquée : le continent peine à assurer ses besoins élémentaires.
Dans ce contexte de difficultés économiques, démographiques et industrielles majeures, on nous demande de nous réjouir que des centaines de milliards soient détournés vers l’armement plutôt que vers la santé, l’éducation, les infrastructures ou le pouvoir d’achat. Le bien-être des populations passe clairement au second plan.
Et le plus absurde, c’est le prétexte invoqué : la guerre en Ukraine serait « inévitable » et justifierait cette course aux armements.
Or, rien n’est moins vrai. Le conflit aurait pu s’arrêter depuis longtemps si l’Europe avait mis toute son énergie dans des négociations sérieuses et des accords réalistes. Les pourparlers d’Istanbul en mars-avril 2022 avaient ouvert une voie (neutralité ukrainienne, garanties de sécurité, statut du Donbass). Les accords de Minsk, dès 2014-2015, montraient qu’une solution diplomatique était possible. Au lieu de cela, l’Occident a choisi l’escalade, les sanctions maximales et l’envoi massif d’armes, transformant une guerre régionale en affrontement prolongé.
À aucun moment, dans aucun pays européen, les citoyens n’ont été consultés pour savoir s’ils étaient d’accord pour envoyer des dizaines de milliards à l’Ukraine, et encore moins pour les 90 milliards supplémentaires qui viennent d’être votés. Aucun débat démocratique n’a eu lieu sur l’implication croissante de l’Europe dans ce conflit. Pire : on sait désormais que des usines en Europe de l’Ouest produisent directement des drones pour l’armée ukrainienne, destinés à tuer des Russes. Cela transforme de facto les pays européens en belligérants, comme si l’on voulait absolument donner à la Russie une raison de nous attaquer, alors que pour Moscou la guerre reste circonscrite à l’Ukraine.
C’est comme si l’Europe de l’Ouest cherchait délibérément à ouvrir un nouveau champ de bataille. Cette escalade légitime, dans le discours officiel, toutes les annonces catastrophistes et les budgets militaires démesurés, au détriment de tout le reste. Au moment précis où nous n’avons plus les moyens d’assurer les besoins élémentaires, dettes abyssales, crise énergétique, transition écologique qui suppose une économie saine et des alternatives immédiates (ce qui est de moins en moins le cas avec le conflit au Moyen-Orient), on priorise les missiles plutôt que les hôpitaux et les écoles.
Cette présentation de la guerre comme inéluctable sert de prétexte commode pour justifier le réarmement massif. On transforme une opportunité manquée de paix en justification permanente pour augmenter les budgets militaires.
Le résultat est clair : une Europe qui s’appauvrit, qui sacrifie son présent et son avenir civil pour préparer un futur de confrontation. Une Europe qui, au lieu de miser sur la diplomatie et la reconstruction, choisit la logique de puissance et la course aux canons.
Ce n’est pas seulement un choix économique. C’est un choix de société, imposé sans véritable consentement populaire. Et il est permis de le trouver non seulement déprimant, mais profondément contre-productif pour les peuples européens. L’histoire jugera si cette Europe « adulte » et réarmée valait vraiment le sacrifice imposé à ses citoyens. Pour l’instant, le prix à payer paraît bien élevé.

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28 avril 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Marc Amblard
28/4/2026

ÉRIC CIOTTI REJOINT DAVID LISNARD DANS LE CLUB ULTRA FERMÉ DES MAIRES QUI RÉDUISENT LES DÉPENSES ET LES IMPÔTS


Récemment élu, E. Ciotti tient parole et entreprend un grand ménage à la tronçonneuse dans les dépenses municipales de Nice : près de 60 millions d’économies devraient être réalisées rien qu’en 2026. Quelques exemples :
- frais de représentation & frais de sécurité personnelle du maire,
- réduction de moitié des véhicules dédiés aux élus,
- baisse de 25% des indemnités de déplacement,
- coupe franche dans les dépenses d’avocats (parisiens…), de cabinets de conseil, de réceptions, de communication…
- rationalisation et resserrement des commandes publiques,
- suppression des subventions accordées à quelques événements sportifs majeurs comme l’Ultra-trail et Iron-man (ces deux-là se tiendront malgré tout, preuve que l’argent du contribuable lambda n’est pas indispensable).
En contrepartie, le nouvel édile a annoncé une baisse de la taxe foncière de 4,4 points et de 3,3 points pour la taxe d’habitation soit une baisse de 51 millions d’euros.
En toute franchise, je ne me suis jamais intéressé à ce monsieur mais j’avoue que ses premiers pas en tant que maire de cette magnifique ville renforce mon estime à son égard (et peu m’importe son affiliation politique). Bravo.

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Olivier Roth

- 27/4/2026 - En ma qualité de conseiller municipal, j’ai alerté par écrit le Maire de Colmar Eric Straumann sur une problématique qui concerne chaque année de plus en plus de Colmariennes et de Colmariens : la prolifération des moustiques, et notamment du moustique tigre.
Au-delà de l’inconfort quotidien, c’est aussi une question de qualité de vie, voire de santé publique, qui mérite d’être prise au sérieux.
Au delà de la pédagogie à développer d’avantage, des solutions existent…
Plusieurs villes en France expérimentent déjà des méthodes innovantes, efficaces et respectueuses de l’environnement pour limiter durablement ce phénomène.
La technique de l’insecte stérile (TIS) permettant d’abaisser la prolifération de 60% la première année peut être une réelle révolution pour notre ville, voir notre agglomération !
À Colmar aussi, nous devons nous saisir de ces leviers pour améliorer concrètement le quotidien des habitants, notamment à l’approche de l’été.
Je resterai attentif aux suites données à cette démarche.

Benoît Kuhn
avril 2026

Martin Schongauer au Louvre

L’exposition alsacienne de l’année est à… Paris. Peintures, y compris la Vierge au buisson de roses, gravures et dessins : presque tout Schongauer est à voir au Louvre jusqu’au 20 juillet 2026.

Martin Schongauer illustre parfaitement la rhénanité de la culture alsacienne: né en 1445 à Colmar, il est issu d’une famille d’orfèvres venue d’Ulm quelques années plus tôt. Sa carrière de peintre religieux et graveur se déroule à partir de 1470 à Colmar puis à Breisach sur la rive droite du Rhin (actuellement Vieux-Brisach/Alt-Breisach) dont il devient citoyen en 1489 pour y mourir en 1491.

Martin Schongauer, l’artiste parfait

La première partie de l’exposition se concentre sur les œuvres de Martin Schongauer. En premier lieu les peintures. Bien que l’humaniste alsacien Jakob Wimpheling ait indiqué que l’atelier de Martin Schongauer exportait dans toute l’Europe, moins de dix peintures nous sont parvenues. Sauf une, elles sont toutes présentes au Louvre jusqu’au 20 juillet 2026, y compris la Vierge au buisson de roses (1473) réalisée pour le couvent des Dominicains à Colmar.

Martin Schongauer, La Vierge au buisson de roses, 1473

Martin Schongauer, La Vierge au buisson de roses, détail, 1473

Ce chef d’oeuvre se distingue par sa construction élaborée, sa richesse iconographique et le réalisme des détails, ici le drapé de la robe et la couronne de la Vierge. Ces détails revêtent souvent une valeur symbolique, comme il est de coutume à l’époque pour les peintures religieuses. Le jardin clos autour de la Vierge symbolise sa virginité, le chardonneret à tête rouge – couleur du sang – la passion du Christ, les mains du bébé dans la chevelure de la Vierge traduisent l’amour entre l’enfant Jésus et sa mère.

Les gravures et leur réception à travers l’Europe

La seconde salle de l’exposition se concentre sur son œuvre gravée, quelque cent dix estampes aux sujets variés, et l’influence qu’elle a eu sur les générations suivantes, notamment Albrecht Dürer (grand admirateur de Martin Schongauer) et le strasbourgeois Hans Baldung Grien. Cette influence s’étend même jusqu’en Espagne comme en témoigne un retable de Saragosse (Espagne) reprenant le thème de la tentation de Saint Antoine.

Martin Schongauer, Saint Antoine tourmenté par les démons, entre 1469 et 1473

Martín Bernat, Saint Antoine tourmenté par les démons, volet du Retable de la Vierge de Montserrat de Alfajarín, 1480-1495

Dans ses estampes se mêlent maîtrise technique, fluidité de la ligne et subtilité des dégradés de noir et de blanc. Ses gravures sont fouillées, presque surchargées, il faut s’approcher pour distinguer les détails. Heureusement, des vidéos explicatives les présentent agrandies et en facilitent la découverte.

Vue de l’exposition au Louvre: Martin Schongauer, Une Vierge folle en buste (vers 1470-1475) en agrandissement vidéo

Une exposition « trois étoiles » comme dirait le guide Michelin : vaut le voyage à Paris !

Photos : DR
Michel Spitz
28/4/2026

DU CIEL VERS LA TERRE


Édifice emblématique construit aux XIIIe et XIVe siècle, la collégiale Saint-Martin de Colmar fait l’objet d’une vaste restauration qui a débuté en 2024 et s’étirera jusqu’en 2030. Aujourd’hui, ce chantier d’envergure a vécu une étape historique spectaculaire qui a concerné quatre statues originales subsistant sur les façades extérieures. Hautes d’environ deux mètres et taillées dans un seul bloc de pierre, elles ont été déposées afin d’assurer leur conservation. Ces œuvres rejoindront les collections du Musée Unterlinden, où sont déjà conservées celles déposées dans les années 1970. [...]
Après la dépose des quatre dernières sculptures, douze statues seront recréées par des sculpteurs des entreprises SOCRA et Scherberich MH, dans des ateliers colmariens. Ces nouvelles œuvres viendront orner la collégiale pour les siècles à venir. L’option du remplacement à l’identique a été prise pour la restauration de l’édifice. Cette substitution permettra au chœur de retrouver son état d’origine.
Photo : Michel Spitz

27 avril 2026

Michel Spitz
27/4/2026

GÜNTHER PICHLER - IN MEMORIAM

Fondateur du quatuor Alban Berg, le violoniste et chef d’orchestre autrichien Günter Pichler, victime d’un accident de voiture, est décédé vendredi 24 avril.
Il a été pendant près de 40 ans le premier violon du quatuor à cordes de renommée mondiale Alban Berg. Né en 1940 dans le Tyrol, Günter Pichler rejoint la capitale autrichienne à quinze ans pour y étudier le violon à la Universität für Musik und darstellende Kunst. Nommé premier violon solo de l’Orchestre symphonique de Vienne à dix-huit ans, il se voit proposer le même poste par Karajan, trois ans plus tard, aux Wiener Philharmoniker. Après avoir occupé ces fonctions pendant seulement quelques années, le musicien décide de se consacrer à sa carrière de soliste et de chambriste. En 1970, il fonde, avec Klaus Maetzl (violon), Hatto Beyerle (alto) et Valentin Erben (violoncelle), le Quatuor Alban Berg ; il en restera premier violon jusqu’aux adieux à la scène de l’ensemble, un peu moins de quarante ans plus tard (2008), après d’innombrables concerts et des enregistrements (pour Teldec et Emi) dont beaucoup font aujourd’hui encore autorité.
Invité par le festival « Les jeudis de l’été musical », l’actuel Festival de Pâques de Colmar, le quatuor Alban Berg a fait le bonheur des mélomanes colmariens à deux reprises en septembre 1991 et 1994.
Photos Jean-Marc Hedoin Pictural
Œuvre picturale du fond de scène : Jacques Thomann, peintre




Yves Hemedinger


- 27/4/2026 - Le rôle des sénateurs est d’être les représentants et donc les défenseurs des élus de leur territoire.
Vous connaissez mon attachement profond à ce que l’Alsace redevienne une région à part entière. C’est dans cet esprit que j’ai tenu à saluer les députés alsaciens qui ont su dépasser les clivages partisans pour se rassembler autour de l’essentiel et obtenir le vote de cette loi.
Mais une étape décisive reste à franchir : pour que ce texte adopté à l’Assemblée nationale devienne pleinement une loi de la République, le Sénat doit désormais prendre ses responsabilités. J’attends des sénateurs alsaciens qu’ils fassent preuve de la même détermination et du même sens de l’intérêt général. Leur mandat les engage : ils sont les garants de la voix des territoires et doivent porter avec force les attentes de nos collectivités.
Il leur appartient d’obtenir, sans délai, l’inscription de ce texte à l’ordre du jour du Sénat. Cette échéance doit intervenir avant l’été ou, au plus tard, dans la foulée des élections sénatoriales prévues à la fin du mois de septembre.
Chacun comprendra que l’issue de ce dossier aura des conséquences politiques directes, y compris sur le terrain électoral.
J’y serai très attentif et pleinement mobilisé sur ce sujet et je ne manquerai pas d’y revenir.
Abbaye de Marbach


En avant-première...

On espère que vous allez bien et on est très heureux de vous retrouver en ce début de printemps. Les arboriculteurs ont taillé les arbres fruitiers. L'équipe de bénévoles de l'abbaye a commencé les travaux au jardin et on se prépare au mieux afin de vous accueillir dans les plus belles conditions. Stéphane Vetter nous fera l'honneur de nous proposer une exposition de ses plus belles photos d'étoiles et de constellations. Nous accueillerons trois jeunes artistes de l'Opéra Studio de l'OnR pour un Florilège lyrique et Grégory Ott Jazz Trio nous offrira un magnifique concert d'ouverture.

Mais encore un peu de patience, le 4 mai, tous les concerts seront en ligne et la billetterie sera ouverte.


18 concerts, 1 exposition, 1 flânerie, 16 visites guidées
du 28 juin au 20 septembre 2026

Regarder, écouter, sentir, voir, entendre, partager, rire, pratiquer… Découvrir d’autres cultures, d’autres modes d’expression, s’ouvrir à des univers inattendus, rester curieux. C’est le pari que s’est donné l’équipe artistique de l’Abbaye de Marbach animée par la volonté de soutenir la création artistique et d’accompagner celles et ceux qui feront la culture de demain.

Cette nouvelle saison intitulée "2026, cultures d’étoiles" est avant tout une aventure faite de rencontres humaines, de curiosité et de générosité. Une constellation d’artistes, de passionnés, de bénévoles et de spectateurs qui croient que l’art dans son ensemble est un espace de dialogue, de découverte et d’ouverture. Cette nouvelle saison présentera des talents venus d’horizons différents, porteurs de nouvelles sensibilités et de nouvelles écritures. Pour cela, nous avons commencé par redonner à cette saison son espace initial d’avant le Covid. La saison 2026 se déroulera du 28 juin au 20 septembre.
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3 temps forts
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Fin juillet, « Découvert’In Marbach les 24-25-26 juillet » mettra en lumière de jeunes artistes : le Duo Ionnda, nous contera ses Histoires de la Mer, puis un conte musical initiatique « Un petit voyage d’hiver » inspiré par Schubert et signé par Belinda Kunz, jeune mezzo-soprano strasbourgeoise, et Pari-Banu, spectacle créé par Aurélien Sauer, qui nous fera voyager au cœur de la culture persane. Les couleurs du jazz s’épanouiront en août avec « Jazz’In Marbach les 14-15-16 août » qui accueillera Bernard Hertrich Jazz Trio et Ludovic de Preissac, un jeune trio malgache Ralah’Trio et Grégory Ott/Sélia Setodzo qui nous conteront Nina Simone, l’écorchée vive.

Les Journées du Patrimoine, en septembre, clôtureront cette parenthèse estivale. Le narthex de l’abbaye, pour l’occasion, accueillera une exposition d’enluminure de l’Atelier Saint-Jean et un atelier de reliure de livres anciens. Les visites guidées des vestiges quant à elles, seront agrémentées d’une flânerie musicale proposée par Gaëlle Ott, comédienne et chanteuse lyrique tout terrain.
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J-8 : on vous dévoile tout le 4 mai...



3 week-ends de Qi-Gong pour faire une pause...

Infos / renseignements

Contacter Laurence au 07 70 13 98 22
Email : culture@abbayedemarbach.org

notre site web

Abbaye de Marbach
lieu-dit Marbach
68420 Obermorschwihr

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

François Asselineau
26/4/2026

DUFLOT VEUT ACCÉLÉRER LA DESTRUCTION DE NOTRE ENSEIGNEMENT



La dirigeante écologiste, ex-ministre de Hollande (Ayrault I et II) veut en finir avec l'exigence sur l'orthographe.
Elle a déclaré sur RMC que « l’orthographe n’est pas une religion » et l'a qualifiée d’« instrument de sélection scolaire ».
Se définissant crânement comme une « psychopathe de l’orthographe repentie »,elle juge que le véritable enjeu de la langue est de « se comprendre, de s’exprimer et d’agir ensemble ». Et que le respect de l'orthographe serait donc une vieillerie à supprimer d'urgence.
Cette sortie fait suite à la publication d'une note de service d'Édouard Geffray (ministre de l’Éducation nationale) qui demande aux enseignants de faire preuve d'une « exigence renforcée dans les attentes rédactionnelles pour toutes les disciplines ».
Exigence que Duflot dénonce comme étant « une lubie récurrente ».

COMMENTAIRES

Il est minable de constater que RMC, repris par Le Figaro, qui censurent impitoyablement les analyses, les propositions et l'existence même de l'UPR, trouvent en revanche judicieux de donner le plus grand retentissement à Mme Duflot, qui a quitté fort heureusement la politique depuis 8 ans, dans un soulagement général.
Non seulement cette dame ne représente plus qu'elle-même, mais ce qu'elle sort avec aplomb n'est, pour la paraphraser, que la « lubie récurrente » d'une idéologie soixante-huitarde moribonde.
Une idéologie qui affirme que l'on formera mieux les enfants au monde de demain si l'on supprime, dans leur parcours éducatif, toute contrainte, toute exigence, toute rigueur, tout souci de précision et toute difficulté, et cela par refus de la « sélection scolaire » et souci de promouvoir la « créativité » des élèves.
Or 2 raisons fondamentales révèlent toute la sottise de la réaction de Duflot.
1. Duflot ne comprend pas que le but de l'orthographe, comme celui de la grammaire, n'est pas d'embêter sciemment de jeunes enfants au nom d'une « lubie récurrente », sadique et inutile.
Car l'orthographe ne sert pas à rien.
C'est ce qui permet notamment de distinguer des mots homonymes comme :
-sein (partie du corps)
-saint (sacré ou personne canonisée par l'Église)
-sain (bonne santé)
-ceint (entouré)
-seing (signature)
Supprimer la précision de l'orthographe, de la grammaire et de la ponctuation, reviendrait donc à multiplier sans cesse les quiproquos, à rendre les textes ambigus ou carrément inintelligibles.
Contrairement à ce qu'affirme Duflot, ce n'est donc pas la suppression de l'orthographe qui permettrait aux futurs adultes de « se comprendre, de s’exprimer et d’agir ensemble ».
C'est au contraire son maintien et son enseignement rigoureux, comme le fixe d'ailleurs la note du ministre !
2. Duflot ne comprend pas non plus que l'exigence et la précision sont la base de l'optimisation des mécanismes mentaux pour permettre aux enfants de progresser vers les sommets de l'intelligence et de la pensée.
Pour le comprendre, cette écologiste devrait réfléchir au constat très significatif suivant :
Les pays où l'apprentissage de l'écriture et de la lecture sont les plus difficiles au monde – du fait de la mémorisation nécessaire d'au moins 2000 idéogrammes (Chine,Taïwan, Japon...) – sont aussi les pays où le quotient intellectuel (QI) moyen des populations est le plus élevé du monde :

CLASSEMENT des 10 premiers pays du monde par ordre de QI moyen

1) Chine: 113
2) Singapour: 113
3) Hong Kong :110
4) Macao : 110
5) Taïwan : 110
6) Japon : 109
7) Corée du Sud :109
8) Canada : 106
9) Finlande :106
10) Estonie : 106
https://donneesmondiales.com/qi-par-pays.php ]

Comme on l'a vu en France au XIXe et XXe siècles, l'exigence de l'enseignement et l'effort demandé aux élèves sont ainsi la clé du développement économique et de la prospérité.
A contrario, la baisse du niveau d'exigence dans l'enseignement français s'accompagne de notre dégringolade économique et civilisationnelle.

https://www.lefigaro.fr/.../l-orthographe-n-est-pas-une...

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26 avril 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane
25/4/2026

L’électrification forcée : 9,4 milliards d’euros pour un résultat marginal


Au 1er janvier 2025, le parc automobile français reste massivement thermique : 91 % des voitures particulières roulent au diesel (18,13 millions) ou à l’essence (15,03 millions). Les électriques pures ne représentent que 826 618 unités, soit à peine plus de 2 % du total.
Les Français conservent leurs véhicules thermiques le plus longtemps possible, à la fois parce qu’ils préfèrent cette motorisation éprouvée et fiable, et parce qu’ils n’ont souvent tout simplement pas les moyens de passer à l’électrique.
Malgré cela, l’État a dépensé 9,4 milliards d’euros d’aides publiques entre 2017 et 2024 (bonus, primes à la conversion, etc.). Selon la Cour des comptes, ces dispositifs n’ont incité que 56 000 achats supplémentaires en 2021, soit un coût moyen de 17 800 euros par véhicule financé par le contribuable.
Cette politique ignore les réalités du marché. Prix élevé, autonomie limitée, réseau de recharge insuffisant : la voiture électrique ne s’impose pas spontanément auprès des ménages. Elle ne survit que grâce aux subventions massives et aux achats forcés des flottes d’entreprises. On retrouve la même logique coûteuse et artificielle avec les pompes à chaleur, l’éolien ou le photovoltaïque.
Huit ans et près de dix milliards plus tard, le constat est sévère : le diesel et l’essence dominent toujours outrageusement. Le contribuable finance très cher une transition qui ne se fait pas naturellement. Une stratégie aussi dispendieuse qu’inefficace.

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Elisabeth Spitz


Se rendre compte que le silence
Est tout aussi bavard que les gens qui pensent.
Admirer le vent qui danse
Et se taire au milieu de l’errance.
S’étonner de sourire aux champs de blé
Et se confier aux fleurs fanées.
Résister, désobéir mais choisir le beau.
Se pencher encore un peu plus haut
Sur le rebord de la vie.
Écouter les saisons plutôt que les cris.
On peut se raconter des histoires
Attendre les confidences du soir
Mais souvent celle qui console dans le noir
C’est la poésie.