Traduction

31 août 2026

Elisabeth Spitz
31/8/2026

Une envie de relire « La promesse de l'aube » de Romain Gary et je me suis promis d'acheter « des veloutés d'aurore » rien que pour sentir le parfum de ces roses rouges. Je continuerai à croire que les émotions sont inépuisables, que la poésie côtoie le tragique et que la compréhension de la condition humaine peut être une recherche éperdue.
Voici un moment fabuleux sur la mélancolie des rencontres et cet essentiel inaccessible : « J'ai croisé des yeux magnifiques, j'ai tenu des mains d'une douceur infinie, mais j'ai toujours eu ce sentiment affreux d'arriver trop tard, ou trop tôt, dans la vie des êtres que j'aurais pu aimer. »
Il y aussi ce désespoir dans l’incurable solitude à deux que Gary exprime sans complexe : « On peut s'accrocher à un corps comme un noyé à une épave, cela ne fait pas une île. On se retrouve toujours seul sur le rivage, avec un peu de sable entre les doigts et du sel dans les yeux. »
Sa plume est d’une pureté absolue lorsqu’il exprime l'instant éphémère de la grâce amoureuse :
« Il y a des moments de silence partagé qui valent tous les poèmes du monde, des secondes où l'on croit presque que la vie a un sens, simplement parce qu'une main s'est posée sur la vôtre sans rien demander en échange. »
J’aime cette écriture qui capture avec force le déchirement intérieur, la quête d'absolu et le rapport complexe aux femmes, à l’amour et à cette peur d’aimer.
Je finirai avec cette citation emblématique sur cet amour maternel inconditionnel : « Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours.
Après cela, chaque fois qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné.
Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu…
Si ma mère avait eu un amant, je n'aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine. »

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Anne Mansouret
31/8/2026

INTERDICTION DU VOILE ISLAMIQUE ?


Ma proposition est à la fois lucide, objective et pragmatique :
- Dans un premier temps, revenir à l’esprit de la loi de 1905 sur la laïcité républicaine française, à savoir qu’il n’est pas autorisé d’arborer des signes ou des symboles « ostentatoires » de sa religion, quelle que soit cette religion.
- Interdire conséquemment dans l’espace public tout signe d’appartenance à une communauté religieuse : kippa, croix ou étoiles de David ostensibles, turban, kesa, qamis ou autre tenue vestimentaire religieuse traditionnelle...
- Ok, mais comment faire ?
Taxer d’une amende le port du voile est ingérable.
En revanche, demander les papiers d’identité de la femme ou de l’homme en infraction est parfaitement possible et facile à mettre en œuvre...
Conséquemment, il est très possible et parfaitement efficace de lui retirer son titre de séjour sur le champ, si il ou elle est de nationalité étrangère ; et ses aides sociales non contributives (CAF, APL etc.) si il ou elle est de nationalité française. Les deux mesures étant évidemment cumulables.
Tout cela est envisageable par simple décret.
Je termine en rappelant :
Que je suis d’origine iranienne, donc musulmane, immigrée en France à l’âge de 11 ans, en 1956. Naturalisée française à 21 ans en 1966… Résidente et contribuable en France. Élue de gauche de 2001 à 2015 et officier de la Légion d’honneur.
Et que je revendique sans aucun problème le qualificatif d’islamophobe…
Car précisément, connaissant très bien la religion, la culture et les mœurs musulmanes, j’en perçois les dangers pour la France, pour l’Europe et pour notre civilisation judéo-chrétienne occidentale.

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Galerie Murmure

Nous avons le plaisir de vous convier au vernissage de l'exposition

Michel Cornu "Temporalités incisées"

Jeudi 10 septembre de 18h à 21h
à la galerie Murmure

En présence de l'artiste


Dans son travail, Michel Cornu explore le dessin comme une expérience du geste, de la trace et du temps.

La gravure y occupe une place singulière : avec la pointe sèche, l'artiste incise directement la plaque, faisant de chaque trait une inscription définitive. La gravure devient ainsi une forme d'écriture, une empreinte du geste et de son passage.


Le travail de Michel Cornu s'inscrit dans une redéfinition profonde du médium de la gravure.
Loin de sa fonction traditionnelle de reproduction, il l'envisage comme un champ autonome de création.
« Je suis dans la transgression en gravure », dit-il.
Par ce positionnement, il affranchit la gravure de sa vocation éditoriale pour la reconfiguration en espace d'expérimentation et d'unicité.


Mais son univers ne se limite pas à la gravure.
Encres, pastels et dessins participent également à cette recherche et se répondent, parfois au sein d’une même œuvre, parfois dans des œuvres autonomes.
Les techniques se croisent, se prolongent et font émerger des images en perpétuelle transformation.


Le temps est au cœur de cette démarche.
Les superpositions, les traces, les effacements et les reprises font de chaque œuvre une surface de mémoire, où les différents états de l’image semblent continuer à coexister.


De la figure humaine aux formes plus organiques et indéterminées, Michel Cornu s’intéresse progressivement à ce qui précède la forme : des structures fluides, mouvantes, qui évoquent parfois l’univers microscopique et les origines du vivant.


"Temporalités incisées" nous invite à entrer dans un univers où le geste laisse son empreinte, où la matière garde la mémoire de ses transformations et où le temps se révèle peu à peu, dans la profondeur des traces.


Nous vous donnons rendez-vous jeudi 10 septembre à partir de 18h à la Galerie Murmure pour découvrir l'exposition et rencontrer l'artiste.

Galerie Murmure
5 place de l'Ancienne Douane à Colmar
jeudi et vendredi : 14h à 18h - samedi : 10h à 19h
Et tous les jours sur rendez-vous
contact@galerie-murmure.fr
Tél. +33 3 89 41 49 25
www.galerie-murmure.com
Instagram : galerie_murmure

30 août 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Luc Ferry

Oui, l'IA peut nous asservir

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Yves Hemedinger
30/8/2026

Pendant que les Colmariens attendent un maire réellement au travail, ce dernier passe son temps à faire de la politique politicienne.
Ce n’est pas sérieux ni respectueux des Colmariens !
Le maire de Colmar vient à peine d’être réélu qu’il est déjà reparti en campagne électorale, passant d’un mandat à l’autre !
On peut penser ce que l’on veut du personnage, mais il y a quand même une question à se poser : quand s’occupe-t-il de Colmar et de Colmar Agglomération ?
Car les sujets ne manquent pas.
Et lorsque j’échange avec vous, voilà ce qui vous préoccupe. Du concret, pas du blabla.
⇨ L’avenir de notre centre-ville et de nos commerces, pour éviter que Colmar ne devienne progressivement un simple parc d’attractions à ciel ouvert.
⇨ Les travaux, souvent nécessaires, mais dont la mauvaise gestion provoque d’incroyables nuisances pour les riverains, les commerçants et les usagers.
⇨ Le pouvoir d’achat des Colmariens et la politique du logement.
⇨ L’insécurité qui monte et qui pourrit au quotidien la vie de nombreux habitants dans de nombreux quartiers.
⇨ Les moustiques qui envahissent nos jardins et nos habitations, alors que des solutions existent et que certaines villes ont pris des mesures concrètes, que nous avions d’ailleurs proposées.
⇨ L’avenir économique de notre territoire, avec nos entreprises, nos commerces, nos artisans et nos emplois.
⇨ La fiscalité locale et cette hausse spectaculaire du prix de l’eau, qui pèse directement sur les familles.
⇨ La rénovation de nos équipements sportifs et culturels.
⇨ Le soutien au monde associatif, qui fait vivre notre ville toute l’année.
⇨ Une ville propre dans tous les quartiers, et pas uniquement dans les secteurs fréquentés par les touristes.
⇨ Des aménagements cyclables dignes de ce nom, sécurisés et pensés pour les usages du quotidien.
⇨ Un urbanisme raisonné, qui anticipe l’évolution du climat et protège notre qualité de vie.
Etc., etc.
Voilà les vraies responsabilités d’un maire et d’un président d’agglomération.
Les Colmariens n’ont pas besoin d’un maire en campagne permanente. Ils ont besoin d’un maire au travail, sur le terrain, concentré sur leurs problèmes et sur l’avenir de leur ville.
Eric Straumann
30/8/2026

Il devait l’annoncer ce lundi. La presse le confirme finalement ce dimanche : Yves Hemedinger est candidat sur la liste de Patrick Striby aux élections sénatoriales.
Nous apprenons donc que notre conseiller municipal de Colmar, ancien LR, ancien ciottiste, ancien proche des idées du RN, momentanément macron-compatible… est désormais accroché à la branche Unserland.
S’il faut lui reconnaître une qualité, c’est bien la constance de son inconstance.
Quant à Patrick Striby, on découvre qu’il n’est plus macroniste. Une conversion passée inaperçue, tant son soutien zélé au président de la République et à sa majorité semblait solidement arrimé.
Là aussi, il faut lui reconnaître une qualité : il sait sentir le vent tourner.




Réponse des intéressés

Yves Hemedinger :
C'est par le parti Unser Land que j'ai rejoint la liste de Patrick Striby. Il se trouve que j'avais des contacts avec Maxence Helfrich, le directeur, et qu'Unser Land nous soutient déjà pour l'élection départementale. Mais Patrick Striby n'est plus encarté à LaRem depuis plusieurs années et sa liste est une liste de rassemblement.

Patrick Striby :
J'ai été exclu de LaRem en 2022 pour une raison que j'ignore... Je suis aujourd'hui sans étiquette et m'occupe principalement de santé. Publier un article sans en préciser la date est un procédé malhonnête. D'autant qu'il [Eric Straumann] a soutenu son amie Brigitte Klinkert (Renaissance) pour aujourd'hui l'abandonner et se tourner vers Christian Klinger (LR). Il faudrait d'abord qu'il s'occupe de son propre positionnement politique...

29 août 2026

Abbaye de Marbach



samedi 5 septembre à 19h
Oplat'cha / Charlène Ploner



Elle s’en vient par ici, la musicienne ambulante au sourire ensoleillé. Elle mène son bric-à-brac d’instruments vers de nouvelles rencontres…
Elle pose son tapis ici, sur un coin d’herbe, dans une cour, sous un préau… et vous invite dans son salon pour un bon thé. Elle a le coeur en joie de vous voir !
Née dans un pays où la musique est interdite, elle ne pouvait plus taire sa voix, retenir ses étincelles…. Alors elle a fui, sa contrebasse sur le dos, et chemine à la découverte de nouvelles chansons.
Cette prise de liberté lui donne un élan de vitalité et de folie qu’elle partage allègrement. Toutes les choses révèlent une saveur d’extraordinaire, un goût d’inattendu.
Le passé n’est pas si loin, et les souvenirs surgissent, comme des images. Mais, dit-elle : “Nous sommes nés pour vivre notre présent”… avant d’entonner un refrain épicé de sa voix lumineuse. Musique !

avec Charlène Ploner, chanteuse poly-instrumentiste et raconteuse.

Tout public à partir de 7 ans
Durée : 50 minutes + temps de partage
Création de la Cie Le Pays de ma tête
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je réserve


dimanche 6 septembre à 17h
À Cœur Ouvert
Laurence Hunckler / Sandrine Weidmann


Un récital comme on raconte une histoire.

« Enfants nous habitions au 11ème étage d’un immeuble au cœur du quartier ouest de Colmar. De ma chambre, la vue sur le massif des Vosges était impressionnante et de toute beauté, surtout les soirs d’été lorsque le soleil de ses couleurs rose-orangé embrasait le ciel jusqu’à toucher la terre.
De chaque fenêtre sortait une mélopée, ici une radio, là un fado, là encore un yodler, puis Oum Kalthoum, Franz Schubert, Giuseppe Verdi, Metallica, Ray Charles, Ella Fitzgerald, Tino Rossi, Jacques Brel et tellement d’autres dont j’ai oublié le nom. Une joie exubérante et volatile résonnait de chaque quotidien et pour rien au monde je n’aurais quitté cet espace où chaque seconde racontait l’éternité, un voyage unique et merveilleux. »

avec Laurence Hunckler, soprano – Sandrine Weidmann, piano

Laurent Fritsch, création lumière
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samedi 12 septembre à 19h
Oussïa Trio


Balkans, Flamenco & Chanson Française

Imaginez que l’on ait découvert l’essence de la vie ! Il y aurait, à n’en pas douter, toute la joie terrestre et céleste, le bonheur infini, mais aussi l’expression de la révolte, du doute et des tempêtes. Il y aurait la beauté, la douceur, l’amour, et les chants d’oiseaux !
Voici ce que Oussïa rassemble dans sa musique.
Allant puiser son inspiration dans les mélodies d’Europe de l’Est, dans le flamenco et la chanson française, ce trio vous emmène dans un voyage qui charmera vos oreilles et votre cœur.
“La musique est la langue des émotions.” E. Kant

avec Marie Taglang, accordéon, saxophone – Chiara Sutterlin, chant, guitare – Jean Christophe Lauth, guitare, percussions
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dimanche 13 septembre à 17h
Jazzier d'émotions / TromBaBa Trio



Être sur un nuage
Être fier comme un coq
Être comme un poisson dans l’eau
Ou encore Rouge de colère
Imaginez toutes ces expressions devenir groove et poésie, jazz et chanson : c'est une immersion à travers toute la palette des émotions que Jean Lucas et son équipe du « TromBaBa Trio » vous propose. Des mots poétiques et drôles naviguent au son du trombone, de la contrebasse et de la batterie. On sillonne ainsi des flots d’humeurs, de contrariétés et de gaieté, emporté par un jazz parfois paisible, parfois tumultueux, toujours passionné.
Un concert qui ne sous-estime pas les oreilles des plus jeunes et leur offre une véritable initiation à la musique jazz.

avec Jean Lucas, trombone, voix – Frédéric Guérin, batterie, choeur – Philip Klawitter, contrebasse, chœur
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je réserve


samedi 19 & dimanche 20 septembre
Patrimoine / Visites guidées & Flânerie musicale avec Gaëlle Ott



Deux journées portes ouvertes seront consacrées à faire découvrir à tous le merveilleux patrimoine de l’Abbaye de Marbach.

• Exposition d’enluminures par l’Atelier Saint Jean

• Démonstration de reliure de livres anciens

• Visites guidées :
- samedi 19 septembre à 15h
- dimanche 20 septembre à 10h et 15h

Chaque visite guidée sera agrémentée d’une flânerie musicale spécialement conçue pour l’occasion par la comédienne et chanteuse tout terrain Gaëlle Ott.

« Dans le cadre des journées du patrimoine les 19 et 20 septembre 2026 je vous propose une déambulation originale d'environ 10 à 15 minutes dans les jardins de l'abbaye de Marbach. J'aurai plaisir à offrir aux visiteurs ma vision de l'Alsace, de ses habitants, de sa langue, ses paysages, son art de vivre et de tout ce qui fait le charme de ce beau pays qui m'a adoptée. Je suis Gaëlle Ott, comédienne et chanteuse lyrique professionnelle depuis 37 ans. Je m'appuierai sur mon expérience professionnelle, acquise entre autres, lors de mes nombreux spectacles tout terrain, pour partager, sur ce thème, avec petits et grands, la poésie et l'humour de textes et de chants qui me touchent particulièrement. Si l'ambiance s'y prête, je proposerai au public de participer à ce moment hors du temps en osant chanter tous ensemble ou improvisant quelques dialogues ou jeux spontanés. » Gaëlle Ott
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découvrez toute la saison

infos pratiques

- Soutien à l’abbaye : 8€-12€ selon les concerts / caisse du soir
- Gratuit pour les moins de 12 ans
- Réservation en ligne conseillée
- Plateau au profit des artistes / buvette

Vous avez des questions ?
Contactez Laurence au 07 70 13 98 22
Email : culture@abbayedemarbach.org
http://abbayedemarbach.org
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Phil Umbdenstock

Parodie ! (garanti sans IA)

Eric Straumann
29/8/2026

Élections sénatoriales : la grande annonce de lundi ?

Un conseiller municipal de la Ville de Colmar est candidat en 5ᵉ position sur la liste du premier des macronistes du Haut-Rhin.
L’information est pour le moins surprenante.
Un homme qui traite tous ses adversaires de macronistes, qui se revendiquait LR, puis proche d’Éric Ciotti, puis sympathisant du RN avant les élections législatives, et qui figure désormais sur une liste menée par un macroniste.
Attendons lundi pour connaître officiellement cette nouvelle conversion.

28 août 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

H16

L’été 2026 a prouvé que les écolos ont tout faux

Il faut toujours faire attention à l’environnement : on ne sait jamais d’où il va attaquer. Son ironie mordante a même poussé certains à mourir de chaud dans des appartements superbement isolés pour l’hiver…

Le 25 juin dernier, la France enregistrait une canicule historique. Dans la foulée, Santé publique France comptabilisait 5.764 décès en excès entre le 17 juin et le 2 juillet, soit +36 %, concernant très majoritairement les plus de 65 ans. Dans cette période, les décès à domicile ont grimpé d’environ 40 %.

La presse a été fort discrète sur le fait que beaucoup de ces morts à domicile l’ont été dans des logements que le DPE avait très soigneusement notés pour l’hiver : on estime pourtant qu’environ un tiers des logements classés A au DPE (et jusqu’à 37 % de ceux classés « Bon » en confort d’été) se transforment en véritable bouilloires thermiques dès que le mercure grimpe, comme le montre cette analyse de l’ADEME.

Les autorités sont prises par surprise : il apparaît que l’isolation, conçue pour garder la chaleur, la garde aussi l’été !


Malgré ce constat, la machine bureaucratique lancée à pleine vitesse depuis des années sur l’isolation à tout prix et une protection coûte que coûte de l’environnement continue donc avec un discours de plus en plus décalé avec la moite réalité : surtout, les enfants, ne versez pas dans la facilité de la climatisation ! Elle constituerait à l’évidence une « maladaptation » ! Les écologistes et une partie de la gauche insistent : surtout pas de généralisation, cette climatisation « augmenterait les dégâts » !

Moyennant quoi, les EHPAD restent largement dépourvus de chambres climatisées avec comme résultat, une moisson de vieux morts chez eux ou à l’hôpital, pendant que l’on débat savamment de sobriété énergétique.

Cette lamentable histoire de climatisation n’est d’ailleurs qu’un des fruits de la saison ; dans les champs, la même logique a déjà fait son œuvre.

Rebaptisées « mégabassines » par des opposants jamais en mal d’utilisation de préfixes comme « turbo », « méga » ou « ultra » en lieu et place d’arguments solides, les retenues d’irrigations agricoles ont été consciencieusement bloquées pendant des années par des recours et des décisions de justices de plus en plus ridicules, laissant l’agriculture française sans réserve d’eau quand la sécheresse a frappé.


Cette année, 40 à 50 % du maïs potentiellement produit est d’ores et déjà perdu selon la FNSEA ; le ministère de l’Agriculture chiffre de son côté une baisse de 35 % de la récolte, au plus bas depuis 1980. Les laitues, les jeunes pousses et certains légumes ont commencé à disparaître des étals, avec des hausses de prix parfois spectaculaires.

La raison est simplissime : là où l’Espagne dispose de près de 22 milliards de m³ de stockages déployés en 25 ans, la France n’a fait sur la même période qu’un effort microscopique (moins de 10 millions de m³) ce qui explique les atermoiements actuels. On stocke trop peu d’eau en France, et ce n’est pas faute d’avoir été prévenus.

Chaque projet de retenue se heurte à la même litanie : gnagna privatisation de la ressource, gnigni atteinte aux zones humides, « accaparement » et « vilain capitalisme » d’une (méga)agriculture industrielle forcément intensive.

Bilan : aujourd’hui, les nappes sont basses, les cultures grillées, et les prix alimentaires montent. On a tellement bien « protégé » l’eau que c’est à présent la sécheresse agricole. Charmante réussite.

Ce serait suffisant pour s’arrêter et réfléchir, mais la (turbo ?)écologie de combat ne s’arrête pas là : il y a aussi les forêts.


Des obligations légales de débroussaillement existent, mais se heurtent régulièrement à la protection des espèces. Le Conseil d’État a rappelé en février 2026 qu’aucune présomption générale ne dispensait d’une dérogation dès qu’un risque caractérisé pesait sur des espèces protégées (tortue d’Hermann, pie-grièche et consorts, comme l’a salué la LPO).

Comme pour les bassines, les travaux indispensables sont retardés, compliqués, parfois rendus impossibles dans les périodes critiques.

On se souvient encore du massif des Maures en 2021, où l’impossibilité de débroussailler mécaniquement pour ne pas déranger les tortues s’était soldée par plus d’une centaine d’entre elles carbonisées dans l’incendie, un épisode pas suffisamment rappelé dans le débat actuel.

On a protégé les nichées au point de laisser le combustible s’accumuler, et les nichées ont fini grillées, ainsi que le reste de la faune et même des habitations : 90 % des constructions détruites lors des feux de forêt se trouvaient sur des terrains non ou mal débroussaillés, selon les campagnes officielles du ministère.

Là encore, c’est une franche réussite de l’écologie appliquée.

Ce schéma se répète, avidement.

L’éolien, présenté comme la solution décarbonée par excellence, se heurte à son intermittence structurelle : quand le vent tombe, des moyens pilotables prennent le relai, ce qui revient à solliciter des centrales à gaz, exactement le type de production que l’on prétendait remplacer. Le réseau doit en permanence compenser des variations de plusieurs gigawatts en quelques heures, ce qui complique l’équilibre et renchérit le système. Pendant ce temps, la « filière hydrogène » continue de brûler des centaines de millions d’euros publics dans des projets dont la viabilité économique et technique reste, pour l’instant, purement théorique.


On pourrait multiplier les exemples, et à chaque fois retomber sur le même schéma : une mesure présentée comme protectrice, une réglementation minutieuse, des recours, des principes, et au bout du compte l’effet exactement inverse de celui affiché.

On isole pour l’hiver et l’on crée des fours. On refuse la climatisation et l’on laisse mourir les personnes âgées. On empêche de stocker l’eau et l’on assèche les cultures. On protège les nids et l’on carbonise les animaux. On installe des éoliennes intermittentes et l’on se retrouve à cramer du gaz.

Le dogmatisme écologique n’est pas seulement inefficace mais il est véritablement destructeur : confronté à la réalité, cet écologisme de combat s’est fait démonter, éparpiller façon puzzle, montrant sa complète inanité et sa véritable toxicité.

Mais pendant que les prix des légumes s’envolent, que les statistiques de mortalité s’alourdissent et que les massifs partent en fumée, on continue d’entendre parler de « transition », de « sobriété » et de « respect du vivant ». Ces mots ont désormais le même goût que les laitues de plus en plus rares des étals : amers et coûteux.

Les Français qui ont cautionné ces choix stupides en subissent maintenant les conséquences. Espérons (naïvement ?) que ces expériences lamentables leur cuisent suffisamment le cul pour les sortir de leur transe suicidaire.

Il est plus que temps.


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Nathalie Aubert
28/8/2026

PRIX DE L’EAU : LE ROI DU DOUBLE DISCOURS !

Je viens de prendre connaissance du post de Monsieur Hemedinger, il est lunaire et insincère.
Le voilà aujourd’hui qui s’indigne sur les réseaux sociaux de la hausse de 30 % du prix de l’eau.
Sauf que lorsqu’il a fallu voter au Conseil d’agglomération, Monsieur Hemedinger a voté POUR cette hausse !
Alors de deux choses l’une, soit on assume ses votes, soit on évite de venir jouer les opposants indignés sur Facebook quelques semaines plus tard.
Voter POUR en séance et venir pleurer CONTRE sur les réseaux, cela s’appelle du double discours.
Et à force de prendre les Colmariens pour des amnésiques, certains oublient une chose : les votes, eux, ne disparaissent pas.
Il faut que les Colmariens ouvrent enfin les yeux et arrêtent d’être dupes des beaux discours.
Qu’ils jugent leurs élus sur leurs actes et leurs votes, pas sur leurs belles paroles.
Parce qu’on peut raconter ce qu’on veut sur Facebook, au moment de voter, le masque tombe.
Et là, on voit très clairement qui défend les Colmariens… et qui les prend pour des imbéciles.

27 août 2026

Elisabeth Spitz


Admirer la douceur de l’aube qui caresse les mystères de la nuit.
Sans bruit, sans retenue, aimer à l’infini.
Penser que le plus beau reste à venir.
Que l’amour peut surgir sans prévenir.
Croire que la fragilité peut épouser la force sans jamais chercher à la fuir.
Se réfugier dans un cœur pour y déposer les plus belles confidences.
Aimer les mots qui font trembler les silences.
S’accrocher encore plus fort aux promesses qui bouleversent les certitudes.
Savoir que certains regards ont le pouvoir d’effacer toute lassitude.

26 août 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Natacha Polony
26/8/2026

Avis de gros temps, ça va turbuler dans le bloc central !

Pas plus qu’un autre, le sondage de rentrée Harris publié hier n’a de valeur prédictive. Mais il doit être pris pour ce qu’il est : un objet politique qui va entraîner des réactions en chaîne non pas tant dans l’opinion, qui est pour sa part bien plus avisée, mais chez les acteurs politiques, qui sont eux bien plus drogués à cette amphétamine.
Et la zizanie est à prévoir au sein de la macronie élargie. Car Édouard Philippe et Gabriel Attal seraient désormais au coude à coude ; mais dans le meilleur des cas incapables d’assurer la qualification face à Jean-Luc Melenchon ; quant au 2nd tour, même Édouard Philippe est donné perdant face à Marine Le Pen et sort de la marge d’erreur ! En résumé, non seulement ni Philippe ni Attal ne peuvent être des garanties pour le bloc central, mais ils n’apparaissent même plus comme des opportunités. Leur remplacement dans la course élyséenne va donc être à l’ordre du jour de la macronie en cette rentrée.
Même pagaille en vue à gauche comme à droite : Retailleau et Glucksmann restent collés au sol et sont incapables de tirer parti de l’affaissement du bloc central. Et comme le total gauche (entre 32 et 34%) comme celui de LR (8 à 10%) restent dans leurs étiages historiquement les plus bas, toute substitution interne n’y changerait là non plus strictement rien.
En l’état, le match de la tripartition va virer au duel. Un duel que 100% du corps électoral rejette puisque même les Insoumis prétendent priver Marine Le Pen de 2nd tour et que les partisans de cette dernière veulent éliminer Jean-Luc Mélenchon dès le 1er.
Consternante pagaille !
Il y a bien sûr un défaut d’offre politique sur le fond pour une France de la production, souveraine et du vivre mieux. Et ce défaut d’offre politique se retranscrit sur l’échiquier électoral. On ne sortira pas de l’ornière sans rebattre les cartes pour 2027. Et pendant que la frénésie de l’agitation interne va enivrer les vieilles maisons, une irruption est plus que jamais nécessaire pour créer le grand chamboule-tout électoral seul à même de remettre de l’ordre dans le destin de la France.

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Phil Umbdenstock

Elles sont partout sur les murs de nos villes et villages, que ce soit pour annoncer une fête des voisins, un carnaval ou une rando pédestre. Les affiches générées avec l’IA donnent l’illusion de la créativité mais répliquent les mêmes codes visuels.
Ce nouveau système graphique va-t-il changer notre rapport à l’authenticité ? Ces affiches prennent-elles la place des graphistes ? Sont-elles efficaces visuellement ? Les réponses avec Thomas Prouvost, Mathilde Zaragoza et Max Bonhomme.

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Nathalie Aubert
26/8/2026

L’ABANDON


Ce n’est pas seulement le titre d’un film consacré à Samuel Paty, c’est aussi le mot qui décrit aujourd’hui l’état du square situé derrière les immeubles faisant face au collège Molière entre la rue de Genève et la rue de Lausanne.
Il y a maintenant plus de dix jours, j’ai fait un signalement à l’élu en charge de l’espace public pour dénoncer l’état de délabrement avancé de cet espace : détritus, bouteilles, morceaux de verre au sol… et même des rats observés en pleine journée.
Un espace où les enfants devraient pouvoir jouer en toute sécurité. Aujourd’hui, c’est impossible sans risquer de se blesser.
Plus de dix jours après notre signalement : aucune réponse. Pas même un accusé de réception.
Ce square semble abandonné. Et, à travers lui, ce sont aussi les habitants du quartier qui peuvent légitimement avoir le sentiment d’être laissés de côté.
C’est regrettable. Nous aimerions pouvoir travailler avec la majorité municipale, dans un esprit constructif, pour faire avancer concrètement les choses au service des Colmariens.
Mais encore faut-il que les alertes du terrain soient entendues et que l’on daigne y répondre.
Et vous, habitants de ce quartier, avez-vous déjà sollicité la municipalité ?
Avez-vous obtenu des réponses à vos demandes ? Un élu est-il déjà venu à votre rencontre pour constater vos difficultés ?
N’hésitez pas à témoigner et à partager votre expérience positive comme négative en commentaire.