Translate

24 février 2026

Elisabeth Spitz


Dans le silence du noir et blanc, un souvenir respire dans le flou et le vent.
C’est la même femme, la même âme.
Sur elle le cuir n’est pas une armure, juste des coutures qui retiennent les fissures.
Il y a eu la traversée des saisons, le temps des doutes et des nuits sous tension, les matins où l’on se recolle doucement.
Le flou n’efface rien, il caresse doucement,
il enveloppe avec tendresse sans jugement.
Un miroir, entre les deux, un fil invisible qui rend l’impossible accessible, qui relie chaque version de nous même comme ces mots dans ce poème.
Yves Hemedinger
24/2/2026
Cliquer sur l'image ↴
Thierry Kentzinger (Thikent)

Pas si simple pour les artistes ?

- 23/2/2026 - C’est vrai, et ce n'est pas faute d'avoir essayé ces dernières années. Essayer de convaincre les élus que l'art à Colmar et ses artistes ne sont pas soutenus.
Combien de tentatives de propositions se sont soldées par « aucune réponse » ou au mieux par « rien ».
Alors devant ce constat on peut accepter cette léthargie et baisser les bras, ou agir et se retrousser les manches.
C'est pour cette raison que j'ai décidé de m'engager auprès d'Yves HEMEDINGER pour les prochaines élections municipales de Colmar. Avec Yves et son équipe nous travaillons depuis plusieurs mois pour préparer un projet ambitieux et audacieux pour tous les Colmariens.
Bien entendu, la sécurité, le logement, l'économie et le commerce restent notre priorité, mais la culture et l'art ne sont pas oubliés. Pendant que certains « mènent des études », d’autres proposent des projets concrets et innovants.
En voici un aperçu, non exhaustif :
• La construction du Kiosque des Arts, place de la Cathédrale, que les artistes locaux pourront louer pour y présenter leurs créations.
• La rénovation de la chapelle Saint Pierre, pour y accueillir des salons, expositions ou spectacles.
• L’édition d'un guide des lieux d'art, et la mise en place d'un parcours reliant les différentes galeries et ateliers.
• Le développement d’espaces d’expression artistique temporaires dans toute la ville.
• La recherche au sein de Colmar Agglomération d'un ou de plusieurs bâtiments pour y installer des ateliers d'artistes proposés à des loyers modérés.
• La Plage Bleylé, aménagée en été sur le toit du parking Bleylé à côté de la gare. Un espace festif, artistique et culturel, pour rassembler les Colmariens. Quel bonheur de pouvoir boire un verre sur un rooftop en pleine ville, assis les pieds dans le sable en contemplant le coucher de soleil sur les Vosges.
Colmar rayonne dans le monde entier, mais la créativité colmarienne reste dans l'ombre.
Alors, comme il est écrit dans cet article de presse, on peut se contenter d’attendre une éventuelle éclaircie « mais pas avant 2028 », ou alors choisir de valoriser et mettre en lumière la création artistique colmarienne dès le mois prochain. En ce qui me concerne, j’ai choisi depuis longtemps.
Lors du 1er tour des élections municipales, dès le 15 mars prochain, vous aurez une occasion unique pour soutenir ceux qui soutiennent la création colmarienne. Ne la ratez pas. Soyez fiers d’aimer l’art à Colmar avec Yves Hemedinger.
Frédéric Hilbert
Colistiers

Nelly FLODERER, 78 ans, enseignante retraitée, grand-mère, randonneuse


J’aime traverser la ville à bicyclette au printemps, j’aime les livres, randonner dans les Vosges, me déplacer à vélo et voyager en train, même très loin.
J’aime, par-dessus tout, rencontrer « mes frères humains ». Depuis ma jeunesse, je pratique l’engagement, syndical, associatif, et politique, en solidarité avec les plus modestes.
La question du logement est centrale, dans cette ville, pour toutes celles et ceux qui n’ont pas et n’auront jamais, financièrement, accès à la propriété.
Une de nos propositions que je mets en avant : rénover et/ou aménager des espaces de loisirs et de rencontres dans toute la ville : place Haslinger, dans les quartiers des maraîchers, autour de la rue de la Solidarité …
Je suis candidate sur la liste Vivre Colmar parce que je souhaite que la Ville accorde autant d'intérêt aux quartiers populaires et périphériques qu'au centre-ville. Les aménagements du centre-ville et la problématique du surtourisme ne doivent pas nous faire oublier que toute la population colmarienne mérite notre pleine attention.


Thomas RISSER EFFERTZ, 42 ans, personnel de direction


J’ai 42 ans, je suis marié et père de deux enfants. Colmar est une ville que j’adore parcourir à vélo avec mon fils qui y découvre les bases du cyclisme. Je suis dans l’Education nationale depuis 2009 et j’y suis à mon 3e corps de métier, aujourd’hui en charge de direction, après avoir été professeur et CPE. Former la jeunesse est un enjeu qui me passionne et j’ai exercé mes fonctions successives, en ruralité, en éducation prioritaire, et en établissement plus favorisé; autant de contextes différents qui amènent tous à travailler sur l’égalité et l’ambition des jeunes. Des propositions comme la gratuité des fournitures scolaires et la présence effective d’une ATSEM par classe vont dans ce sens.
Je suis de la génération du 21 avril 2002, c’est donc naturellement que je m’engage pour préserver ma ville de l’extrême droite. L’actualité internationale, à l’Est de l’Europe, comme à l’Ouest, est là pour nous rappeler ce que ces politiques signifient pour les citoyens et citoyennes - et même pour les enfants. En Alsace, nous avons malheureusement connu ces politiques, toutes les familles ont été atteintes dans leur chair par une période qui appartient au passé : elle a vocation à y demeurer.


Catherine FENDER, 56 ans, cheffe de chœur


Alsacienne, attachée à ma région, je vis à Colmar depuis 2009. Je suis mariée et mère de 2 enfants (+1 par mariage). J’aime faire mon pain, marcher, trouver dans la nature respiration et inspiration. Gourmande et passionnée, j’aime la cuisine, les langues et musiques du monde, écrire, inventer, créer. Cheffe de chœur de métier, j’aime rassembler et créer du lien, fédérer les gens autour d’un projet artistique. Je suis membre d’une académie transfrontalière d’échanges autour du chant choral et dirige en Alsace l’ensemble Ksàng-les voix à suivre.
À Colmar, j’ai enseigné pendant 15 ans au Conservatoire et quitté ce poste avec une grande amertume en 2019. Je dirige ponctuellement, au sein d’une association, un chœur féminin qui se produit à titre caritatif et solidaire au profit des personnes démunies et marginalisées.
Depuis 2020, avec bonheur, j’enseigne le chant choral et la direction de chœur à Lausanne.
Le chœur est un instrument vivant, merveilleux dans sa fragilité : une micro-société où chaque personne doit se sentir en confiance, reconnue, vue, entendue. À l’heure où les puissants du monde misent sur l’argent et l’ego, où les démocraties sont en danger et où la Nature est piétinée par le profit et la mondialisation, il me semble primordial de veiller, là où l’on habite, à semer avec courage et persévérance des graines d’espoir. Je veux m’investir à Colmar pour que notre ville prospère dans un environnement sain, juste, équitable, fraternel.
L’équipe Vivre Colmar réunie autour de Frédéric Hilbert en 2026 est forte de son expérience, constructive, humaine, compétente, plurielle et joyeuse. J’y trouve les vraies valeurs du vivre ensemble.


Annie Lemire, 68 ans, sophrologue


Colmar m’a accueillie il y a bientôt 19 années, j’y suis venue pour travailler, j’y suis restée par amour pour la ville, ses habitants et son environnement. Je peux mesurer les évolutions positives mais aussi celles qui engendrent des désagréments.
Je m’engage avec cœur et énergie pour le mieux-être et le mieux-vivre de chacune et chacun. L’équipe de Frédéric Hilbert est composée de personnes de différents horizons, investies, expérimentées et respectueuses, ce qui a renforcé mon engagement.
Mes centres d’intérêt : les sciences humaines, les mélodies de Sofiane Pamart, le partage avec mes ami-es. Mon dernier coup de cœur de lecture : A. Bidar « Les Tisserands - Réparer, ensemble, le tissu déchiré du monde ».
Mes priorités :
• Créer des lieux pour créer du lien
• Désenclaver les quartiers (mobilité, culture…)
• Offrir une nourriture saine, bio et le plus locale possible pour nos jeunes et nos aînés en particulier dans les écoles et dans les Ehpad.
Michel Spitz
24/2/2025


Ce matin, au pied de la Statue de la Liberté de Colmar, une installation artistique attire l’attention.
Un communiqué visible sur place indique qu’il s’agit d’un geste commémoratif marquant le quatrième anniversaire du déclenchement de la guerre en Ukraine.
Il s agit d’un véhicule ukrainien détruit pendant le conflit accompagné d’une couronne mortuaire aux couleurs bleu et jaune.
Cette intervention artistique éphémère a été réalisée par Volker-Johannes Trieb, artiste basé à Osnabrück (Allemagne).
En ce jour anniversaire, nous pensons au peuple ukrainien, aux victimes du conflit et à toutes celles et ceux qui aspirent à la paix.
photo © Eric Straumann

23 février 2026

CoHabiter Colmar
23/2/2026

Le collectif CoHabiter Colmar a synthétisé les retours des candidats sous forme de tableaux thématiques afin de mettre en lumière les grandes tendances et les divergences de chacun. Bien qu’une synthèse impose une certaine simplification, elle constitue une base de comparaison ; nous vous invitons à consulter l’intégralité des réponses pour plus de précision.
Saisissez-vous de cet outil pour forger votre avis et interpeller les listes ! Notre aventure, riche de 1 169 soutiens que nous remercions chaleureusement, s'arrête ici pour laisser place au temps fort de la campagne. Le collectif se met en retrait jusqu'au scrutin. Place désormais au débat !
(dans ordre chronologique de réponse des candidats)









Eric Nieder

Nathalie Aubert
22/2/2026

L’exemplarite n'est pas une option !
Notre édile a visiblement un peu de mal avec le code de la route... après avoir circulé sur les trottoirs à vélo, il enfreint le code de la route en mettant potentiellement en danger son équipe de militants...

Code de la route – Article R412-52
Le fait de distribuer ou faire distribuer des prospectus, tracts, écrits, images, photographies ou objets quelconques aux conducteurs ou occupants de véhicules circulant sur une voie ouverte à la circulation publique est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe.


Minh Nhu

Nathalie Aubert

Une culture plus juste et plus utile.
Réétudier les “Pass culture” municipaux.
Les Pass culture municipaux doivent réellement bénéficier aux Colmariens.
Nous les réétudierons pour plus d’efficacité, d’équité et d’ancrage local.
Chaque euro doit servir la culture de proximité.


Autres mesures du programme ⇒ AUBERT [Programme]
Catherine Pierrat
23/2/2026

C'était hier dans la presse locale, un thème intéressant.
Oui, ce n'est pas simple de trouver un lieu d'exposition, cela nous demande d'être également créatifs dans ce domaine, d'agir, d'oser pousser des portes, de prendre des rdv, de prendre contact par mail ou téléphoner, d'être force de proposition et tout à coup ça bouge pour, au final, réussir à trouver un lieu comme pour les 4 ans de FEMME À COLMAR cette année chez QUARTZ COLMAR.
Il y a une belle offre artistique à Colmar mais je suis persuadée qu'elle pourrait être encore plus étoffée pour le plaisir des habitants, habitantes de la région. Je côtoie des artistes, artisans depuis quelque temps maintenant, un lieu de référence pourrait être une piste, ou envisager des collaborations avec les commerçants locaux pour tisser encore davantage de lien de proximité, pouvoir utiliser le domaine public serait aussi une réflexion à envisager...
Et comme je soulignais précédemment, je suis aussi reconnaissante quand une boutique comme Quartz Mulhouse Colmar Strasbourg ouvre son espace à une créative comme moi.
Certes l'idée est ensuite de communiquer au mieux autour de ce moment "exceptionnel", unique presque comme ce fut le cas au Restaurant Biologique et Culturel l'Arpège l'an dernier
Pour cela les réseaux sont vraiment utiles mais pas suffisants.
Cela nécessite aussi de distribuer des flyers, des affiches dans Colmar. À ce propos je remarque un excellent accueil fait à mon passage dans tous les lieux en ville.
Merci et toute ma gratitude aux commerçants ou autres espaces en ville.
Mais cela n'est pas suffisant. Il est important aussi pour nous, avant une exposition d'être soutenus par le presse. Or, depuis peu, la presse locale ne peut plus faire d'article pour promouvoir un artiste quand il expose dans une boutique ou un restaurant, car ce serait faire de la publicité pour ce lieu. Donc, la presse locale ne pourra pas m'accompagner et faire un article cette année puisque j'expose dans une boutique.
Or trouver un lieu neutre c'est pas simple.
Donc il nous faut aussi être créatif dans la communication... J'ai donc envoyé deux messages : l'un au service communication de la mairie et un autre à Maxi Flash. À suivre normalement il y aura peut-être une publication.
C'est un vrai travail tout ça.
Créer est finalement une infime partie jouissive pour un artiste s'il veut aussi pouvoir partager son travail et... en vivre, ça c'est encore un autre aspect !
Voilà un petit extrait de ce qu'on vit avant une exposition et du coup quand une exposition peut se faire, le jour de lancement et les jours qui suivent sont un immense plaisir de partage, alors à très bientôt au 14 mars dès 11h jusqu'à 20h.

Mohamed Zebatte
23/2/2026

La tranquillité et la sécurité passent avant tout par la prévention

Une ville apaisée ne se construit pas uniquement par des mesures répressives. Elle se bâtit par l’anticipation, l’écoute et une présence constante sur le terrain.
Je donnerai toujours le meilleur de moi-même pour que notre ville demeure un lieu de vie serein, sûr et harmonieux pour toutes et tous.
Ma proximité de terrain, forgée par 30 années au service de notre ville, m’a appris une vérité essentielle : les conflits se désamorcent avant qu’ils ne débordent. Être à l’écoute, dialoguer, comprendre les tensions et agir rapidement permettent d’éviter bien des situations difficiles.
Au fil des années, au contact direct des habitants, des familles, des jeunes, des commerçants et du tissu associatif, j’ai acquis une expérience précieuse. Aujourd’hui, je souhaite la mettre pleinement au service de notre ville.
Parce que la sécurité ne se décrète pas :
elle se construit chaque jour, par la présence, la vigilance et l’engagement.
Yves Hemedinger
23/2/2026

Promouvoir la marche à pied en centre-ville

Si le développement des pistes cyclables est nécessaire et Colmar en a créé beaucoup ces dernières années (et nous poursuivrons cette politique) il est tout aussi essentiel de ne pas oublier la marche à pied.
Notre centre-ville ne doit pas devenir, comme celui de Strasbourg, un espace dominé par les cyclistes , trottinettes etc. au détriment des piétons.
Il est temps de rééquilibrer l’aménagement urbain en redonnant toute sa place à la marche.
La marche à pied est :
• Écologique : aucune émission polluante ni nuisance sonore.
• Économique et accessible : sans équipement ni coût particulier.
• Bonne pour la santé : amélioration de la condition physique, réduction des risques cardiovasculaires, diminution du stress.
• Adaptée à notre ville : la taille et la géographie de Colmar se prêtent parfaitement aux déplacements piétons.
Elle permet également de redécouvrir la ville à un rythme plus humain, en valorisant ses rues, son patrimoine et ses commerces.
Conclusion :
Créons de véritables sentiers pédestres en centre-ville mais aussi dans nos quartiers en les reliant entre eux pour créer des promenades urbaines et redécouvrir notre ville.
C’est l’un des objectifs du Ruban, la passerelle que nous allons réaliser.



[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

H16

Le Grand Pillage : l’État va transformer votre épargne en souvenir

- 23/2/2026 - Ça y est, le fabuleux destin d’Amélie de Montchalin l’entraîne à la Cour des Comptes. Comme expliqué dans un précédent billet, elle arrive à point nommé pour auditer des comptes qu’elle a largement contribué à mettre dans l’état où ils se trouvent, c’est-à-dire quelque part entre le sinistre et le grotesque.

Rappelons les grandes lignes du tableau, qui tient plus du gribouillage d’enfant sous caféine que d’une peinture de grand maître : le déficit 2026 s’affiche à 5% du PIB contre les 4,7% initialement promis par le gouvernement avec l’aplomb qu’on lui connaît, la charge de la dette bondira de 65 milliards d’euros en 2025 à 74 milliards en 2026 pour filer allègrement vers les 107 milliards en 2029, dépassant désormais le budget de la Défense – 57 milliards – qui fait pourtant figure de gouffre officiel. Quant au retour sous la barre des 3% de déficit, il est remis aux calendes grecques.


Et justement, la Grèce, on y pense de plus en plus. Pas celle de 2026 évidemment, mais celle de 2010, avec la gueule de bois face à un État en faillite et des créanciers à sa porte. Le parallèle est cruel mais les chiffres, eux, ne font pas dans la diplomatie.

Car la France cumule actuellement les très mauvaises surprises.

Le dernier rapport de la Cour des comptes, publié le 19 février – soit quatre jours avant l’arrivée salvatrice d’Amélie – montre que l’État étale sa déconfiture d’un ministère à l’autre avec une application qui force le respect. Les efforts budgétaires, nous dit-on en mots feutrés, sont « largement insuffisants » et propulsent la charge de la dette bien au-delà du raisonnable. On nous recommande de ne surtout pas « relâcher les efforts ». On pourra pouffer à l’évocation même de cette idée d’efforts pour les administrations françaises, tant ceux-ci ont été jusqu’à présent largement symboliques : le gouvernement Lebiscornu s’est essentiellement contenté d’augmenter les dépenses un peu moins vite que prévu, dans une cosmétique budgétaire permettant de faire passer ça pour des « économies ». La cure d’austérité réelle, celle qui ne sera plus choisie mais subie n’arrivera probablement jamais, ou seulement une fois que plus aucun expédient ne pourra être trouvé et qu’il faudra en passer par l’épreuve grecque dans toute sa violence.

Mais outre des déficits courants de plus en plus béants et des efforts microscopiques largement insuffisants, on découvre en surcroît que les recettes battent sérieusement de l’aile.

Eh oui : la baisse marquée des recettes de TVA laisse supposer que tout ne se déroule pas exactement comme prévu par nos crânes d’œuf de Bercy. Pour la fine fleur de la finance française, c’est un mystère, ou presque. Un mystère qui, convenons-en, n’en est un que pour ceux qui ne mettent jamais les pieds hors de leurs bureaux lambrissés. Le constat n’est d’ailleurs pas neuf : en novembre dernier, la faiblesse des rentrées de TVA avait déjà déclenché de vifs questionnements au sein du gouvernement, questionnements qui laissent perplexe sur la capacité de nos dirigeants à prendre en compte une réalité pourtant limpide : sapristi, les records de faillites auraient-ils un effet délétère sur les finances publiques ? Non, vous n’y pensez pas ! Pourtant, on ne tond pas indéfiniment un mouton qu’on a fini par égorger…

Pas étonnant, dès lors, que ce petit parfum de déroute pousse les uns et les autres, à Bercy, à chercher fébrilement le moyen de réalimenter la machine en gros biftons bien frais. Et cela tombe bien : on commence à voir se dessiner quelques pistes dans la presse, avec la subtilité d’un bulldozer dans un jardin japonais.


Que diriez-vous, dans un premier temps, de désigner à la vindicte populaire une tranche de population qui va avoir bien du mal à se défendre ?

Les « riches », vous l’avez deviné, sont déjà convoqués au tribunal médiatique alors que les finances crient famine : des milliers de millionnaires échapperaient à l’impôt sur le revenu, voilà qui est scandaleux, et qui démontre surtout que l’impôt est bien plus affaire d’avocats fiscalistes que de prétendue « justice fiscale ».

Mais ne vous inquiétez pas, cette étape n’est qu’un hors-d’œuvre. L’étape suivante est déjà susurrée dans les couloirs des rédactions : il faudra aller taper dans l’épargne des Français.

Au début, bien sûr, on parlera de « flécher » – un mot doux, presque poétique, qui évoque une direction librement choisie plutôt qu’un casse organisé. Ensuite, on passera à « piocher », la novlangue fiscale ayant ceci de fascinant qu’elle possède un synonyme présentable pour chaque étape du vol. Le message est clair : votre épargne n’est plus votre propriété, mais une réserve de secours pour un État incapable de gérer son train de vie.

Il n’en reste pas moins qu’on ne pourra qu’admirer le timing absolument diabolique des derniers événements.

Le 14 janvier, Amélie de Montchalin niait « les yeux dans les yeux » devant l’Assemblée nationale qu’il puisse exister des millionnaires français ne payant pas d’impôt sur le revenu : « Il n’y a pas de document à Bercy qui le montrerait », mentait-elle effrontement. Le 17 février, on exhume commodément un rapport confirmant les dires de l’ancien ministre Lombard : 13 335 millionnaires ne paient pas un centime d’IR. Le 19 février, la Cour des comptes sort un rapport montrant à quel point l’État patine sur une très mauvaise pente. Et le 23 février, Montchalin arrive à la Cour des comptes en grandes pompes.


L’ironie institutionnelle est d’une subtilité rare : Montchalin va désormais présider l’institution qui a sorti les chiffres qu’elle disait inexistants, auditer les budgets qu’elle a elle-même pipeautés comme ministre des Comptes publics, et pointer les « risques importants » sur des objectifs qu’elle a défendus bec et ongles. En pratique, on constate ici que l’État, très mauvais gestionnaire, feint de découvrir qu’après avoir tout dépensé, il va falloir aller chercher l’argent là où il est encore, c’est-à-dire dans vos poches.

Avec la bénédiction d’une Cour des comptes dirigée par celle-là même qui niait le problème il y a cinq semaines, et dans la suite logique du grand effondrement, le grand pillage va donc commencer.


[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]

22 février 2026

Yves Hemedinger
22/2/2026

L’addition des compétences

J’ai fait un choix innovant : celui d’une liste ancrée dans le réel, composée de femmes et d’hommes qui connaissent les sujets dont ils parlent, parce qu’ils les vivent au quotidien dans leur vie professionnelle.
J’ai tenu à m’entourer des meilleurs.
Une équipe 100 % opérationnelle et 0 % politicienne.
Notre démarche est simple : écouter, comprendre, rassembler et construire avec vous, avec humilité, simplicité et sincérité.
Policiers, médecins, soignants, chefs d’entreprise, artisans, commerçants, cadres, ouvriers, professionnels de la petite enfance, responsables associatifs, bénévoles, vétérinaires : nous partageons une même volonté : travailler ensemble pour le bien commun.
Au-delà des sensibilités, ce qui nous unit est plus fort : le sens du service, l’esprit d’équipe et l’attachement à Colmar et à ses habitants.