17/8/2026
À lire ci-dessous le texte de Pierre Talamon, président de la Fédération Nationale de l’Habillement. Défense des commerces de mode indépendants. Créateur et dirigeant de la marque éponyme - sur la décommercialisation de nos centres-villes paru sur LinkedIn et que je trouve assez juste :
« La décommercialisation de nos centres-villes n’est pas une fatalité, et certainement pas la seule responsabilité des commerçants.
Oui, les commerçants doivent évoluer : numérique, service, expérience en boutique, horaires, adaptation aux nouveaux usages. Nous devons prendre notre part de cette transformation.
Mais on ne peut pas leur demander de réinventer seuls le centre-ville.
Lorsqu’un local reste vide des mois ou des années et se dégrade, toute une rue en paie le prix : moins de flux, moins d’attractivité, puis des commerces voisins fragilisés.
C’est cet effet domino que la Fédération Nationale de l'Habillement a rappelé lors de la mission du Sénat sur la décommercialisation.
Plutôt que de commenter les symptômes, agissons sur les remèdes :
– remettre sur le marché les locaux durablement vacants et lutter contre la rétention spéculative ;
– reconnecter les loyers à la réalité économique et moderniser le bail commercial pour faciliter installation et transmission ;
– développer des outils publics de portage foncier pour acquérir, rénover et relouer les cellules stratégiques ;
– associer réellement commerçants, collectivités, chambres consulaires, acteurs immobiliers et managers de commerce aux décisions sur les flux, l’accessibilité et l’attractivité.
Les exemples qui fonctionnent le montrent : là où la gouvernance est collective, le foncier maîtrisé et le commerce intégré à la stratégie urbaine, la tendance peut s’inverser.
C’était aussi le message porté avec Confcommercio à Bruxelles, puis le 8 avril devant la mission d’information de l'Assemblée nationale sur l’avenir des commerces de proximité : le commerce est un acteur incontournable de la vie des centres-villes.
Le rapport publié en juin par le Conseil national du commerce, sous l’impulsion notamment d’Emmanuel Le Roch, conforte cette approche : il ne suffit pas de « remplir des locaux ». Il faut agir sur les flux, l’habitat, l’accessibilité, les besoins des habitants et la réalité économique du territoire.
Les municipalités ont donc, elles aussi, une responsabilité : accompagner, inciter, coordonner et, lorsque l’inaction devient durable, utiliser les outils disponibles. » (...)
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