Traduction

27 juillet 2026

Edouard Dabrowski

Colmar, ambiance nocturne

Règles de circulation dans les zones piétonnes de Colmar


Yann Durrière

Lors du Conseil municipal du 15 juin, j'ai soutenu la subvention accordée au Marché Couvert de Colmar.
Le Marché Couvert est un acteur essentiel de notre commerce local et ses commerçants méritent pleinement notre soutien.
Mais j'ai souhaité poser une question simple : quelle est la stratégie commerciale globale de la Ville ?
Quelques minutes auparavant, nous avions voté une subvention de 25 000 € aux Vitrines de Colmar, qui fédèrent près de 240 commerçants. Dans le même temps, l'Association des Commerçants du Marché Couvert, qui représente 21 commerces, bénéficie d'un soutien de près de 38 000 €.
Je n'ai jamais demandé de retirer un euro au Marché Couvert. J'ai simplement demandé quels étaient les critères précis qui justifient cet écart et comment la Ville entend assurer l'équité entre l'ensemble des commerçants colmariens.
Malheureusement, au lieu d'une réponse claire sur le fond, nous avons eu droit à un long développement sur le passé, les toilettes, la climatisation ou encore les horaires d'ouverture du marché couvert.
Quel rapport avec la question posée ?
La question demeure entière : quelle est la vision d'ensemble de la municipalité pour soutenir le commerce colmarien et selon quels critères les aides sont-elles attribuées ?
Les Colmariens méritent de la transparence. Poser des questions n'est pas polémiquer. C'est simplement faire le travail pour lequel nous avons été élus.
Michel Spitz
26/7/2026

BRUCE LIU ET LE QUATUOR MODIGLIANI AU FESTIVAL DE PIANO DE LA ROQUE-D'ANTHÉRON

Une soirée exceptionnelle et fascinante du Festival international de piano de La Roque-d'Anthéron a transporté l’auditoire du Parc du château de Florans, l’emportant vers des cimes d'émotion. Bruce Liu a attiré l’attention du monde entier lorsqu’il a remporté en 2021, à Varsovie, le premier prix au 18e Concours international de piano Chopin. Découverte d’un pianiste à la virtuosité éblouissante, un jeu transparent et un éclectisme réjouissant emmenant le public de Ligeti à Ravel, de Chopin à Albéniz, du Catalan Mompu à Liszt, de Bach à Beethoven avec enthousiasme et fougue. Dans ce programme très éclectique, Bruce Liu se glisse avec une rare simplicité dans l’univers de chacun des compositeurs joués.
Rejoint après l'entracte sur scène par le Quatuor Modigliani, un des plus grands quatuors à cordes actuels, le miracle se poursuit. Ensemble, ils donnent une lecture du Quintette pour piano opus 44 de Schumann avec finesse et clarté idéales, dévoilant un romantisme à fleur de peau. L’œuvre se distingue par ce caractère surprenant qui, à chaque mouvement, emmène l’esprit là où il ne s’y attend pas. Élévation, dextérité, silences, respiration et cordes magnifiques... une invitation à un voyage mémorable en suspension entre fantaisie et rigueur. Un énorme moment de grâce, salué avec enthousiasme par le public conquis de La Roque.
Permettez-moi ici de rendre hommage à un personnage clé du succès de ce grand festival. L’acousticien Othon Schneider, décédé le 15 mai dernier, est l’inventeur et l’auteur de la conception en 1987 de la première conque acoustique qui a permis de transformer ce lieu en une véritable salle de concert.
Othon Schneider, acousticien au CNRS, directeur des études à Bruit Son Musique (Strasbourg), où il participe à la réalisation de nombreuses salles de concert : la Grange de Meslay, la salle Erasme du Palais des congrès de Strasbourg, la Filature de Mulhouse, Musica, Cité de la musique et de la danse de Strasbourg. Il a également été mon professeur à l'école d'architecture et à l'Université de Strasbourg… La conception de la scène dans sa globalité à la Roque d'Anthéron, dans son état actuel est le résultat de plusieurs générations de conques qui se sont succédées, à chaque fois dans une version améliorée. Le projet initial a évolué en fonction de l'agrandissement des gradins de 1400 à 2200 places, et de la diversification des formations invitées : du récital de piano, en passant par les formations de chambre ou de jazz, jusqu'aux orchestres philharmoniques. Merci à Denis Fenninger pour le portrait d'Othon Schneider.
Photos © Michel Spitz






Othon Schneider photo Denis Fenninger
Mohamed Zebatte

La politique n’est pas un métier comme les autres, c’est avant tout une vocation.
On ne doit pas faire de la politique pour un salaire, un statut ou des privilèges. On doit la faire par amour de son peuple et par amour de son pays. Servir la nation est un honneur qui exige de l’intégrité, du courage et un profond sens des responsabilités.
Un véritable responsable politique ne cherche pas d’abord ce que son pays peut lui apporter, mais ce qu’il peut apporter à son pays. Il place toujours l’intérêt général au-dessus de ses intérêts personnels et travaille avec honnêteté pour améliorer la vie des citoyens.
Lorsque la politique est guidée par le dévouement, la justice et le sens du service, elle devient un puissant moteur de progrès et d’espoir pour toute une nation.
Elisabeth Spitz


Laissez votre coeur être imprudent.
Tout finira par être emporté par le temps.
Aimez ce qui tremble pour se sentir vivant.
Laissez frémir vos âmes aux désirs impatients.
Dansez avec la fantaisie, parlez aux étoiles,
Écoutez les promesses que la nuit dévoile.
Aimez les mots qui effleurent
Et les silences qui bouleversent les heures.
Pleurez, riez, aimez sans retenue.
Le vertige de la vie est une mise à nu.
Chercher le parfum de la lumière
Avant que le monde devienne poussière.
[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane
25/7/2026


Depuis 2024, l’Espagne ne peut plus utiliser sa flotte de Kamov Ka-32 (environ 8 à 10 appareils) pour la lutte contre les incendies forestiers. Ces hélicoptères russes à rotors coaxiaux sont capables de larguer plus de 5 000 litres d’eau avec une grande précision et maniabilité ; les professionnels les considéraient parmi les plus efficaces du dispositif aérien espagnol.
Les sanctions de l’Union européenne (suspendant le certificat de type EASA et bloquant l’accès aux pièces détachées et aux techniciens russes, obligatoires contractuellement pour la maintenance) ont rendu ces appareils inopérants. Ils ne peuvent plus voler légalement. Le gouvernement espagnol a reconnu officiellement une diminution significative de sa capacité de réponse aérienne.
Le groupe parlementaire Sumar a demandé une dérogation partielle des sanctions pour ces engins de sécurité civile. Le gouvernement a répondu que la décision relevait de Bruxelles et n’a pas obtenu d’exception. Des alternatives (Super Puma, etc.) ont été recherchées, mais elles sont jugées moins adaptées en maniabilité et souvent plus coûteuses.
En juillet 2026, dans un contexte d’incendies sévères (au moins 13 morts dans l’incendie d’Almería et plus de 100 000 hectares brûlés au total selon les estimations disponibles), l’absence de ces hélicoptères est largement documentée et fait l’objet de vives critiques.

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]

26 juillet 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane
26/7/2026

France en 2026 : on interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans (enfin, on essaye, avec des contrôles d’âge qui vont tenir cinq minutes face à un VPN et un frère aîné complaisant), parce que TikTok et Instagram « détruisent la jeunesse ».
Mais pendant que l’on s’agite sur le chronophage digital, le gouvernement dévoile fièrement son vrai chantier prioritaire : former 100 % des cadres de l’Éducation nationale à la lutte contre les discriminations anti-LGBTI+. Module dédié pour les directeurs et inspecteurs, renforcement de la formation continue, vademecum dans tous les établissements d’ici 2027… Parce que, comme le dit Aurore Bergé, « la question éducative est centrale ».
On se demande juste centrale pour quoi. Les maths ? Le français ? La biologie ? Les sciences dures qui ouvrent réellement des portes et des cerveaux ? Non. On préfère s’assurer que chaque cadre sache parfaitement « qualifier et signaler » les actes anti-LGBTI+, alors que les résultats PISA continuent de s’effriter et que des générations sortent du collège en galérant sur une règle de trois.
On interdit le scroll aux ados… mais on remplit le temps scolaire (et la formation des adultes qui les encadrent) avec de la sensibilisation idéologique. Chacun tirera ses conclusions sur ce qui est vraiment jugé urgent par le pouvoir.
Les pays qui avancent, eux, n’ont pas le temps de transformer l’école en atelier permanent de reprogrammation morale. Ils enseignent encore à calculer, à lire et à raisonner. Curieux, non ?


[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]

25 juillet 2026

Nathalie Aubert
25/7/2026


L’enquête citoyenne pour l’avenir de la place Jeanne d’Arc est en cours !
Parce qu’une photo vaut mieux que mille mots, voici ce à quoi cette place pourrait ressembler demain.
Fidèles à nos engagements, nous avons imaginé une place plus apaisée, plus verdoyante et plus pratique, avec :
• des places PMR,
• des places minute pour faciliter l’accès aux commerces aux personnes ayant des difficultés à se déplacer,
• une zone ombragée,
• des bancs pour permettre à chacun de se reposer,
• un cadre agréable, arboré et accueillant.
Notre ambition est simple : faire de la place Jeanne d’Arc un lieu de vie beau, utile et accessible à tous.
Quant à la polémique sur l’installation de terrasses, une chose est à retenir : les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

L’ABBAYE DE SILVACANE

Michel Spitz
25/7/2026

Le trio des abbayes cisterciennes ennoblit le patrimoine roman provençal au XIIe siècle et témoigne du rayonnement de l’ordre cistercien. Proches par leur affiliation, la rigueur de leurs lignes, l’austérité du décor, ces “trois sœurs provençales” contemporaines partagent la singularité des sites dans une nature préservée. En Provence, ces trois fondations s’imposent comme les joyaux de cet art de vivre monastique : Le Thoronet (fondée vers 1160), Silvacane (1144) et Sénanque (1148).
L'abbaye de Silvacane, la seule des trois à ne plus accueillir de vie religieuse, est aujourd’hui gérée par la commune de la Roque d’Anthéron et propose, tout au long de l’année, concerts, expositions d’art contemporain et visites commentées.
L’architecture du lieu est impressionnante, émouvante. C’est une abbaye cistercienne de transition, où l’on observe le passage de l’arc roman brisé à la croisée d’ogives, typique du gothique naissant. Contrairement à d’autres monuments, l’abbaye de Silvacane privilégie le dépouillement. Le nom « Silvacane » vient du latin Silva Cana (forêt de roseaux), rappelant les marécages que les moines ont dû assainir au XIIe siècle. En 1144 des moines venus de l’abbaye de Morimond (en Haute-Marne) s’installent en ce lieu nommé Silva cannorum (forêt de roseaux), ce sont les marécages dus à la Durance, ils drainent le terrain, y exercent une activité agricole.
L’abbatiale présente un plan traditionnel en croix latine, orienté. Elle est composée d’une nef centrale, de deux bas-côtés et d’un transept dont les bras sont pourvus de chapelles à chevet plat. Les voûtes en berceau brisé descendent jusqu’aux arcades médianes, assurant une acoustique incomparable. De nombreux festivals de musique y sont d’ailleurs programmés. Le décor sculpté demeure volontairement limité afin de ne pas détourner le moine de la prière. Il est réduit aux volumes soulignés par la pierre elle-même et au thème de la feuille d’eau qui orne les chapiteaux, rappelant le lien avec Cîteaux.
Le cloître, cœur de l’Abbaye, formé de quatre galeries voûtées en berceau, est entouré par les bâtiments conventuels traditionnels. La salle capitulaire ou salle du chapitre, où les moines lisaient tous les matins un chapitre de la règle de Saint Benoît, présente des voûtes sur croisée d'ogives ; le sol plus bas que celui du cloître accentue l'intimité du lieu.
Loin d’être figée, l’abbaye de Silvacane fait dialoguer pierre médiévale et art vivant :
• Art contemporain : le contraste entre l’architecture dépouillée et les œuvres modernes est saisissant. Des vitraux ont été confiés à l’artiste Sarkis dans le réfectoire. Ils constituent un mariage très réussi entre sacré et création actuelle.
• Musique : l’acoustique légendaire attire les mélomanes. L’été, l’abbaye accueille les récitals intimistes du Festival international de piano de La Roque d’Anthéron, le Festival de quatuor à cordes du Lubéron et le festival Les Voix de Silvacane qui propose des chants polyphoniques, de la musique de la Renaissance, et des créations du monde dans l'abbatiale.
Cette abbaye éveille une émotion de paix grâce à sa sobriété, son jeu subtil de lumière sur la pierre, la beauté et l'harmonie de ses formes géométriques. Ces lignes d’expression, la pureté de ses proportions font de ce lieu, un lieu de silence et de lumière.
Photos © Michel Spitz
(à noter que certaines images sont issues d'une première visite, à Pâques 2006)















Phil

Un sujet brûlant (DNA Colmar)

24 juillet 2026

Mohamed Zebatte
24/7/2026

À force de se lancer des missiles, l’humanité finira par détruire ce qu’elle a mis des siècles à construire. Chaque guerre laisse derrière elle des milliers de morts, des enfants privés d’avenir, des familles brisées et des villes réduites à l’état de ruines.
Puis viendra le temps de reconstruire, de réparer l’irréparable, de pleurer ceux qui ne reviendront jamais. Mais pourquoi toujours détruire avant de reconstruire ? Pourquoi répéter les mêmes erreurs au prix de tant de vies humaines ?
La véritable victoire ne se trouve pas sur un champ de bataille, mais dans la paix, le dialogue et le respect de la vie. Si l’homme continue à choisir la violence, il finira par devenir le destructeur de son propre avenir.
La Terre nous offre la vie. Ne faisons pas de notre monde un champ de ruines. Il est encore temps de choisir la paix plutôt que la guerre.
Nath Id
24/7/2026

Monsieur le Maire, quelle est donc votre vision de Colmar ?

Je m'interroge.
Il y a quelques jours, une bouche d'incendie était détournée pour alimenter un campement, j'ai posté une photo. Puis une piscine en plastique était remplie avec cette même eau. je repasse hier dans ce secteur, aucun changement !
En revanche, j'entends hier soir une discussion sur une terrasse, que des restaurateurs se voient reprocher un parasol Coca-Cola, et sont verbalisés en plus ! Un autre est rappelé à l'ordre pour une décoration de terrasse qui ne serait pas conforme. Là, la réactivité est exemplaire.
Pendant ce temps, Colmar ressemble à un immense chantier. Bien sûr, une ville doit se moderniser. Personne ne conteste la nécessité des travaux. Mais lorsque plusieurs quartiers sont simultanément paralysés, que la circulation devient un parcours du combattant et que les commerçants voient leur clientèle renoncer à venir, on est en droit de s'interroger sur les priorités.
Alors je pose simplement une question : quelle est aujourd'hui la politique de notre ville ?
Faire la chasse aux parasols et aux pots de fleurs pendant que d'autres infractions semblent susciter beaucoup moins d'empressement ? Faire de Colmar une carte postale pour quelques semaines par an, tout en laissant les habitants composer avec des difficultés quotidiennes ?
Les Colmariens n'attendent pas une ville parfaite. Ils attendent une ville cohérente, où les règles s'appliquent à tous avec le même discernement, où les travaux sont pensés avec pragmatisme, et où les habitants restent au cœur des décisions.
Mais la municipalité est peut-être déja occupée par le marché de Noël, et là, soudain, tout devient possible. Les moyens sont au rendez-vous, les décorations sont impeccables, l'organisation est millimétrée, la ville se pare de ses plus beaux atours. Pour le touriste, on ne compte ni les efforts ni les dépenses.
Le Colmarien, lui, a parfois le sentiment de passer au second plan.
Colmar mérite mieux qu'une politique du « tout pour le visiteur, le minimum pour l'habitant ». Une ville vivante ne devrait pas seulement séduire ceux qui y passent quelques jours ; elle devrait d'abord satisfaire ceux qui y vivent toute l'année.

23 juillet 2026

[Exposition]

Carole Nieder et Eric Nieder exposent à la Cave de Ribeauvillé
Visite commentée samedi 25 juillet et samedi 8 août à 10h

Yves Hemedinger
23/7/2026

Pour moi, une zone piétonne doit rester… piétonne. Point.
On descend de son vélo, on marche à côté de sa trottinette : les piétons d’abord.
Toute autre mesure est difficile à contrôler et, par conséquent, peu efficace.
C’est de l’argent et de l’énergie dépensés pour rien.
Une règle doit être claire, simple et facile à faire respecter. C’est à cette condition qu’elle sera comprise et appliquée par tous.
C’est ce que j’avais expliqué pendant la campagne des municipales !
Au final, pourquoi ne pas organiser un référendum municipal sur le sujet ?